Alfama • Mler Ife Dada (1987), Viviane (2026)
C’est surréaliste de parler de fado, alors que le pays semble basculer dans l’abîme de la folie, vraiment.
Du moins s’agit-il d’un fado dadaïste. Il existe des fados dadaïstes. Au moins un.
Alfama est bien sûr le titre d’un fado composé par Alain Oulman sur un texte d’Ary dos Santos, créé par Amália dans son album Cantigas numa língua antiga (1977). Mais il ne s’agit pas de celui-là. Cet autre Alfama est le fait de Mler Ife Dada, un groupe fondé en 1984 à Cascais près de Lisbonne, dissous en 1990, réapparu sporadiquement depuis en deux ou trois occasions.
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Mler Ife Dada • Alfama. Nuno Rebelo, paroles & musique.
Mler Ife Dada, ensemble instrumental & vocal (Anabela Duarte, chant ; Nuno Rebelo, claviers, vibraphone, flûte, guitare acoustique, basse, percussion, chœurs ; José Pedro Lorena, clarinette basse, saxophone ; José Garcia, guitare, chœurs ; António Garcia, batterie, percussion) ; Rui Reininho, chef de chœur ; Nuno Rebelo, production.
Enregistrement : Lisbonne, studio Angel I.
Extrait de l’album Coisas que fascinam / Mler Ife Dada. Portugal, Polygram Discos, ℗ 1987. Voir dans Discogs.
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Alfama de cacos pintados de tintas e trocas e ventos no rio de pontos picantes e pontas de faca com laca e alpaca de Alfama com alma de alfafa e gente de fama que cai na galhofa do pátio da esquina da feira da Ladra de cacos picantes e contas correntes de tretas e pintas de gente com laca nas pontas da fama e ventos de faca que cortam Alfama em portas pintadas com a fama do fado.
Nuno Rebelo (né en 1960). Alfama (1987).
Alfama verres éclatés couleurs trafics et vents sur le fleuve piqué de piment pointes de couteau de laque et d’alpaga d’Alfama son âme de luzerne et ses gens célèbres à faire la noce dans la cour du coin du marché aux puces ses éclats de piment et ses comptes courants ses ragots ses salades ses gens gominés à la pointe de la gloire et des vents tranchants qui découpent Alfama en portes peintes de la gloire du fado.
Nuno Rebelo (né en 1960). Alfama, traduit de : Alfama (1987), par L. & L.
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Je me suis aventuré à reculons dans une traduction de ce texte, parce qu’il devrait être adapté plutôt que traduit – vu qu’il repose en grande partie sur des rapports d’assonance qu’il aurait fallu réinventer en français. Ce que, par paresse, je n’ai pas fait.
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J’ai découvert cette objet singulier grâce à sa reprise récente par Viviane, une chanteuse née à Nice où elle a passé son enfance, installée au Portugal depuis l’âge de treize ans. La couleur de son portugais atteste d’ailleurs de sa jeunesse française. Elle est aussi compositrice et, à l’occasion, parolière.
On entend au fil de ses albums un mélange assez insolite de pop portugaise, de chanson française, de fado, parfois de tango ou autre, le tout chanté d’une voix sûre et bien timbrée. Son dernier album, Ela por elas (2026), réunit des reprises de groupes portugais dont le chant était assuré par des voix de femmes, exclusivement. Parmi lesquelles l’Alfama de Mler Ife Dada (dont la vocaliste était alors Anabela Duarte).
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Viviane (née en 1968) • Alfama. Nuno Rebelo, paroles & musique.
Viviane, chant ; João Vitorino, guitare.
Première publication: Portugal, Zipmix, ℗ 2026.
Vidéo : Aurélio Vasques, réalisation. Portugal, 2026.
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Je préfère l’original, je dois dire.
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La chanson du dimanche [134]. Ornella Vanoni • Après l’amour
Au cours de sa longue carrière, l’extraordinaire Ornella Vanoni a aussi honoré la chanson française. En témoigne cette impeccable reprise de Charles Aznavour :
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Ornella Vanoni (1934-2025) • Après l’amour. Charles Aznavour, paroles & musique ; Pino Calvi, arrangement.
Ornella Vanoni, chant ; accompagnement d’orchestre ; Pino Calvi, direction.
