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25 avril 2012

Dans la rue deux jeunes filles d’origine maghrébine crient à la cantonade « Votez Hollande ! ». Sur le trottoir opposé deux jeunes hommes répliquent en riant « Votez Le Pen ! ».

Voilà où nous en sommes : on peut crier par jeu Votez Le Pen, dans la rue, ça sort comme n’importe quelle exclamation anodine, ça vient naturellement. Cela d’autant plus, sans aucun doute, que la nation vient d’être informée par son président que ladite Le Pen est « compatible avec la République » (Libération, 25 avril 2012, Le Monde, même date).

Lendemains difficiles.

Hollande lui, parle du fado dans une interview donnée à O Expressso (Lisbonne) :

O fado, agora reconhecido como património mundial, continua a ser a canção, a voz, a alma de Portugal. Um fado que muita gente, demasiado frequentemente, acredita ser triste, mas que eu sei ser também brincalhão, libertino, cheio de humor e ironia. O fado é um canto de todos tempos, ontem com Amália, hoje com Mariza, Mafalda Arnaulth ou Camané.
François Hollande. Dans : François Hollande: « Portugal beneficiará com negociação do Pacto Europeu » (O Expresso (en ligne), 21 avril 2012, consulté le 25 avril 2012).

Le fado, à présent reconnu patrimoine mondial, continue à être la chanson, la voix, l’âme du Portugal. Un fado que beaucoup de monde, trop souvent, croit être triste, mais que je sais être tout autant enjoué, libertin, plein d’humour et d’ironie. Le fado est un chant de toutes les époques, d’hier avec Amália, d’aujourd’hui avec Mariza, Mafalda Arnaulth ou Camané.
François Hollande. Dans : François Hollande: « Portugal beneficiará com negociação do Pacto Europeu » (O Expresso (en ligne), 21 avril 2012, consulté le 25 avril 2012). Traduction L. & L.

Étonnant, non ?

Amália Rodrigues. Povo que lavas no rio / Pedro Homem de Mello, paroles ; Joaquim Campos, musique (Fado Vitória). Portugal, années 1960.

Povo que lavas no rio
E talhas com teu machado
As tábuas do meu caixão;
Pode haver quem te defenda
Quem compre o teu chão sagrado
Mas a tua vida não!
Pedro Homem de Mello. Povo que lavas no rio. Extrait.

Peuple, toi qui laves dans la rivière,
Toi dont la hache façonne
Les planches de mon cercueil,
Il peut se trouver quelqu’un pour te défendre
Quelqu’un pour acheter ta terre sacrée
Mais personne n’achètera ta vie !
Pedro Homem de Mello. Povo que lavas no rio. Extrait. Traduction L. & L.

L. & L.

Lambreta — António Zambujo, João Monge

12 avril 2012

C’est l’un des morceaux les plus attachants du nouvel album d’António Zambujo, Quinto, publié au Portugal mais pas encore en France. Sur l’album aussi Lambreta (Scooter) est interprété avec cette simplicité-là, voix et guitare.

Les paroles, de même que la musique ce qui est assez rare, portent la signature de João Monge (auteur du Zorro du précédent album, Guia).

Comme tous les textes de João Monge, celui de Lambreta est un délice, un miracle de délicatesse, de naturel et de savoir-faire, parcouru d’un humour subtil et d’une grande tendresse, que ce petit bout de traduction est impuissant à rendre.

Lambreta / António Zambujo, chant, guitare ; João Monge, paroles et musique. 2012.

Vem dar uma voltinha na minha lambreta
Viens on va faire un tour sur mon scooter
E deixa de pensar no tal Vilela
Que tem carro e barco à vela
O pai tem e a mãe também
Que é tão tão sempre a preceito
Cá pra mim no meu conceito
Se é tão tão e tem tem tem
Tem de ter algum defeito
Et arrête de penser à ce Vilela
Avec sa bagnole et son voilier
Son père par ci, sa mère par là
Toujours tellement tellement parfait
Mais moi tu sais, à mon avis
S’il est tellement tellement, s’il a tout ça tout ça tout ça
Il a sûrement un truc qui va pas
[…]
[…]
Vem dar uma voltinha na minha lambreta
Viens on va faire un tour sur mon scooter
Eu juro que guio devagarinho
Tu só tens de estar juntinho
Por razões de segurança
E se a estrada nos levar
Noite fora até o mar
Paro na beira da esperança
Com a luzinha a alumiar
Je te promets d’aller doucement
Faut juste que tu te serres contre moi
(Pour des raisons de sécurité)
Et si au bout de la nuit mon scooter
Nous amène au bord de la mer
Je l’arrête au bord de l’espoir
Dans la lumière de son phare
João Monge. Lambreta.
João Monge. Lambreta. Traduction L. & L.

