Un Z qui veut dire
Ce matin nous avons pris l’atroce tgv de 5h23 pour Paris, quelques collègues et moi. Nous étions quatre et nous avions rendez-vous à la Bibliothèque nationale à 10 heures.
Nos interlocuteurs étaient sept, et sur ce nombre trois dont le nom de famille avait pour dernière lettre un z : une circonstance rarissime, stupéfiante. On ne saurait conclure à une simple coïncidence. Cela d’autant moins qu’on a su au cours de la journée que l’un de ces noms aurait dû se terminer en d. C’est au fait que le père, ou le grand-père ou l’aïeul, soit par inadvertance venu au monde en Savoie que le z est dû. Dans ce pays-là, qui que vous soyez, les officiers de l’état civil vous collent un z à la fin du nom lorsque vous y naissez.
On voit bien que la main du destin était à l’ouvrage.
Bibliothèque nationale de France (Paris), 11 janvier 2012.
Ce soir je trouve dans la boîte aux lettres l’album de Sílvia Pérez Cruz 11 de novembre, commandé le 1er janvier.
11 de novembre : 11/11. Commandé le 1er janvier : 1/1. Reçu le 11 janvier : 11/1.
Alors ?
L. & L.

Rome (Italie). Église Santi Domenico e Sisto, 29 décembre 2012.
Scarpia — Io tenni la promessa…
Tosca — Non ancora. Voglio un salvacondotto onde fuggir dallo Stato con lui.
Scarpia — Partir dunque volete?
Tosca — Sì, per sempre!
Scarpia — Si adempia il voler vostro.
E qual via scegliete?
Tosca — La più breve!—
Scarpia — J’ai tenu parole…
Tosca — Pas encore. Je veux un sauf-conduit m’autorisant à quitter l’État avec lui.
Scarpia — Vous voulez donc partir ?
Tosca — Oui, pour toujours !
Scarpia — Qu’il soit fait selon votre désir.
Par quelle route voulez-vous ?
Tosca — La plus courte !
Luigi Illica et Giuseppe Giacosa. Tosca (1900). 2e acte. Trad. L. & L.
Giacomo Puccini (1858-1924). Tosca (1900). Extrait (1964 ; Callas, Gobbi ; Londres, Covent Garden).
Livret de Luigi Illica et Giuseppe Giacosa, d’après la pièce de Victorien Sardou ; musique de Giacomo Puccini ; Maria Callas, soprano (Floria Tosca) ; Tito Gobbi, baryton (baron Scarpia) ; Robert Bowman, ténor (Spoletta) ; orchestre et chœurs du Royal Opera House, Covent Garden ; direction Carlo Felice Cillario. Captation : Londres, Royal Opera House, Covent Garden, 9 février 1964, mise en scène Franco Zeffirelli.
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Rome (Italie). Villa Borghese, 27 décembre 2012.
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Rome (Italie). Vue prise depuis le Capitole, 26 décembre 2012.
Déambulations romaines. 5
Rome (Italie). Musei Capitolini, 26 décembre 2012.
Rome (Italie). Basilique Santa Maria in Aracoeli, 26 décembre 2012.
Rome (Italie). Basilique Santa Prassede, 26 décembre 2012.
Rome (Italie). Musei Capitolini, 26 décembre 2012.
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Federico Fellini (1920-1993), réalisateur. Roma (1972). Extrait : la Rome souterraine, la découverte et la destruction des fresques.
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Rome (Italie). Crypte, église San Carlo alle Quattro Fontane, 28 décembre 2012.
Déambulations romaines. 4
Rome (Italie). Villa Medici (Villa Médicis), 28 décembre 2012.

Rome (Italie). Villa Medici (Villa Médicis), 28 décembre 2012.

Rome (Italie). Villa Medici (Villa Médicis), 28 décembre 2012.
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Michelangelo Antonioni (1912-2007), réalisateur. L’eclisse (1962). Extrait : scène finale ; avec Monica Vitti (Vittoria) et Alain Delon (Piero).
Déambulations romaines. 3
La mouette romaine que tu vois s’est installée à cet endroit (la terrasse du monument à Victor Emmanuel II, aussi appelé « la machine à écrire ») pour se vendre aux touristes. C’est à dire qu’elle me vend sa pose, ou du moins qu’elle prétend le faire. Elle n’a rien obtenu de moi tu penses, sinon une sèche réprimande.
Rome (Italie). Mouette poseuse, terrasses du monument à Victor Emmanuel II, 26 décembre 2012.
