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Celeste est morte

1 août 2018

Morte ? Celeste ? Morte ? Oui. Morte. Aujourd’hui. Je l’apprends à l’instant. La nouvelle vient de frapper.

Celeste Rodrigues (1923-2018). Fado Celeste / Tiago Torres da Silva, paroles ; Pedro Pinhal, musique ; Celeste Rodrigues, chant ; Pedro Amendoeira, guitare portugaise ; Pedro Pinhal, guitare classique ; Frederico Cato (dans la vidéo), Paulo Paz (dans l’enregistrement audio), basse acoustique. Enregistrement audio ℗2007.
Vidéo : Bruno de Almeida, réalisation ; Paulo Abreu, directeur de la photographie ; Diogo Varela Silva, producteur exécutif. Production : BA Filmes, 2013. Vidéo réalisée à l’occasion du 90e anniversaire de Celeste Rodrigues.

Quando a manhã me desperta
A janela entreaberta
Deixa-me ver a cidade;
E para não sofrer à toa
Não dou um nome a Lisboa
E só lhe chamo saudade
Lorsque le matin m’éveille,
La fenêtre entr’ouverte
Me laisse voir la ville ;
Et pour prévenir toute blessure
Je ne dis pas le nom de Lisbonne
Je l’appelle : saudade
Há tanta gente a passar
Que ás vezes chego a escutar
O pregão duma varina
Sei que a vida continua
Mas vejo passar na rua
Os meus tempos de menina
Je vois passer tant de monde
Qu’il m’arrive parfois d’entendre
Le cri d’une varina*
Je sais que la vie continue
Mais ce sont les années de mon enfance
Que je vois passer dans la rue
Olho outra vez a cidade
Mas quando o vento me invade
E a solidão me agarra
Fecho de vez a janela
Peço á saudade cautela
E abraço uma guitarra
Je regarde encore la ville
Mais quand le vent me saisit
Et que m’empoigne la solitude
Je ferme vivement la fenêtre
Je demande à la saudade de me ménager
Et j’étreins une guitare
Tiago Torres da Silva. Fado Celeste (2007).
Tiago Torres da Silva. Fado Celeste (2007). Traduction L. & L.

* Varina : ancienne vendeuse de rue à Lisbonne. Les varinas vendaient du poisson qu’elles portaient dans une vaste panière posée sur la tête.

L. & L.

Dans la lune

27 juillet 2018

Verde, que te quiero verde,
verde viento, verdes ramas.

 

Buzan (Ariège, Occitanie), 22 juillet 2018

 

La lune.

Verte.

Déserte, aquatique. Chaude.

Buzan (Ariège, Occitanie), 22 juillet 2018

 

Cette lumière : c’est le trop-plein d’éclat qui jaillit de la Terre.

Buzan (Ariège, Occitanie), 22 juillet 2018

 

Plus aucune présence humaine depuis longtemps, la nôtre exceptée.

Nous sommes seuls au monde.

Buzan (Ariège, Occitanie), 22 juillet 2018

 

Les paysages lunaires ne nous sont pas familiers. Ils sont faits de vagues et d’écumes, de colonnes, de voûtes, d’amas.

Buzan (Ariège, Occitanie), 22 juillet 2018

 

Il existe des clairières sur la lune.

Ces taches pâles qu’on voit depuis la Terre.

Buzan (Ariège, Occitanie), 22 juillet 2018

 

Dans l’une d’elles : une usine abandonnée.

C’est là qu’était fabriqué le carburant nécessaire au voyage de retour vers la Terre. À peu de distance de l’usine, le sol, jadis frappé par la traîne de feu du véhicule interastral, en garde la brûlure.

Buzan (Ariège, Occitanie), 22 juillet 2018

 

Ici étaient logés les ouvriers.

L’intérieur de la bicoque est intact.

La formule « Rui ♥ Leo », gravée à mi-hauteur de la paroi opposée à l’entrée, n’a subi aucune usure. Tant d’amour sur la lune, dans la bicoque des ouvriers, comme sur un balcon au clair de lune !

Buzan (Ariège, Occitanie), 22 juillet 2018

 

Huye luna, luna, luna.
Si vinieran los gitanos,
harían con tu corazón
collares y anillos blancos.

Va-t’en lune, lune lune.
Car s’ils venaient, les gitans,
ils feraient avec ton cœur
des bagues et des colliers blancs.