(Soit dit en passant, il devrait peut-être surveiller son régime alimentaire le Zambujo ; au train où il va il ne va bientôt plus pouvoir boutonner sa chemise…)

Tu vois ça ne ressemble à rien cette traduction. Comment rendre l’effet rythmique de Se é tão tão e tem tem tem (littéralement : « s’il est tellement tellement et qu’il a qu’il a qu’il a ») ? Et puis la sonorité de scooter, abrupte et banale, est à l’opposé de celle de lambreta, douce et permettant de faire durer le « e » : lambre—–ta.

Lambreta, c’est comme tu l’as compris — ça ne fait aucun doute –, la forme portugaise, devenue nom commun, de Lambretta, le scooter le plus fameux du monde.

Tu te souviens de ceci ?

Il Lambret twist / Quartetto Cetra, groupe vocal et instrumental ; Tata Giacobetti, Virgilio Savona, paroles et musique (1962)

Un cocktail fatto di genialità,
di dinamismo, di eleganza, di potenza,
tutto quello che può darti la felicità
Il Lambret twist / Tata Giacobetti, Virgilio Savona, paroles et musique.

« Un cocktail de génie, de dynamisme, d’élégance, de puissance, tout ce qui peut t’apporter le bonheur ».

Quant au style évidemment c’est un peu différent n’est-ce pas ?

L. & L.

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Zambujo, António
Quinto (2012)

António Zambujo -- Quinto (2012)Quinto / António Zambujo, chant, guitare ; Carlos Manuel Proença, guitare ; Bernardo Couto, José Manuel Neto, Luís Guerreiro, guitare portugaise ; Ricardo Cruz, contrebasse, basse acoustique ; Jon Luz, cavaquinho ; José Miguel Conde, clarinettes. — [Portugal] : Universal music Portugal, 2012.

Universal Portugal 0602527972305. — EAN 602527972305

Voir les prochains concerts d’António Zambujo

António Zambujo — Site officiel
António Zambujo sur Myspace

Inversion

5 avril 2012

Dans le tram, dont je sors à peine, il y avait un jeune homme portant les oreilles à l’envers. C’est à dire les lobes en haut.

Peut-être ces oreilles étaient-elles simplement victimes d’une pratique assidue de la boxe, mais on pouvait aussi faire l’hypothèse d’une distraction passagère de l’ouvrier dans la chaîne de montage, ayant dû peut-être répondre à une question du contremaître, ce qui aurait rompu l’automatisme de la répétition des gestes, et pas le temps de rectifier, le suivant se présentait déjà ; ou d’un dérèglement du robot.

L. & L.

Lula Pena ouvre ¡Rio Loco! 2012

4 avril 2012

Lula Pena par the cardinal de la ville sur Flickr
Lula Pena par the cardinal de la ville sur Flickr

Divine surprise.

(Je n’en avais même pas rêvé, c’était impensable.)

Lula Pena sera à Toulouse le 31 mai, en ouverture du festival ¡Rio Loco! 2012, peuplé d’artistes lusophones.

Ça ne pouvait pas mieux commencer.

Elle chantera ceci peut-être :

Mes peines me sont si lourdes, si tu savais.
Dieu sait comme elles me pèsent.

Dieu, et moi.

Fernando Caldeira (1841-1894). As penas (extrait). Trad. L. & L.

As penas / Lula Pena, chant, guitare ; Fernando Caldeira, paroles ; José Bacalhau, musique (Fado Bacalhau). Captation : Lisbonne, Auditório Carlos Paredes, janvier 2010.

Beauté pure, beleza pura.

La suite n’est pas mal non plus : les pétulants, incroyables et indispensables d’OqueStrada sont de la partie, samedi 9 juin au parc Clairfont (métro Bellefontaine). Dans le même spectacle (avant ou après, ce n’est pas très clair), Teofilo Chantre, du Cap-Vert.