Extrait de l’album Io sì (Ai miei amici cantautori ; N. 2) / Ornella Vanoni. Italie, Ariston, ℗ 1970.
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Après l’amour
Quand nos corps se détendent
Après l’amour
Quand nos souffles sont courtsNous restons étendus
Toi et moi, presque nus
Heureux, sans rien dire
Éclairés d’un même sourireAprès l’amour
Nous ne formons qu’un être
Après l’amour
Quand nos membres sont lourdsAu sein des draps froissés
Nous restons enlacés
Après l’amour
Au creux du jour pour rêverNous restons étendus
Toi et moi, presque nus
Heureux, sans rien dire
Éclairés d’un même sourireAprès l’amour
Nous ne formons qu’un être
Après l’amour
Quand nos membres sont lourdsAu sein des draps froissés
Nous restons enlacés
Après l’amour
Au creux du jour pour rêverCharles Aznavour (1924-2018). Après l’amour (1955)
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On déplore un tout petit rien – comme dirait le ministre.
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Ray Ventura et ses Collégiens • Tout va très bien, madame la marquise. Paul Misraki, paroles & musique.
Ray Ventura et ses Collégiens, ensemble instrumental & vocal.
Enregistrement : 22 mai 1935 (d’après Encyclopédisque).
Première publication : disque 78 t Tout va très bien (Madame la marquise) ; Je crois bien que c’est l’amour / Ray Ventura et ses Collégiens. France, Pathé, 1935.
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Allô, allô ! James,
Quelles nouvelles ?
Absente depuis quinze jours,
Au bout du fil
Je vous appelle.
Que trouverai-je à mon retour ?Tout va très bien, madame la marquise,
Tout va très bien, tout va très bien.
Pourtant il faut, il faut que l’on vous dise,
On déplore un tout petit rien :
Un incident, une bêtise,
La mort de votre jument grise…
Mais à part ça, madame la marquise
Tout va très bien, tout va très bien.Allô, allô ! Martin,
Quelles nouvelles ?
Ma jument grise, morte aujourd’hui ?
Expliquez-moi,
Cocher fidèle.
Comment cela s’est-il produit ?Cela n’est rien, madame la marquise,
Cela n’est rien, tout va très bien.
Pourtant il faut, il faut que l’on vous dise,
On déplore un tout petit rien :
Elle a péri
Dans l’incendie
Qui détruisit vos écuries.
Mais à part ça, madame la marquise
Tout va très bien, tout va très bien.Allô, allô ! Pascal,
Quelles nouvelles ?
Mes écuries ont donc brûlé ?
Expliquez-moi,
Mon chef modèle.
Comment cela s’est-il passé ?Cela n’est rien, madame la marquise,
Cela n’est rien, tout va très bien.
Pourtant il faut, il faut que l’on vous dise,
On déplore un tout petit rien :
Si l’écurie brûla, Madame,
C’est que le château était en flammes.
Mais à part ça, madame la marquise
Tout va très bien, tout va très bien.Allô, allô ! Lucas,
Quelles nouvelles ?
Notre château est donc détruit !
Expliquez-moi,
Car je chancelle.
Comment cela s’est-il produit ?Eh bien voilà, madame la marquise,
Apprenant qu’il était ruiné,
À peine fut-il revenu de sa surprise
Que m’sieur le marquis s’est suicidé,
Et c’est en ramassant la pelle
Qu’il renversa toutes les chandelles,
Mettant le feu à tout l’château
Qui s’consuma de bas en haut.
Le vent soufflant sur l’incendie
Le propagea sur l’écurie
Et c’est ainsi qu’en un moment
On vit périr votre jument.
Mais à part ça, madame la marquise,
Tout va très bien, tout va très bien.Paul Misraki (1908-1998). Tout va très bien, madame la marquise (1935).
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Édith Piaf (1915-1963) • La fille et le chien. Jacques-Charles & Charles-Louis Pothier, paroles ; Charles Borel-Clerc, musique.
Édith Piaf, chant ; Walter J. [Walter Joseph], piano.
Enregistrement : 15 janvier 1936 (d’après Encyclopédisque).
Première publication : disque 78 t La fille et le chien ; Reste / La môme Piaf. France, Polydor, 1936.