Ainsi, dans sa fuite, la lune nous emporte.


Paco Ibañez | Romance a la luna, luna. Poème de Federico García Lorca ; Paco Ibañez, musique.
Paco Ibañez, chant et guitare ; Antonio Membrado, guitare. Enregistrement : Paris, 1964.
Extrait de l’album Poèmes de Federico Garcia Lorca et Luis De Góngora / Paco Ibañez. France, 1964. Nombreuses rééditions, parfois sous d’autres titres.

La luna vino a la fragua
con su polisón de nardos.
El niño la mira mira.
El niño la está mirando.
En el aire conmovido
mueve la luna sus brazos
y enseña, lúbrica y pura,
sus senos de duro estaño.
— Huye luna, luna, luna.
Si vinieran los gitanos,
harían con tu corazón
collares y anillos blancos.
— Niño déjame que baile.
Cuando vengan los gitanos,
te encontrarán sobre el yunque
con los ojillos cerrados.
— Huye luna, luna, luna,
que ya siento sus caballos.
— Niño déjame, no pises,
mi blancor almidonado.
La lune vint à la forge
avec sa tournure de nards.
L’enfant la regarde, regarde.
Ne laisse de la regarder.
Dans l’air tout commotionné
elle bouge ses bras, la lune,
et montre, lubrique et pure,
ses seins tout de dur étain.
— Va-t’en, lune, lune lune.
Car s’ils venaient, les gitans,
ils feraient avec ton cœur
des bagues et des colliers blancs.
— Petit, laisse-moi danser.
Quand ils viendront, les gitans,
ils te trouveront sur l’enclume,
avec tes petits yeux clos.
— Va-t’en, lune, lune lune,
déjà j’entends leurs chevaux.
— Petit, laisse-moi, ne piétine
pas ma blancheur empesée.

El jinete se acercaba
tocando el tambor del llano.
Dentro de la fragua el niño,
tiene los ojos cerrados.
Por el olivar venían,
bronce y sueño, los gitanos.
Las cabezas levantadas
y los ojos entornados.

Le cavalier approchait
battant le tambour de la plaine.
À l’intérieur de la forge
il a les yeux clos, l’enfant.
Par l’oliveraie venaient,
bronze et rêve, les gitans.
Ils avaient la tête haute
et les yeux à demi clos.

¡Cómo canta la zumaya,
ay como canta en el árbol!
Por el cielo va la luna
con el niño de la mano.

Ah ! Comme elle chante la chouette,
comme elle chante sur son arbre !
Dans le ciel s’en va la lune
tenant par la main un enfant.

Dentro de la fragua lloran,
dando gritos, los gitanos.
El aire la vela, vela.
el aire la está velando.

Dedans la forge ils pleurent,
poussant des cris, les gitans.
Le vent la veille, veille.
Ne laisse de la veiller.
Federico García Lorca (1898-1936).
Romance de la luna, luna
(1926), extrait de : El Romancero Gitano (1928).
Federico García Lorca (1898-1936).
Romance de la lune, lune
, traduit de : Romance de la luna, luna (1926), extrait de : El Romancero Gitano (1928), par Danièle Faugeras. Dans : Federico García Lorca, Polisseur d’étoiles : œuvre poétique complète, Toulouse, Érès, 2016.

Federico García Lorca (1898-1936)
Œuvre poétique complète. Français. Trad. D. Faugeras

Federico García Lorca (1898-1936) | Polisseur d'étoiles : œuvre poétique complète / trad. Danièle Faugeras. Érès, 2016.Polisseur d’étoiles : œuvre poétique complète / Federico García Lorca ; traduite de l’espagnol par Danièle Faugeras. — Toulouse : Érès, 2016. — 1 volume (1142 p.) ; 16 cm. — (Po & psy in extenso ; 5).

ISBN 978-2-7492-5121-9.

Caetano Veloso | Asa branca

15 juillet 2018

Quando olhei a terra ardendo
Qual fogueira de São João
Eu perguntei a Deus do céu, ai
Por que tamanha judiação
Luiz Gonzaga (1912-1989) & Humberto Teixeira (1915-1979). Asa branca (1947).

