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Elena Ledda — Pesa ; Palchí no torri?

27 octobre 2012

Parmi les grandes voix féminines de l’Europe méridionale, il y a celle d’Elena Ledda qui fait depuis plusieurs années honneur à sa terre natale, la Sardaigne, comme autrefois la grande Maria Carta (1934-1994), disparue prématurément.

Je ne me lasse pas de cette vidéo (d’origine inconnue), enregistrée à Cagliari en 2007, interrompue un peu brusquement sur la fin malheureusement. Elle enchaîne deux extraits de deux morceaux différents (le début de Pesa, puis Palchí no torri?) figurant l’un et l’autre sur l’album Amargura publié en 2005.

Elena Ledda. Pesa ; Palchí no torri? / Michele Ledda, paroles ; Lino Cannavacciuolo, musique ; Elena Ledda, chant. Captation : Festival Jazz in Sardegna, Cagliari (Sardaigne), novembre 2007.

Sur ces deux thèmes, voici ce qu’on lit sur le site officiel de la chanteuse :

Pesa….
In Sardo “pesa una ‘oghe…” significa “intona un canto per me”. Il disco si apre con questa richiesta e subito si accorda sui temi della più profonda domanda d’amore, di intimità e sensualità da una una parte e dall’altra, gli uomini in perenne movimento nella instancabile ricerca di stabilità e quiete.

Palchì no torri
“Palchì no torri tempu andatu, palchì no torri tempu paldutu”, sono i primi versi di una poesia gallurese del settecento. E’ un regalo simbolico al grande Fabrizio de Andrè, il legame è l’amore comune per nostra terra. Il tema è quella della partita irrisolta con la vita.
Source : Elena Ledda — Site officiel / Amargura

Pesa…
En sarde « pesa una ‘oghe… » signifie « chante-moi une chanson ». Le disque s’ouvre sur cette requête, et s’accorde immédiatement sur les thèmes de la plus pressante des demandes d’amour, d’intimité et de sensualité de part et d’autre, les hommes mus par une insatiable recherche de stabilité et de paix.

Palchì no torri
« Palchì no torri tempu andatu, palchì no torri tempu paldutu » (Pourquoi ne reviens-tu pas, temps passé ? Pourquoi ne reviens-tu pas, temps perdu ?), sont les premiers vers d’un poème gallurais du dix-huitième siècle. C’est un cadeau symbolique au grand Fabrizio de André, avec qui je partage l’amour de notre terre sarde. Le thème de cette chanson est le mystère de la mort.

Sur la vidéo, comme on voit, apparaissent en sous-titres des bribes de traduction italienne des textes originaux, dont je ne dispose pas malheureusement. Voici ces sous-titres (je ne peux pas en évaluer la fiabilité), transcrits tels quels, avec un essai de traduction :

(Pesa)
Quanto devi piangere ancora ?
Lacrime d’oro non ti fanno re.

Combien de temps vas-tu pleurer encore ?
Même des larmes d’or ne te feront pas roi.

Vieni in questo amore almeno per questa notte
Guarda in questi occhi il tuo destino
Figli di Spagna dal profondo
succhiano l’aria del Magreb
mendicanti più eleganti
di una fata alla tua porta.

Viens dans cet amour, au moins pour cette nuit
Dans ces yeux, reconnais ton destin.
Des fils d’Espagne dans les tréfonds
Aspirent l’air du Maghreb,
Mendiants plus élégants
Qu’une fée à ta porte.

………

(Palchì no torri?)
Le voci e i suoni della strada
entrano nella mia finestra
Per danzare con la speranza
con quello che resta del desiderio
che muove la mia barca.
Perché non torni, tempo passato…

Les voix et les sons de la rue
Entrent par ma fenêtre
Pour danser avec l’espoir,
Avec ce qui subsiste du désir
Qui fait avancer ma barque.
Pourquoi ne reviens-tu pas, temps passé ?

Se mi dai pace, ti do pace
in mezzo al mare pianta un albero per me
Albero della croce mi da’ pace
Che uno sguardo sia un’onda di suono per me

Si tu m’apportes la paix, je t’apporte la paix
Au milieu de la mer, plante un arbre pour moi
Arbre de la croix donne-moi la paix,
Qu’un regard me soit une vague de musique.

L. & L.

——

Elena Ledda
Amargura (2005)

Elena Ledda -- Amargura (2005)Amargura / Elena Ledda, chant ; Lino Cannavacciuolo, violon, alto, kemangè, claviers, chant ; Tullio De Piscopo, batterie, percussions ; Paolo Fresu, trompette et saxhorn ; etc. — [Napoli] : Marocco Music, 2005.

Marocco Music MARM 003. — EAN 8016670984641

Écouter Amargura sur Deezer

Elena Ledda — Site officiel
Elena Ledda sur Myspace

3 commentaires leave one →
  1. 28 octobre 2012 15:36

    une magnifique découverte ! comme tous les bijoux que tu partages, chers L…

    • lili-et-lulu permalink
      28 octobre 2012 17:11

      Tu ne trouves pas qu’elle ressemble à Mireille P. ? Ça me trouble un peu…

Trackbacks

  1. İsmail Altunsaray | Senin yüzünden | Je pleure sans raison que je pourrais vous dire

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