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Quelque chose de cassé dans la mécanique

21 mars 2012

« Quelque chose de cassé dans la mécanique. »
Robert Pinget (1919-1997). Passacaille. (1969). Éd. de Minuit, 1989. Page 12.

Ce qui s’est produit pour moi à Lisbonne, voici : on m’a pris pour un voleur à la tire, j’ai été désigné comme tel, formellement accusé. On a dit que j’avais volé une vieille femme dans un bus. Dès lors j’étais un criminel, on n’a pas cherché pas à me voir autrement. Un vol avait eu lieu — encore qu’au fond, ce fait même reste à établir — il avait un coupable, c’était moi. Tout le monde m’accusait : le chauffeur du bus, le fils de cette femme, la police.

La veille femme avait 80 ans je crois. Elle s’apprêtait à prendre l’avion pour la France. Son fils et sa belle-fille l’accompagnaient, du moins jusqu’à l’aéroport. Ils étaient français tous, mais le fils devait comprendre le portugais, c’est ce qu’il m’a semblé. Le chauffeur du bus l’avait mis le fils en garde contre moi dès qu’ils étaient montés à bord.

Cela je ne l’ai compris que plus tard. Le bus était bondé, on s’y tenait debout. Étant monté en dernier à l’arrêt Avenida j’étais à l’avant, près du chauffeur et d’un de ses collègues qui lui aussi se tenait debout. En raison sans doute du grand nombre de voyageurs qui y avaient pris place tant bien que mal, le bus avait pris du retard sur son horaire. Le chauffeur n’a pas observé certains des arrêts suivants, où pourtant attendaient des personnes. Il ne s’est arrêté que pour prendre le couple et la vieille femme.

C’est à l’aéroport, terminus de la ligne, que la disparition de la carte bancaire et des papiers de la vieille femme a été découverte. Du moins leur absence du sac à main de cette femme. J’étais venu attendre PJ à l’avion de Toulouse, il était déjà arrivé, j’étais au téléphone avec lui. L’homme — le fils — est venu sur moi comme un prédateur, m’a agrippé le bras. Il se collait à moi et exigeait : tu vas rendre ce que tu as pris, tout de suite ou je te casse la figure. Il a ouvert le sac que je porte en bandoulière, y a mis la main, s’en serait emparé si le sac n’avait pas été retenu à mon épaule. Le chauffeur du bus était là aussi, accusant.

La scène ensuite se déplace dans le local de la police, exigu, sans éclairage naturel.

J’ai cru qu’il me serait assez facile de me disculper, mais non. Dès l’abord c’est à la parole de l’homme et à celle du chauffeur de bus qu’on a ajouté foi. Du bureau d’accueil on m’a fait passer à l’arrière. Une femme policier m’a dit : on te connaît, ça fait des jours que tu circules dans ces bus et que tu voles.

J’ai dit c’est impossible, hier encore j’étais en France, je travaillais. Ah oui ? Tu es arrivé quand alors ? Comme si c’était une chose impossible, comme si les avions n’existaient pas, comme si on n’était pas précisément dans un aéroport.

Un policier m’a fait vider mon sac, mes poches. Il a tout examiné, me questionnant sur tout. Cet appareil photo, c’est bien le tien ? Mais oui, d’ailleurs regardez, voici les photos que j’ai prises aujourd’hui, il y a l’heure à chaque fois, je ne pouvais pas être dans les bus.

On me posait des questions, on me reposait les mêmes trois fois, dix fois. Des questions auxquelles il était parfois impossible de répondre.
— Tu étais avec quelqu’un dans ce bus ?
— Non j’étais tout seul.
— Tu étais tout seul ?
— J’étais tout seul oui.
— Pourquoi tu étais tout seul ?

On m’a demandé : qu’est-ce que tu fais au Portugal ?
— Je suis venu pour une réunion de travail à la bibliothèque nationale, lundi et mardi prochains.
— Quelle réunion ?
— Une réunion de travail, avec des collègues étrangers.
— Tu repars quand ?
— Dimanche prochain.
— Dimanche ?
— Oui dimanche.
— Et ta réunion elle est quand ?
— Lundi et mardi.
— Et tu repars dimanche ?
— Oui dimanche.
— Pourquoi tu restes jusqu’à dimanche ?
— Je prends des vacances après la réunion.
— Tu étais où cette semaine ?
— En France.
— En France ? Tu es depuis quand au Portugal ?
— Depuis hier soir, vérifiez.
— Qu’est-ce que tu fais ici ?

On m’a demandé : ils étaient où les gamins (os miúdos) ? Les gamins ? Il n’y avait pas de gamins.