Quand j’ai vu la terre brûler
Comme un feu de la Saint-Jean
J’ai demandé au Dieu du ciel
Pourquoi pareil acharnement

Caetano Veloso | Asa branca. Luiz Gonzaga & Humberto Teixeira, paroles et musique.
Caetano Veloso, chant et guitare.
Extrait de l’émission Discorama. Denise Glaser, production et présentation ; Roland Holliger, réalisation. Société de production : Office de radiodiffusion-télévision française, France, 1972. 1ère diffusion : 10 septembre 1972.

Cette séquence, diffusée le 10 septembre 1972 sur la première chaîne de la télévision française, est l’une de celles compilées dans le triple DVD consacré à l’émission Discorama, publié par l’INA en 2008. Il manque cependant à cet extrait l’introduction en voix off de Denise Glaser (1920-1983), la créatrice, productrice et présentatrice de l’émission : « Gaetano [sic] Veloso est un des plus merveilleux musiciens du monde. Brésilien, fils d’un employé des postes de Bahia, ville pauvre du nord-est de son pays, il est devenu là-bas plus qu’une idole, un mythe. Liberté d’esprit, ironie, tendresse, désinvolture et talent lui ont valu d’être jeté en prison, puis exilé en 1968. Il vit à Londres au milieu d’un groupe où fleurit une nouvelle vague de théâtre, de cinéma et de musique, véritable renaissance appelée « tropicalisme », du nom d’une de ses meilleures chansons, Tropicália. Regardez, écoutez. J’ai rarement vu une telle concentration, une telle sérénité, émaner d’un visage, d’une voix, où tout a la gravité et la désinvolture de l’essentiel. »

Asa branca est une chanson écrite et composée en 1947 par Luiz Gonzaga, célèbre musicien du Nordeste brésilien, avec la collaboration d’Humberto Teixeira. Elle passe pour l’archétype d’un genre appelé baião, créé précisément par Luiz Gonzaga. D’après l’article que lui consacre le Wikipédia portugais, le baião dérive du lundum, souvent cité comme étant par ailleurs l’une des sources du fado. On n’en sera pas surpris à l’écoute de cette extraordinaire interprétation de Caetano, alors encore presque aux débuts de sa longue carrière.

Le texte évoque l’aridité du sertão, brûlé de chaleur au point de tuer le bétail, d’en chasser les habitants et les oiseaux : Quand j’ai vu la terre brûler / Comme un feu de la Saint-Jean / J’ai demandé au Dieu du ciel / Pourquoi pareil acharnement. / Quel brasier, quelle fournaise / Aucune végétation ne prend / La sécheresse a décimé mon troupeau / Et fait mourir de soif mon alezan. / Et même l’asa branca / S’est envolée du sertão / Alors j’ai dit « adieu Rosinha » / Garde bien mon cœur auprès de toi.

L’asa branca (littéralement : « aile blanche ») est un type local de pigeon.

Quando olhei a terra ardendo
Qual fogueira de São João
Eu perguntei a Deus do céu, ai
Por que tamanha judiação

Que braseiro, que fornalha
Nem um pé de plantação
Por falta d’água perdi meu gado
Morreu de sede meu alazão

Por falta d’água perdi meu gado
Morreu de sede meu alazão

Até mesmo a asa branca
Bateu asas do sertão
Entonce eu disse, adeus Rosinha
Guarda contigo meu coração

Entonce eu disse, adeus Rosinha
Guarda contigo meu coração

Hoje longe, muitas léguas
Numa triste solidão
Espero a chuva cair de novo
Pra mim voltar pro meu sertão

Espero a chuva cair de novo
Pra mim voltar pro meu sertão

Quando o verde dos teus olhos
Se espalhar na plantação
Eu te asseguro não chore não, viu
Que eu voltarei, viu
Meu coração

Eu te asseguro não chore não, viu
Que eu voltarei, viu
Meu coração
Luiz Gonzaga (1912-1989) & Humberto Teixeira (1915-1979). Asa branca (1947).

De 5 à 7

12 juillet 2018

Là.

Toulouse (Occitanie, France), 11 juillet 2018

Plus là.

Toulouse (Occitanie, France), 11 juillet 2018

Sans toi, sans toi, sans toi.

Corinne Marchand | Sans toi. Agnès Varda, paroles ; Michel Legrand, musique.
Corinne Marchand, chant ; accompagnement d’orchestre.
Extrait de l’émission Discorama. Production Office national de radiodiffusion télévision française. France, 1962.
La chanson Sans toi est extraite du film Cléo de 5 à 7 (1962), réalisé par Agnès Varda, dans lequel Corinne Marchand interprète le rôle de Cléo.