Il y en a pléthore comme elle sur les hauts du Capitole qui spontanément font des grâces aux photographes japonais ou autres, lèvent la jambe, ouvrent le bec, prennent des postures qu’elles ont apprises et dont elles savent qu’elles enchantent les touristes étrangers, qui rient et crient « my god! », et clic et clic et reclic — dans l’espoir de miettes de pain. C’est une chose incroyable à moins de la voir soi-même. La lie de l’espèce. Devraient être rayées de l’ordre, déchues, privées de ce nom de mouette.
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Rome (Italie). Vue (vers la via IV Novembre) depuis la Villa Aldobrandini, 26 décembre 2012.
Rome (Italie), Villa Aldobrandini, 26 décembre 2012.
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Dino Risi (1916-2008), réalisateur. Profumo di donna (1974). Extrait ; avec Vittorio Gassman (Capitano Fausto Consolo), Vernon Dobtcheff (DonCarlo).
Me ne frego io di non vedere Roma. Non mi è mai piaciuta Roma. Per me Roma è la capitale della Turchia.
Je m’en fous de ne pas pouvoir voir Rome. J’ai jamais aimé Rome. Pour moi Rome c’est la capitale de la Turquie.
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Déambulations romaines. 2
Rome (Italie). Vue (vers l’ouest) depuis San Gregorio in Celio, 25 décembre 2012.
Rome (Italie), anciens abattoirs du Testaccio (aujourd’hui Macro, Musée d’art contemporain de Rome), 25 décembre 2012.
Rome (Italie), quartier du Testaccio, 25 décembre 2012.
Rome (Italie), via del Campo Boario, 25 décembre 2012.
Rome (Italie), quartier du Testaccio, 25 décembre 2012.
Rome (Italie), quartier du Testaccio, 25 décembre 2012.
[Ninetto-Otello] — Et ces choses là-haut, qu’est-ce que c’est ?
[Totò-Iago] — Ces choses, c’est…, c’est les nuages !
[Ninetto-Otello] — Et c’est quoi, les nuages ?
[Totò-Iago] — Ben…
[Ninetto-Otello] — Qu’est-ce qu’ils sont beaux, qu’est-ce qu’ils sont beaux ! Qu’est-ce qu’ils sont beaux !
[Totò-Iago] — Ah, déchirante et merveilleuse beauté de la création !
Pier Paolo Pasolini (1922-1975), réalisateur. Che cosa sono le nuvole? (1968), partie du film à sketches Capriccio all’italiana (1968). Extrait : chanson Che cosa sono le nuvole? (paroles de Pier Paolo Pasolini, musique de Domenico Modugno), interprétée par Domenico Modugno (l’éboueur) ; avec Totò (Iago), Ninetto Davoli (Otello), Laura Betti (Desdemona), et d’autres.
Che io possa esser dannato
se non ti amo
e se così non fosse
non capirei più niente
tutto il mio folle amore
lo soffia il cielo
lo soffia il cielo
cosìAh! Malerba suavemente delicata
di un profumo che da gli spasimi!
ah! tu non fossi mai nata
tutto il mio folle amore
lo soffia il cielo
lo soffia il cielo
cosìIl derubato che sorride
ruba qualcosa al ladro
ma il derubato che piange
ruba qualcosa a se stesso
perciò io vi dico
finché sorriderò
tu non sarai perdutaMa queste son parole
e non ho mai sentito
che un cuore, un cuore affranto
si cura con l’udito
e tutto il mio folle amore
lo soffia il cielo
lo soffia il cielo
così
Pier Paolo Pasolini (1922-1975). Che cosa nono le nuvole?
Déambulations romaines. 1
Rome (Italie), via Baccina, 24 décembre 2012.
Escalier de l’église Santi Domenico e Sisto, Rome (Italie), 24 décembre 2012.
Rome (Italie), via della Gatta / vicolo Doria, 24 décembre 2012.
Rome (Italie), piazza di Sant Ignazio, 24 décembre 2012.
Rome (Italie), fontana di Trevi, 24 décembre 2012.
Federico Fellini (1920-1993), réalisateur. La dolce vita (1960). Extrait : Adriano Celentano, accompagné par le groupe I Campanino, interprète Ready Teddy (paroles et musique de Robert Blackwell et John Marascalco), avec Anita Ekberg (Sylvia).
Rome (Italie), fontana di Trevi, 24 décembre 2012.
Trop belle pour toi
— Donc reprenons. Tu es allé à Rome, c’est bien ça ?
— C’est ça oui.
— Et ?
— Et j’en suis revenu.
— C’est à dire ?
— C’est à dire que Rome est trop pour moi. Elle est impossible pour moi, invivable. Je me demande comment s’y sentent les Romains d’ailleurs, comment ils s’y prennent avec cette ville de Rome. À y penser, je n’ai jamais été en empathie avec elle je crois.