Un autre policier est venu, a confirmé qu’on me connaissait, m’a fouillé et photographié. Il me semble que lui aussi m’a parlé d’enfants.

Dans ma naïveté (salutaire, probablement), je n’ai compris cette insistance que lorsque l’un d’eux a prononcé le mot cigano, tsigane, bohémien, termaji comme on dit dans le Finistère.

Le policier qui examinait le contenu de mon sac, feuilletant mon passeport, a fait cette remarque étonnante : il n’y a pas de visa !

Cette phrase-là m’a effrayé. Était-il possible qu’un policier s’étonne de l’absence de tampon d’entrée sur le passeport d’’un ressortissant français ? Il ne m’est pas venu à l’idée qu’il ne me croyait pas français — d’autant moins que vu mon état de stress je perdais progressivement mon portugais, et qu’il m’arrivait même de ne plus comprendre du tout ce qu’on me disait. C’est la pire des hypothèses que j’ai prise pour vraie : ce type-là n’a jamais entendu parler de la révolution des œillets, c’est comme si Salazar était encore au pouvoir, je suis aux mains de la PIDE.

— Pourquoi tu étais dans ce bus aujourd’hui ?
— Je venais attendre quelqu’un qui arrivait de France.
— Il est où ?
— Je ne sais pas, j’étais en train de lui téléphoner quand…
— Tu venais retrouver un complice ?

Mon permis de conduire : mais, tu as un permis de conduire portugais ! Cela, en dépit de la lettre « F » bien visible sur le premier feuillet, et du fait qu’aucun des intitulés de rubrique n’est libellé en portugais. Mais non, c’est un permis français, vous voyez bien ! Il a dit que oui, en effet. C’est parce qu’il ressemble aux anciens permis portugais.

C’est probablement à cela que j’ai compris qu’il était impossible à leurs yeux que je sois français. Impensable que je sois autre chose qu’un cigano entré plus ou moins légalement au Portugal en même temps que toute la tribu à laquelle j’appartiens, avec les miúdos entraînés à la rapine.

Je ne sais pas à quel moment ni au bout de combien d’objets, de cartes de restaurants italiens, de tickets de transports en commun de Toulouse ou de Montpellier, de papiers examinés, de questions posées et reposées, le policier a constaté que le doute s’était installé en lui.

À un certain moment on m’a autorisé à regagner la minuscule salle d’attente qui précédait le bureau d’accueil. Je suis passé devant les trois voyageurs du bus, le couple et la vieille femme. PJ était là, dans cette salle d’attente. Il avait tout entendu au téléphone, jusqu’à ce que j’aie été emmené à l’arrière ; la communication n’avait pas été coupée. Il a témoigné de la violence de l’homme devant un policier francophone, capable d’écoute, celui-là même qui s’occupait des trois Français.

Parfois la belle-fille passait précipitamment devant nous, sortait du poste de police le téléphone à l’oreille. Il était question de faxer des documents, de relations avec la compagnie aérienne, de formalités.

Nous attendions ; je ne sais plus comment ni en quels termes on a parlé de ce chaos. Il y avait un avis placardé près de l’entrée du bureau d’accueil : Por favor, aguarde a sua vez! Attendez votre tour svp.

On entendait des bribes de ce qui se disait dans le bureau d’accueil. Le policier a dit : il y a eu sans doute une confusion.

Ce policier est venu me voir. Il m’a demandé d’écrire les noms de mes parents, « pour vérification », le nom de personnes qui pourraient répondre de moi en France et au Portugal, le nom de l’établissement pour lequel je travaillais, mon adresse en France et au Portugal, mon adresse électronique. Il a dit : c’est une histoire kafkienne, avec un sourire rassurant. Je me suis détendu un peu.

Après le départ des trois Français il m’a lu ce qu’il avait écrit au procès-verbal me concernant, c’est-à-dire qu’il n’y avait aucune preuve contre moi, que je m’étais soumis de mon plein gré à leurs investigations. Il m’a dit qu’il y avait une caméra de surveillance dans ces bus, qu’ils visionneraient l’enregistrement, qu’on y verrait probablement que je n’étais coupable de rien. Que dans ce cas tout irait bien, et autrement…

Je n’étais pas tranquille pour autant, car je venais d’avoir la preuve qu’on peut croire ce dont on est persuadé à l’avance, même devant la preuve du contraire. Des images de caméra de surveillance, vu leur piètre qualité, on peut leur faire dire ce qu’on veut. Je n’ai pas été rassuré les jours suivants, à aucun moment, cela jusqu’à ce que je quitte enfin cette ville et ce pays. Je me suis senti surveillé en permanence, partout, surtout dans les transports en commun évidemment. Je me tenais le plus loin possible des autres passagers, je m’efforçais surtout de ne pas les toucher, de ne pas les regarder, de rester en arrière de la foule aux sorties du métro.