Toutes portes ouvertes, en plein courant d’air
Je suis une maison vide, sans toi, sans toi.
Comme une île déserte que recouvre la mer
Mes vagues se dévident, sans toi, sans toi.
Belle en pure perte, nue au cœur de l’hiver
Je suis un corps avide, sans toi, sans toi.
Rongée par le cafard, morte au cercueil de verre
Je me couvre de rides, sans toi, sans toi.
Et si tu viens trop tard, on m’aura mise en terre
Seule, laide et livide, sans toi, sans toi,
Sans toi.
Agnès Varda. Sans toi.

Duarte | Covers

29 avril 2018

L’aimable Duarte peut se montrer féroce. Ce Covers, extrait de son album Só a cantar (février 2018, non distribué en France que je sache), chanté sur la musique du Fado Pechincha, brocarde avec virulence quelques-uns de ses collègues fadistes (lesquels ?), coupables selon lui de fossiliser le fado en se contentant de singer les grands anciens.

La « veille taverne » de la dernière strophe pourrait être celle célébrée autrefois par Hermínia Silva dans le fado Velha tendinha, enregistré pour la première fois en 1936, repris ensuite par Amália Rodrigues.

Duarte | Covers. Duarte Coxo, paroles ; João do Carmo Noronha, musique (Fado Pechincha).
Duarte, chant ; Pedro Amendoeira, guitare portugaise ; Rogério Ferreira, guitare classique ; Daniel Pinto, basse acoustique ; João Gil, production musicale. Extrait de l’album Só a cantar, Portugal, 2018.
Vidéo : Melidesart. Portugal, 2018.

Já não são fados são covers
Imitações desalmadas
Reproduções do destino
Tantas vezes tão cantadas.
Ce ne sont plus des fados, ce sont des « covers »
Imitations sans âme
Reproductions du destin
Mille fois chantées et rechantées.

Toda a saudade é fingida
A tristeza disfarçada
Parecem já não ter vida
De fado não têm nada.

Des ersatz de saudade
De la tristesse plaquée
Ils n’ont plus rien de vivant
Ils n’ont plus rien du fado.

Esses que tentam viver
Aquilo que outros viveram
Acabam por se perder
No tanto que não fizeram.

Ces chanteurs qui veulent vivre
Ce que d’autres ont vécu
Finissent par se dissoudre
Dans ce qu’ils n’ont jamais fait.

Vampiragem pós-moderna
Da Lisboa dos turistas
Falam da velha taberna
Mas querem ser futuristas.

Vampirisme post-moderne
De la Lisbonne des touristes
Ils chantent la « vieille taverne »
Tout en se disant futuristes.
Duarte Coxo.
Covers
.
Duarte Coxo.
Covers
, traduit de : Covers par L. & L.

Hermínia Silva (1907-1993) | Velha tendinha. José Galhardo, paroles ; Raúl Ferrão, musique.
Hermínia Silva, chant ; accompagnement instrumental.
Portugal, 1936.

Il Maggio del 1968

28 avril 2018

In memoria del Maggio Francese e di tutti i giovani che hanno creduto e continuato a credere nei valori del ’68.
R. M. Giordi. Gare de Lyon (2018).

………

En souvenir du mai français et de tous les jeunes qui ont cru et continuent à croire aux valeurs de 68.

Roberto Michelangelo Giordi | Gare de Lyon. Roberto Michelangelo Giordi, texte.
Roberto Michelangelo Giordi, récitant.
Vidéo : Roberto Michelangelo Giordi, réalisation ; Gilbert Normand, sous-titres français. 2018.

Soli nel mezzo del mondo

19 février 2018

Ormai siamo soli nel mezzo del mondo
Qualcosa divide la gente da noi
Ma quello che conta è non essere soli
Quello che conta è che tu sei con me
Luciano Salce (1922-1989). Quello che conta.

………

Nous voici seuls au beau milieu du monde
Quelque chose sépare les autres de nous
Mais ce qui compte, c’est d’être ensemble
Ce qui compte, c’est que tu sois avec moi.

Montpellier (Occitanie, France), 18 février 2018

Nous avons décidé de quitter le chaudron du monde et de nous établir en dehors de lui.

Nous partons.