Au retour de Lisbonne le mois dernier, pour une raison connue, je n’ai rien écouté de ce que j’y avais acheté à une exception près : un disque 45 tours d’OqueStrada, avec Senhora do Tejo (Sete colinas) sur une face, et une nouvelle version de Oxalá te veja sur l’autre. Un 45 tours oui, format 25 cm, édité en 2011. Ça c’est de la résistance. Vive OqueStrada !

Agarrem-me / OqueStrada, ensemble vocal et instrumental ; Marta & Miranda, paroles ; OqueStrada, musique. 2011.

António Zambujo revient, pas rancunier (vendredi 15 juin, 18h30, prairie des Filtres) avec son nonchalant Quinto qui vient de sortir au Portugal (parution française prévue à l’automne).

Flagrante / António Zambujo, chant. Extrait de Quinto (Universal, 2012).

Ils l’ont collé à 18h30, avant Mariza qui tient donc lieu de vedette : un peu de paresse dans la programmation, là. J’aurais bien préféré Raquel Tavares, ou Ricardo Ribeiro, ou les deux, avec Pedro Jóia.

Mais, bien que Pedro Jóia ne soit pas invité, il n’y a pas à se plaindre quant aux guitaristes : on pourra entendre Custódio Castelo (guitare portugaise), António Chainho (idem), et aussi Norberto Lobo (guitare classique), ce qui est finalement plus inattendu.

À signaler aussi la présence de Bonga (Angola), 70 ans ou presque, une pêche de jeune homme, et celle de Madredeus.

L. & L.

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Sur l’Internet :

Rio Loco 2012

Lula Pena sur Myspace

OqueStrada — Site officiel
OqueStrada sur Myspace

António Zambujo — Site officiel
António Zambujo sur Myspace

Rues anciennes que j’ai aimées et haïes… — Míkis Theodorákis, Margaríta Zorbalá

1 avril 2012

Δρόμοι παλιοί [Drómoi palioí] / Μαργαρίτα Ζορμπαλά [Margaríta Zorbalá], chant ; Μανώλης Αναγνωστάκης [Manólis Anagnostákis], paroles ; Μίκης Θεοδωράκης [Míkis Theodorákis], musique. Extrait de : Μπαλάντες = Balades / Μίκης Θεοδωράκης [Míkis Theodorákis]. 1976

Il existe beaucoup de versions de cette chanson très connue de Theodorákis, notamment celles de Maria Farantouri et de Néna Venetsánou. Sa musique avait été auparavant celle du film Serpico, de Sydney Lumet (1973).

Cette version, chantée par Margaríta Zorbalá, est celle de l’enregistrement d’origine (1976) dirigé par le compositeur lui-même. L’album Μπαλάντες (Balades) dont elle est extraite compte neuf chansons sur des poèmes de Manólis Anagnostákis, interprétées par Margaríta Zorbalá et Pétros Pándis.

Δρόμοι παλιοί που αγάπησα και μίσησα ατέλειωτα
κάτω απ’ τους ίσκιους των σπιτιών να περπατώ
νύχτες των γυρισμών αναπότρεπτες κι η πόλη νεκρή

Την ασήμαντη παρουσία μου βρίσκω σε κάθε γωνιά
κάμε να σ’ ανταμώσω κάποτε φάσμα χαμένο του πόθου μου κι εγώ

Ξεχασμένος κι ατίθασος να περπατώ
κρατώντας μια σπίθα τρεμόσβηστη στις υγρές μου παλάμες

Και προχωρούσα μέσα στη νύχτα χωρίς να γνωρίζω κανένα
κι ούτε κανένας κι ούτε κανένας με γνώριζε με γνώριζε
Μανώλης Αναγνωστάκης [Manólis Anagnostákis]. Δρόμοι παλιοί [Drómoi palioí]. Source : stixoi.info.

Rues anciennes
Rues anciennes que j’ai aimées et haïes infiniment,
Marchant à l’ombre de leurs maisons,
Aux nuits inéluctables des retours et la ville, morte.

Je croise à chaque carrefour ma présence insignifiante.
Fais qu’un jour je te rencontre,
Spectre évanoui de mon désir. Et moi,
Oublié et rebelle, qui marche

Avec une étincelle vacillante
Dans mes paumes humides.

Et je marchais dans la nuit
Sans reconnaître personne
Sans personne pour me reconnaître.
Μανώλης Αναγνωστάκης [Manólis Anagnostákis]. Δρόμοι παλιοί [Drómoi palioí]. Traduction : Blanche Molfessis, dans Εικόνες [Eikónes] = Icônes, album de Νένα Βενετσάνου [Néna Venetsánou], Artistic Anatoli, 1996.