Cette ville qui me plaisait tant.

Il n’y a plus eu d’enchantement, on en avait prononcé l’extinction. Je me suis senti trahi et rejeté.

Cette ville — je n’en dis même plus le nom — m’était devenue incompréhensible. Ou plutôt : elle s’était vidée de son âme, de ses entrailles et de son sens. Il n’y avait plus rien à en comprendre. Fermée, inerte. Elle ne m’était plus rien.

Elle m’était, si, un lieu inhospitalier, un lieu à fuir.

De même de la langue de cette ville, langue dans laquelle j’avais été menacé. Elle ne m’était plus aimable désormais. Durant le séjour, je n’ai fait aucun effort particulier ni pour la parler, ni pour la comprendre. Avant d’embarquer dans l’avion du retour, c’est même en français que j’ai commandé un petit déjeuner dans cette déplorable aérogare. J’ai su gré aux quelques Brésiliens brièvement rencontrés ici ou là, deux femmes de ménage, le conducteur du taxi, un restaurateur (dont l’établissement est à éviter pour sa cuisine) de leur humeur et de leur parler.

J’ai fait des photos parce que je ne peux pas me retenir d’en faire, mais elles n’ont pas de sujet. Désorientées. Je ne sais plus comment regarder cette ville, qui tout à coup est devenue banale, petite, ennuyeuse.

Quelque chose de cassé dans la mécanique.

J’ai acheté des disques et des livres, par habitude, par manie de collectionneur. Quatre jours après mon retour, ils sont toujours dans mon sac de voyage. Lundi matin, en rentrant à Montpellier, c’est Amália que j’ai écoutée. Miraculeusement, elle n’est pas du naufrage.

L. & L.

Na esquina de cada rua,
Uma sombra nos espreita.
E nos olhares se insinua,
De repente, uma suspeita.
Au coin de chaque rue
Une ombre nous épie
Et dans les regards s’insinue
Tout à coup le soupçon.

Em tudo vejo fronteiras,
Fronteiras ao nosso amor!
Longe daqui, onde queiras!
A vida será maior!

David Mourão-Ferreira (1927-1996). Libertação (extrait)
En tout je vois des frontières,
Des frontières à notre amour.
Loin d’ici, où tu veux,
La vie sera sans entraves.

David Mourão-Ferreira (1927-1996). Libertação (extrait).
Traduction L. & L.

Vodpod videos no longer available.

Libertação / Amália Rodrigues, chant ; David Mourão-Ferreira, paroles ; Fado Meia Noite, musique.
1. Libertação ; Domingos Camarinha, guitare portugaise ; Santos Moreira, guitare. — Enregistrement public, Café Luso, Lisbonne, 1955. — Initialement publié dans : Amália no Café Luso. — Lisboa : EMI-Valentim de Carvalho, P 1976.
2. Libertação ; Domingos Camarinha, guitare portugaise ; Santos Moreira, guitare. — Enregistrement studio. — Initialement publié dans : Amália Encores. — [Grande-Bretagne] : EMI International, [1956 ?].

13 commentaires leave one →
  1. 22 mars 2012 10:16

    leio desde há muito tempo o seu blog, ao qual cheguei pesquisando na net sobre música portuguesa.
    lastimo imenso, enquanto português, o que lhe aconteceu, que me envergonha e embaraça.
    espero que, tal como a Amália, o seu amor pela cultura e pela música portuguesa, pelo fado sobretudo, resista ao naufrágio.

    • lili-et-lulu permalink*
      24 mars 2012 18:49

      Muito obrigado Miguel. Essas coisas acontecem em qualquer lugar, em qualquer país do mundo. Foi pena para mim que tivesse acontececido precisamente em Lisboa : era mais fácil odiar Berlim, até eu tinha certo prazer nisso.
      Estou injusto, porque preciso de estar. Mas com o tempo a mágoa e o ressentimento vão passar.
      Obrigado mais uma vez!

  2. 22 mars 2012 13:56

    gosto muito do seu blog, que descobri por causa da música.
    leio este relato com embaraço e vergonha.
    espero que, tal como aconteceu com a Amália, o seu gosto pela cultura e pela música portuguesa, em especial pelo fado, se salve do naufrágio

  3. Laure A permalink
    22 mars 2012 19:36

    Et bah mon pauvre!!! Tu nous a fait un midnight express…
    Remets-toi bien de cette mésaventure choquante et traumatisante. On t’envoie des pensées de douceurs, concentre-toi sur le printemps et sur Amalia.
    Forza!