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Minuit s’décroche dans le vent qui sanglote,
Tout semble noir dans l’grand Paris qui dort.
Il fait friot et il tombe de la flotte
à pas flanquer même un cabot dehors.
Tiens mais là-bas mais en v’là un d’caniche
Salut frangin ! Viens qu’on voie ton museau !
C’est y des fois comme moi
Qu’t’aurais pas d’niche pour t’abriter
Les soirs qu’y tombe de l’eau ?Pauv’ cabot t’as l’air miséreux,
Cependant t’as une gueule honnête
Et la douceur se lit dans tes bons yeux
Malgré que tu ne sois qu’une bête…
Doucement tu lèches ma main,
Vas-y donc, va, y’a pas d’offense,
J’suis qu’une pauvre fille
Et toi t’es qu’un pauv’ chien…
Enchantée d’faire ta connaissance !Tu ne sors pas, oh non ! d’chez une richarde,
Tu fouettes un peu et t’as pas un panto.
T’es purotin comme moi je suis clocharde,
On est tous deux logés au même garno.
Vrai t’es pas gras, t’as pas bouffé sans doute,
Va j’connais ça, moi j’dîne pas tous les jours !
Tu r’çois des coups plus souvent qu’t’as la croûte,
Moi pour bouffer, quand y faut j’vends d’l’amour.Pauv’ cabot on dirait vraiment
Qu’tu comprends toute ma vie d’misère.
Quand ton regard me fixe tristement
J’vois comme une larme à ta paupière.
Mais ton sort est pareil au mien
Et ta vie vaut pas mieux qu’la mienne.
Tu peux maudire autant que moi l’destin
Et lui garder un chien d’ta chienne !On est tous deux cette nuit dans la rue,
Pas un passant qui se montre en chemin.
Personne encore cette nuit dans la rue
Ne ramass’ra ni la fille ni le chien !
Tout grelottants dans la bise qui souffle,
Sous quelque pont, viens on va s’abriter
Et puisqu’on est des copains d’la mistoufle
J’ s’rais ta frangine, on va plus se quitter !Pauv’ cabot on est pas vernis,
Délaissés sous la pluie battante…
Pourtant des hommes t’es le meilleur ami
Et moi dans l’fond j’suis pas méchante.
Et pourtant vois-tu vieux poteau,
Quand sonnera l’heure dernière,
Moi je crèverai p’t’êt’ dans le ruisseau,
Toi tu s’ras bon pour la fourrière…Jacques-Charles (1882-1971) & Charles-Louis Pothier (1881-1962). La fille et le chien (1936).
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Luis Cernuda • Déjame esta voz (1931)
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Dicono che chi non piange si allarga dentro (On dit que ceux qui ne pleurent pas s’inondent au-dedans). Vicenza (Vénétie, Italie), 29 juin 2023.
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Déjame esta voz que tengo,
Lo mismo que a la pampa le dejan
Sus matorrales de deseo,
Sus ríos secos colgando de las piedras.
Laisse-moi cette voix que j’ai
De même qu’on laisse à la pampa
Ses halliers de désir,
Ses rivières à sec suspendues à ses pierres.
Déjame vivir como acero mohoso,
Sin puño, tirado en las nubes;
No quiero saber de la gloria envidiosa
Con rabo y cuernos de ceniza.
Laisse-moi vivre comme un poignard rouillé,
Sans manche, jeté vers les nuages ;
Je ne veux rien savoir de cette gloire envieuse,
Avec sa queue et ses cornes de cendre.
Un anillo tuve de luna
Tendida en la noche a comienzos de otoño;
Lo dí a un mendigo tan joven
Que sus ojos parecían dos lagos.
J’avais une bague faite de lune
Éclairant une nuit du début de l’automne ;
Je l’ai donnée à un mendiant si jeune
Que ses yeux ressemblaient à deux lacs.
Me ahogué en fin, amigos;
Ahora duermo donde nunca despierte.
No saber más de mí mismo es algo triste;
Dame la guitarra para guardar las lágrimas.
J’ai fini par me noyer, mes amis ;
Je dors à présent là où on ne se réveille pas.
Ne plus rien savoir de moi est une chose triste ;
Donne-moi la guitare pour recueillir les larmes.