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Θεοδωράκης, Μίκης [Theodorákis, Míkis]
Μπαλάντες = Balades (1976)

Míkis Theodorákis. Balades (1976, rééd. 2004)Μπαλάντες = Balades / Πέτρος Πάνδης [Pétros Pándis] & Μαργαρίτα Ζορμπαλά [Margaríta Zorbalá], chant ; Μίκης Θεοδωράκης [Míkis Theodorákis], musique ; Μανώλης Αναγνωστάκης [Manólis Anagnostákis], paroles. — Minos, 1976. Rééd. EMI Greece, 2004.
(Míkis Theodorákis EMI Remasters ; vol. 19)

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Écouter sur Deezer

Ayant aimé cette ville.

31 mars 2012

Mais aujourd’hui quelque chose de cassé dans la mécanique.

Largo do Correio Mor, Lisbonne (Portugal), 16 mars 2012

 

Réparable, je ne sais pas. Faudrait trouver un mécanicien qui fasse ce genre de remise en état.

Et la pièce, celle qui a cédé ? Elle a volé en éclats. Irremplaçable. C’était du sur mesure tu sais, du travail à façon. Autant chercher à restaurer la boîte à musique d’un ange emportée par un méchant orage, fracassée contre un autobus.

 

Igreja de Santo Estevão, Lisbonne (Portugal), 17 mars 2012

 

L. & L.

Daltonisme

31 mars 2012

Tu y crois toi ?

À quoi ?

À ça. Enfin tu y crois vraiment ?

Quoi, au ciel ?

Mais non. À cette couleur. Tu y crois ?

Je ne vois pas ce que tu veux dire.

Tu vois bien.

L. & L.

Le mot du jour

28 mars 2012

C’est sgretolare.

Non, tu ne pouvais pas le deviner, bien sûr que non, il y a tant de mots au monde.

Mais c’est un très joli mot tu ne trouves pas ? On pourrait se passer d’en connaître le sens. Seulement, il faut le dire à l’italienne, avec ce roulement particulier du r, qui ne ressemble pas à celui des autres langues qui usent du r roulé, et ce a très ouvert, lui aussi unique.

Il faudrait être italien soi-même.

Ce n’est pas à la portée de tout le monde.

Sgretolare s’entend dans cette chanson, Vado giù, par laquelle s’ouvre Complici, le dernier album de l’adorable duo Musica Nuda. Cet album est une friandise, une felicità.

Vado giù / Musica Nuda, ensemble vocal et instrumental (Petra Magoni, chant ; Ferruccio Spinetti, contrebasse) ; Luigi Salerno, paroles et musique. Extrait de Complici (2011).

L’accent tonique de ce verbe, sgretolare, change complètement de place lorsqu’on le conjugue : de l’avant-dernière syllabe (sgretolare) il passe à la première : sgretolo, sgretoli, etc., comme si le mot basculait vers l’avant, de sorte que la personne, moi, toi etc., dont la marque se trouve tout à la fin, à la dernière syllabe, semble de peu d’importance. C’est tout juste si on l’entend. En français c’est l’inverse : on commence par dire qui fait avant de dire ce qui est fait ou en train de se faire. Je sgrétole, tu sgrétoles, etc.

Sgrétoler non, ça n’existe pas en français. On a un autre mot pour ça.

En italien, ces mots qui sont accentués sur la syllabe antépénultième, comme dans une valse, on les appelle des parole sdrucciole (sdrucciole), des mots glissades, quelque chose comme ça. Ou des mots en pente, on peut le comprendre comme ça aussi. Cette chanson, Vado giù, en est truffée. C’est une valse.

E come fa
un uomo così piccolo
ad esser così forte
ad essere così?

E come fa
un gesto così timido
ad esser così libero?
come farà?

Dov’è che va
la vita quando non è qua
a mescolarsi l’anima o chissà?

E come fa
un giorno così semplice
a complicarsi tutto
che sembra di non farcela?

Come si fa
se non si può sorridere
se l’aria si fa spessa
se il tempo sembra cenere?

Dov’è che va
il pianto quando non è qua
a liberare l’anima o chissà?