Montpellier (Occitanie, France), esplanade du Peyrou, 18 février 2018

Nous parcourons une très longue distance, celle nécessaire pour parvenir à la frontière du monde.

Au-delà plus de route. De la végétation de savane ; des lianes.

Montpellier (Occitanie, France), Jardin des plantes, 18 février 2018 Montpellier (Occitanie, France), Jardin des plantes, 18 février 2018

Le monde est désormais quitté.

Montpellier (Occitanie, France), Jardin des plantes, 18 février 2018

Nous rencontrons d’anciens canaux, sur lesquels empiète une végétation partout souveraine, à les étouffer. Des traces de civilisations révolues, intactes, surgissent comme des plantes pétrifiées épargnées par le lacis végétal, mêlées à lui.

Montpellier (Occitanie, France), Jardin des plantes, 18 février 2018 Montpellier (Occitanie, France), Jardin des plantes, 18 février 2018

Tandis que nous étions à la recherche du lieu où fonder la nouvelle demeure, un chat est venu vers nous. Il nous a dit avoir quitté le chaudron du monde et se nommer Adelphe.

Nous construisons le domicile, circulaire, conformément au plan élaboré par Adelphe. Pour trois c’est le mieux, dit-il.

Montpellier (Occitanie, France), Jardin des plantes, 18 février 2018 Montpellier (Occitanie, France), Jardin des plantes, 18 février 2018

Ensemble nous faisons de longues promenades.

Montpellier (Occitanie, France), Jardin des plantes, 18 février 2018 Montpellier (Occitanie, France), Jardin des plantes, 18 février 2018

Parfois, sans y prendre garde, nous nous sommes approchés du chaudron du monde. Nous en apercevons les avant-postes. À peine en retrait des confins se tiennent les ambassades. Elles nous regardent.

Montpellier (Occitanie, France), Jardin des plantes, 18 février 2018

Les ambassadeurs cherchent à établir le contact avec nous, nous le savons.

Nous en éconduisons les estafettes, quand bien mêmes elles sont porteuses de présents.

Montpellier (Occitanie, France), Jardin des plantes, 18 février 2018

Nous avons disposé des avis à leur intention.

Montpellier (Occitanie, France), Jardin des plantes, 18 février 2018

Adelphe ne nous accompagne pas toujours dans nos longues marches. À notre retour, nous le trouvons méditant sous le pommier du Japon.

Montpellier (Occitanie, France), Jardin des plantes, 18 février 2018

Il nous a préparé une collation d’écrevisses et de jus d’airelle.

 

Luigi Tenco (1938-1967) | Quello che conta. Luciano Salce, paroles ; Ennio Morricone, musique.
Luigi Tenco, chant ; orchestre dirigé par Ennio Morricone.
La musique, d’Ennio Morricone, a été composée pour le film La Cuccagna (Luciano Salce, réalisateur, 1962), dans lequel Luigi Tenco interprète le rôle de Giuliano.
Italie, 1962.

Ormai siamo soli nel mezzo del mondo
Qualcosa divide la gente da noi
Ma quello che conta è non essere soli
Quello che conta è che tu sei con me
Nous voici seuls au beau milieu du monde
Quelque chose sépare les autres de nous
Mais ce qui compte, c’est d’être ensemble
Ce qui compte, c’est que tu sois avec moi.
Adesso che il fumo cancella l’estate
E il grigio ritorna scendendo su noi
La lunga vacanza si chiude per sempre
Pure qualcosa di noi resterà
À présent que l’été se perd dans les fumées
Que la grisaille descend à nouveau sur nous
Les longues vacances se referment à jamais
Pourtant quelque chose de nous restera.

No non parlare più,
guarda la strada e va’
Io sono qui con te, tu sei con me

Non, ne dis plus rien,
regarde la route, marchons
Je suis avec toi, tu es avec moi.

Adesso che il fumo cancella l’estate
E il grigio ritorna scendendo su noi
La lunga vacanza si chiude per sempre
Pure qualcosa di noi resterà

À présent que l’été se perd dans les fumées
Que la grisaille descend à nouveau sur nous
Les longues vacances se referment à jamais
Pourtant quelque chose de nous restera.
Luciano Salce (1922-1989).
Quello che conta
(1962).
Luciano Salce (1922-1989).
Ce qui compte
, traduit de : Quello che conta (1962) par L. & L.

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