… … Luis Cernuda (1902-1963). Déjame esta voz, extrait de : Los placeres prohibidos (1931).
Luis Cernuda (1902-1963). Laisse-moi cette voix, traduit de : Déjame esta voz, extrait de : Los placeres prohibidos (1931), par L. & L.
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Amália Rodrigues (1920-1999) • Com que voz. Poème attribué à Luís de Camões ; Alain Oulman, musique.
Amália Rodrigues, chant ; Raul Nery & José Fontes Rocha, guitare portugaise ; Castro Mota, guitare ;Joel Pina, basse acoustique.
Enregistrement : Paço de Arcos (Portugal), studios Valentim de Carvalho, 1966.
Première publication dans l’album : Com que voz [nouvelle éd. 2010] / Amália. Portugal, Edições Valentim de Carvalho, ℗ 2010.
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Com que voz chorarei meu triste fado,
que em tão dura paixão* me sepultou,
que mor não seja a dor que me deixou
o tempo, de meu bem desenganado?De quelle voix pleurerai-je mon triste sort,
Qui en si dure passion* m’a enseveli ?
Car plus grande ne saurait être la douleur
Que m’a laissée le temps, désabusé de mon amour.Mas chorar não se estima neste estado,
aonde suspirar nunca aproveitou;
triste quero viver, pois se mudou
em tristeza a alegria do passado.Mais les pleurs sont sans effet sur cet état,
Que jamais les soupirs n’ont su guérir;
Triste je veux vivre, car la joie d’autrefois
S’est changée en tristesse.De tanto mal, a causa é amor puro,
devido a quem de mi tenho ausente
por quem a vida, e bens dela, aventuro.D’un mal si grand la cause est pur amour
Envers qui me prive de sa présence,
Pour qui je compromets ma vie, et ses plaisirs.Luís Vaz de Camões (1524?-1580) ? Com que voz chorarei meu triste fado (15??). Extrait.
* « prisão » dans le poème original.
–Luís Vaz de Camões (1524?-1580) ? De quelle voix pleurerai-je mon triste sort, traduit de Com que voz chorarei meu triste fado (15??). Extrait, par L. & L.
* « prison » dans le poème original.
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«Je me souviens d’une fois où on marchait tous les deux dans la nuit. Un policier montait la garde devant un monument ou une ambassade, je ne sais plus. Elle s’est arrêtée et elle lui a chanté, de façon très rapprochée à l’oreille, “non je ne regrette rien”. L’homme était sidéré d’un bout à l’autre.
Propos d’Alfredo Arias sur Catherine Ringer dans : Clémentine Mercier, Catherine Ringer par Alfredo Arias : «Elle avait un pouvoir unique sur les mots», dans Libération [en ligne], 15 septembre 2026.
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Il patinait merveilleusement est l’un des 25 poèmes de Verlaine dédiés à son ami de cœur Lucien Létinois (1860-1883), emporté brutalement par la fièvre typhoïde ; trois d’entre eux ont été mis en musique par Léo Ferré.
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Les Rita Mitsouko • Il patinait merveilleusement. Poème de Paul Verlaine ; Léo Ferré, musique.
Catherine Ringer, chant ; Orchestre des concerts Lamoureux ; Bruno Fontaine, direction.
Enregistré en direct à Paris, théâtre des Champs-Élysées.
Extrait de l’album Les Rita Mitsouko en concert avec l’Orchestre Lamoureux. France, Virgin, ℗ 2004. Voir dans Discogs.
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Il patinait merveilleusement,
S’élançant, qu’impétueusement !
R’arrivant si joliment vraiment.Fin comme une grande jeune fille.
Brillant, vif et fort, telle une aiguille,
La souplesse, l’élan d’une anguille.Des jeux d’optique prestigieux,
Un tourment délicieux des yeux,
Un éclair qui serait gracieux.Parfois il restait comme invisible.
Vitesse en route vers une cible
Si lointaine, elle-même invisible…Invisible de même aujourd’hui.
Que sera-t-il advenu de lui ?
Que sera-t-il advenu de lui ?Paul Verlaine (1844-1896). Il patinait merveilleusement (Amour. Lucien Létinois. X ; 1888, 1ère publication).
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1964 oui. Suffisait d’allumer la radio pour l’entendre… N’est-ce pas ?