Vado giù, vado giù, vado giù
a nascondermi e non lo so mica perché
forse per rimanere un po’ sola con me
per parlare con me

Vado giù, vado giù, vado giù
dove trovo la musica quando non c’è
cosa illumina l’anima dentro di me
devo andare a vedere giù in fondo che c’è

Vado giù, vado giù, vado giù
dove trovo la musica quando non c’è
cosa sgretola l’anima dentro di me                           <—– c’est là
devo andare a vedere giù in fondo che c’è

Vado giù, vado giù, vado giù
per difendere quello che resta di me
per sorprendermi a scrivere versi per te
per tornare a sorridere…
Luigi Salerno. Vado giù.

———

Comment ça se fait
Qu’un homme aussi petit
Puisse être aussi fort
Puisse être comme ça ?

Comment ça se fait
Qu’un geste aussi timide
Puisse être aussi libre
Comment ça se fait ?

Elle va où la vie
Quand elle n’est pas là
À se faire des nœuds ou Dieu sait quoi ?

Comment ça se fait
Qu’une journée aussi simple
Arrive à se compliquer la vie
Au point de n’arriver à rien ?

Comment on fait
Si on ne peut plus sourire
Si l’air devient épais
Si le temps est comme de la cendre ?

Elles s’en vont où les larmes
Quand elles ne sont pas là
Pour te libérer l’âme ?

Je descends, je descends, je descends
Je vais me cacher sans bien savoir pourquoi
Peut-être pour rester seule avec moi
Pour parler avec moi

Je descends, je descends, je descends
Là où je trouve la musique quand elle a disparu.
Pour voir ce qui m’illumine au-dedans de moi,
Il faut que je descende au fond de moi

Je descends, je descends, je descends
Là où je trouve la musique quand elle a disparu.
Pour voir ce qui me détruit au-dedans de moi
Il faut que je descende au fond de moi

Je descends, je descends, je descends
Pour défendre ce qui reste de moi
Pour me surprendre à écrire des vers pour toi
Et pour sourire à nouveau
Luigi Salerno. Vado giù. Traduction L. & L.

L. & L.

Musica Nuda — Site officiel
Musica Nuda sur Myspace

Musica Nuda
Complici (2011)

Musica Nuda. Complici (2011)Complici / Musica Nuda, ensemble vocal et instrumental (Petra Magoni, chant ; Ferruccio Spinetti, contrebasse). — France : Bonsai Music, 2011.
Durée : 45 min 51 s.

Bonsai BON 110301. — EAN 3149028001020.

Bon, alors on va où mainant ?

25 mars 2012

J’en sais rien.

Lisbonne (Portugal), rua dos Condes, 14 mars 2012 Lisbonne (Portugal), rua dos Condes, 14 mars 2012

Lisbonne (Portugal), rua de São Bento, 14 mars 2012 Lisbonne (Portugal), rua de São Bento, 14 mars 2012

Lisbonne (Portugal), rua de São Bento, 14 mars 2012 Lisbonne (Portugal), rua de São Bento, 14 mars 2012

Lisbonne (Portugal), calçada da Cruz de pedra, 16 mars 2012 Lisbonne (Portugal), calçada da Cruz de pedra, 16 mars 2012

Lisbonne (Portugal), Museu nacional do azulejo, 16 mars 2012 Lisbonne (Portugal), Museu nacional do azulejo, 16 mars 2012

On n’a qu’à avancer, déjà. On verra bien.

L. & L.

Qu’est-ce qu’on attend ?

25 mars 2012

On attend la fin de la crise.

Lisbonne (Portugal), Musée Calouste Gulbenkian, 14 mars 2012 Lisbonne (Portugal), Musée Calouste Gulbenkian, 14 mars 2012

 Lisbonne (Portugal), rua da Saudade, 17 mars 2012  Lisbonne (Portugal), rua da Saudade, 17 mars 2012

Lisbonne (Portugal), Église de la Graça, 16 mars 2012 Lisbonne (Portugal), Église de la Graça, 16 mars 2012

 Lisbonne (Portugal), Terreiro do Paço, 17 mars 2012  Lisbonne (Portugal), Terreiro do Paço, 17 mars 2012

 Lisbonne (Portugal), Avenida Infante Dom Henrique, 17 mars 2012  Lisbonne (Portugal), Avenida Infante Dom Henrique, 17 mars 2012

 Lisbonne (Portugal), Miradouro das Portas do Sol, 17 mars 2012  Lisbonne (Portugal), Miradouro das Portas do Sol, 17 mars 2012

On va attendre longtemps ?

Chais pas.

L. & L.