— Mais qu’est-ce que tu dis. Mais qu’est-ce que tu dis ?
— Rome c’est un amas de splendeurs, treize à la douzaine et même bien davantage, sur un territoire exigu, une densité incroyable ; des empilements, des entassements, à peine si on peut s’y retourner. Mais invivable.
— Mais qu’est-ce que tu dis. Mais qu’est-ce que tu dis, mais quelle extravagance !
— Tu n’as pas compris ? Je me suis exprimé clairement pourtant je trouve. Ces splendeurs dont je parle, en voilà un échantillon regarde :
Villa Borghese, Rome (Italie), 27 décembre 2012.
Église San Carlo alle Quattro Fontane, Rome (Italie), 28 décembre 2012.
Vue (vers l’ouest) depuis le perron de l’église Santi Domenico e Sisto, Rome (Italie), 24 décembre 2012.
Villa Celimontana, Rome (Italie), 27 décembre 2012.
C’est plus qu’on en peut supporter.
— Petite nature. Le monde entier admire Rome, on dit partout que c’est la ville la plus belle qui ait jamais été construite, et toi… quel snobisme !
— Possible. Mais je maintiens que Rome ne m’est pas sympathique. Je suis peut-être injuste, en ceci que je la juge au regard des autres villes italiennes — Florence, Palerme, Ferrare, Bologne, Trieste et d’autres, ces villes qui me plaisent –, alors que je devrais le faire en la rapportant aux autres capitales (les autres lieux de pouvoir) que je connais, Paris, Madrid, Berlin, Helsinki, Budapest, Lisbonne, etc. Au vrai, Rome m’évoque Bruxelles.
— Ridicule.
— J’y ai pensé sur je ne sais plus quelle esplanade de Rome, quel lieu dominant. Je n’aime pas Rome parce que c’est un lieu de pouvoir, non pas celui officiel, le pouvoir de l’État italien. Rome c’est la prédominance du Vatican. État qui n’a de souveraineté directe que sur un territoire minuscule, le plus petit du monde, mais ce n’est pas vrai : en Italie du moins, et à Rome tout particulièrement, il fait la pluie et le beau temps. Il suffit d’y séjourner un jour ou deux pour le sentir, son odeur puissante est répandue partout, imprégnant cette ville de Rome dans chacune de ses cellules. Cette odeur, je te l’assure, n’est pas de sainteté.
Le crois-tu ceci, que dans cette semaine où nous étions à Rome, le Vatican a apporté son soutien à Mario Monti qui vient d’entrer en campagne électorale après avoir démissionné de son poste de Premier ministre ? C’est à dire qu’il a pris parti pour un candidat à des élections nationales d’un état tiers ? Il est vrai qu’au cours de la même semaine on a vu sur France 24 Viviane Reding, vice-présidente de la Commission européenne, et interrogée en cette qualité, faire de même, exactement. Alors tu vois, Rome et Bruxelles, ce n’est pas couper les cheveux en quatre que de les rapprocher.
Les propos de Viviane Reding, les Italiens ne les entendront pas, à moins qu’ils soient repris dans la presse nationale. La prise de position du Vatican, si. Beaucoup y seront sensibles. Car la bigoterie italienne est une chose effrayante, et je te prie de croire qu’à Rome, qui doit compter une église pour chaque centaine d’habitants au minimum, elle a de quoi s’exercer, et s’exhiber. On vient s’agenouiller devant les petits jésus des crèches pour leur baiser les pieds, ou faire une prière à son saint favori, celui qui guérit de l’acné ou celui des pieds plats ; on écrit dans les livres d’or Seigneur protège-moi et protège ma famille dans cette nouvelle année, et on croit qu’Il le fera à condition qu’on se comporte comme il faut, comme Il veut qu’on se comporte, c’est à dire comme indiqué par les prêtres.
Et ils disent de ces choses, certains prêtres italiens… Un en particulier, un certain don Piero Corsi, curé de Lerici, très joli petit port ligure, après La Spezia quand on vient de Gênes. La semaine dernière toujours. Il a placardé sur la porte de son église une sorte de manifeste intitulé Le donne e il femminicidio. Facciano sana autocritica. Quante volte provocano? (Les femmes et le féminicide. Qu’elles fassent une saine autocritique. Combien de fois provoquent-elles ?). C’est à dire : il n’y a pas à s’étonner que les femmes se fassent assassiner, par leurs maris ou par qui que ce soit, elles le cherchent bien.