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Bobby Solo (né en 1945) • Una lacrima sul viso. Mogol, paroles ; Lunero, musique.
Bobby Solo, chant ; con l’Orchestra diretta da Gianni Marchetti e il Coro di Franco Potenza.
Première publication dans le disque 45 t Una lacrima sul viso ; Non ne posso più / Bobby Solo. Italie, Ricordi, ℗ 1964.
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Da una lacrima sul viso
Ho capito molte cose
Dopo tanti e tanti mesi, ora so
Cosa sono per te
Par cette larme sur ton visage
J’ai compris bien des choses…
Au bout de tant de mois, je sais
Enfin ce que je suis pour toi.
Uno sguardo ed un sorriso
M’han svelato il tuo segreto
Che sei stata innamorata di me
Ed ancora lo sei
Un regard et un sourire
M’ont révélé ton secret :
Tu m’aimais
Et tu m’aimes toujours !
Non ho mai capito
Non sapevo che
Che tu, che tu
Tu mi amavi, ma come me
Non trovavi mai
Il coraggio di dirlo, ma poi
Je n’avais jamais compris,
Je ne savais pas que
Que toi, que toi,
Tu m’aimais mais que comme moi
Tu n’as jamais trouvé
Le courage de le dire, mais
Quella lacrima sul viso
È un miracolo d’amore
Che si avvera in questo istante per me
Che non amo che te
Cette larme sur ton visage
Est un miracle d’amour
Qui m’éblouit soudain,
Moi qui n’aime que toi.
Non ho mai capito
Non sapevo che
Che tu, che tu
Tu mi amavi, ma come me
Non trovavi mai
Il coraggio di dirlo, ma poi
Je n’avais jamais compris,
Je ne savais pas que
Que toi, que toi,
Tu m’aimais mais que comme moi
Tu n’as jamais trouvé
Le courage de le dire, mais
Quella lacrima sul viso
È un miracolo d’amore
Che si avvera in questo istante per me
Che non amo che te
Che te, che te, che te
Te, te, che te, che te
Te, che te, che te, che te
Cette larme sur ton visage
Est un miracle d’amour
Qui m’éblouit soudain,
Moi qui n’aime que toi.
Que toi, que toi, que toi
Toi, toi, que toi, que toi,
Toi, que toi, que toi, que toi !
… … Mogol (né en 1936). Una lacrima sul viso (1964).
Mogol (né en 1936). Une larme sur ton visage, traduit de : Una lacrima sul viso (1964), par L. & L.
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Comment ne pas perdre la tête,
Serrée par des bras audacieux ?
Car l’on croit toujours
Aux doux mots d’amour
Quand ils sont dits avec les yeux.
Moi qui l’aimais tant,
Mon bel amour, mon amant de Saint-Jean,
Il ne m’aime plus,
C’est du passé,
N’en parlons plus.Léon Agel (1910-1999). Mon amant de Saint-Jean (1942). Extrait.
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Mon amant de Saint-Jean, enregistrée par Lucienne Delyle en 1942 et publiée la même année, est sans aucun doute l’une des plus célèbres chansons françaises. Et moi je ne l’ai entendue pour la première fois qu’en 1980, en voyant au cinéma Le dernier métro, le film de Truffaut, dont c’est la chanson du générique.
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Lucienne Delyle (1913-1962) • Mon amant de Saint-Jean. Léon Agel, paroles ; Émile Carrara, musique.
Lucienne Delyle, chant ; accompagnement d’orchestre ; Jacques Météhen, direction.
Enregistrement : Paris, 7 juillet 1942.
Première publication : disque 78 t J’ai tout gardé pour toi ; Mon amant de Saint-Jean / Lucienne Delyle. France, Columbia, ℗ 1942.
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Adieu aussi à cet été qui n’en était pas un. Qui était une saison encore inconnue, nouvelle et dure comme l’avenir.
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Cora Vaucaire (1918-2011) • Souper d’adieu. Michel Vaucaire, paroles ; Rolf Marbot, musique.
Cora Vaucaire, chant ; accompagnement d’orchestre ; Jean Lemaire, direction.
Première publication : disque 45 t Cora Vaucaire chante les amours perdues. France, Pathé-Marconi, 1959.
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