Le prélat, cheveux courts et gris, style aumônier militaire, ne s’est pas laissé démonter par les premières critiques suscitées par son brûlot. A un journaliste de la Rai, la télévision publique, qui lui demandait d’étayer sa pensée, il a répondu, ajoutant l’homophobie à la misogynie : « Mais si vous n’éprouvez rien face à une femme nue qui passe devant vous, cela signifie que vous êtes un pédé. » On voit par là, également, que Don Corsi a le sens de la nuance.
Philippe Ridet. Don Piero Corsi, curé italien misogyne et homophobe, persiste et signe, Le Monde (en ligne), 28 décembre 2012.
Mais je divague. Don Piero Corsi n’est pas romain. Et Rome est très belle c’est vrai.

Basilique Santa Sabina, Rome (Italie), 25 décembre 2012.
— Trop belle pour toi, oui.
L. & L.
Musées du Capitole (Rome)
Cette mouette tenace
Vous penserez que c’est moi qui vous ai choisi. Moi. Vous. Vous qui êtes à chaque instant le tout de vous-même auprès de moi, cela, quoi que vous fassiez, si loin ou si près que vous soyez de mon espérance.
Vous penserez à vous, mais comme à ce mur, à cette mer qui ne s’est jamais produite encore, à ce vent et à cette mouette qui sont séparés pour la première fois, à ce chien perdu.
Vous penserez que le miracle n’est pas dans l’apparente similitude entre chaque particule de ces milliards du déferlement continu, mais dans la différence irréductible qui les sépare, qui sépare les hommes des chiens, les chiens du cinéma, le sable de la mer, Dieu de ce chien ou de cette mouette tenace face au vent, du cristal liquide de vos yeux de celui blessant des sables, de la touffeur irrespirable du hall de cet hôtel passé de l’éblouissante clarté égale de la plage, de chaque mot de chaque phrase, de chaque ligne de chaque livre, de chaque jour et de chaque siècle et de chaque éternité passée ou à venir et de vous et de moi.
Durant votre passage, il vous faudra donc croire à votre inaltérable royauté.
Vous avancerez. Vous marcherez comme vous le faites quand vous êtes seul et que vous croyez que quelqu’un vous regarde, Dieu ou moi, ou ce chien le long de la mer, ou cette mouette tragique face au vent, si seule devant l’objet atlantique.
Marguerite Duras (1914-1996). L’homme atlantique (1982). Éd. de Minuit, impr. 2008, p. 10-12.
Amália Rodrigues (1920-1999). Gaivota [Mouette] / Alexandre O’Neill, paroles ; Alain Oulman, musique ; Amália Rodrigues, chant ; instrumentistes non identifiés. Années 1970.
Se uma gaivota viesse
Trazer-me o céu de Lisboa
No desenho que fizesse,
Nesse céu onde o olhar
É uma asa que não voa,
Esmorece e cai no marSi une mouette venait
M’apporter le ciel de Lisbonne
Par ce dessin qu’elle trace
Dans ce ciel où le regard
Est une aile qui cesse de voler,
Défaille et s’abîme en merQue perfeito coração
No meu peito bateria,
Meu amor na tua mão,
Nessa mão onde cabia
Perfeito o meu coração.Alors quel cœur parfait
Battrait dans ma poitrine,
Mon amour dans ta main,
Cette main où se logerait
Si parfaitement mon cœur.Se um português marinheiro,
Dos sete mares andarilho,
Fosse quem sabe o primeiro
A contar-me o que inventasse,
Se um olhar de novo brilho
No meu olhar se enlaçasseSi un marin portugais,
Ayant vu toutes les mers du monde,
Était, qui sait, le premier
À me conter ses découvertes,
Si un regard d’un nouvel éclat
S’enlaçait à mon regardQue perfeito coração
No meu peito bateria,
Meu amor na tua mão,
Nessa mão onde cabia
Perfeito o meu coração.Alors quel cœur parfait
Battrait dans ma poitrine,
Mon amour dans ta main,
Cette main où se logerait
Si parfaitement mon cœur.Se ao dizer adeus à vida
As aves todas do céu,
Me dessem na despedida
O teu olhar derradeiro,
Esse olhar que era só teu,
Amor que foste o primeiroSi, tout près de quitter la vie
Tous les oiseaux du ciel
Me faisaient dans cet adieu
Le présent ultime de ton regard
Ce regard incomparable
De toi, amour qui fus le premierQue perfeito coração
Morreria no meu peito,
Meu amor na tua mão,
Nessa mão onde perfeito
Bateu o meu coraçãoAlors quel cœur parfait
Mourrait dans ma poitrine,
Mon amour dans ta main,
Cette main où battait
Si parfaitement mon cœur. Alexandre O’Neill (1924-1986). Gaivota.Alexandre O’Neill (1924-1986). Gaivota. Trad.L. & L.