    • lili-et-lulu permalink*
      24 mars 2012 18:54

      Grazie tante Laure! Sto già molto meglio 🙂

  4. Anne-Marie permalink
    23 mars 2012 19:53

    Allons bon, prendre un bon finistérien pour un voleur à la tire tzigane, quelle triste mésaventure !! De quoi je le comprends te dégoûter pour un temps de cette ville magique, mais aussi un peu provinciale et coincée, comme tu le dis, puisque reléguée au bout du bout de l’Europe, avec pour seule ouverture l’océan, le seul point commun désormais avec ton pen-er-bed à toi ! Mais sans doute ce genre d’histoire doit pouvoir arriver dans n’importe quelle ville étrangère, même plus grande et plus ouverte, plus exactement dans n’importe quelle ville où l’on est ETRANGER, donc sinon suspect du moins susceptible de l’être. Le plus curieux -mais tu me dis que c’est le chauffeur de bus qui les a prévenus contre toi- est que tu aies été accusé par des Français, ce qui aurait dû te permettre de te disculper plus facilement ! Finalement tu aurais mieux fait de ne parler que français, tu les aurais plus vite convaincus de ta nationalité, -et de ton innocence par le même coup !
    Connaissant ton sens de l’humour, dans quelque temps tu arriveras à en sourire, en tout cas à le raconter ainsi, mais bien sûr, comme dans une histoire d’amour, ce malentendu va rester entre Lisboa et toi… Déjà qu’avant ton départ tu te posais des questions existentielles, est-ce que tu étais habilité à parler du fado, etc, etc…alors que nous sommes pendus à tes écrits !!!
    Ecoute du fado, je ne connais pas de peine qu’il ne console, tu sais, comme notre bignou…et donne nous vite des nouvelles souriantes !

    • lili-et-lulu permalink*
      24 mars 2012 19:08

      Oui Anne-Marie, je le sais que ça peut arriver partout ce genre d’aventure, et que toutes les polices du monde sont les mêmes au fond. Mais j’avais besoin d’être injuste envers Lisbonne. Et réellement, je ne peux pas envisager d’y retourner, ce serait une torture. Je suppose que ça finira par s’apaiser.

      Au moins, j’aurais été un Rom deux heures de ma vie, je sais intimement ce que c’est dorénavant !

      Ce qui est confondant c’est cette faculté d’accusation sans discernement, qu’on doit tous avoir en nous je suppose. Et encore, il ne s’agissait que d’une affaire de vol, gênante certes, mais pas gravissime…

      Merci à toi

  5. Anne-Marie permalink
    26 mars 2012 16:44

    Ah plus que contrariante, presque humiliante, l’honneur d’un breton, je sais ce que c’est ! Mais tu as encore eu de la chance de tomber finalement sur un policier francophone, l’inverse pour un Portugais serait plus improbable. Maintenant il faut voir les choses différemment : la police est faite pour protéger les victimes -ou prétendues telles-, d’où cette faculté à croire celles-ci sur parole -au moins dans un premier temps- , et à n’enquêter qu’ensuite, et si en plus il y a un « témoin » (ou prétendu tel) alors là…! Tu as tout à fait raison quand tu parles des vidéos, on ne voit souvent que ce que l’on veut voir, ou en tout cas ce que l’on s’attend à voir, notre oeil est subjectif, notre cerveau aussi.. Une barbe de deux jours et ici tu es pris pour un type à la coule et là-bas confondu avec un voleur à la tire !
    Enfin je suis contente car tu nous montres quand même tes photos, c’est que ça va mieux, effectivement..

  6. 28 mars 2012 13:34

    Cette malheureuse expérience dans d’autres pays aurait encore été plus dramatique.
    Oui, ce qui est confondant c’est comment le mensonge devient vérité car autre chose est en jeu derrière la parole. Comment il peut faire l’unanimité . L’esprit de discernement s’efface devant une croyance que l’on énonce comme certitude avec souvent tout un groupe qui soutient. Comme me disait un Equatorien , hier,  » plus du viens d’un pays pauvre, plus tu es suspect. »

  7. Anne-Marie permalink
    29 mars 2012 13:33

    Rectificatif : un type cool, pas à la coule, desculpa !!!!!

  8. Zanzibar permalink
    9 avril 2012 22:44

    J´ai honte de réagir avec tant du retard. Car j´ai fait ta connaissance à Evreux et n´ai plus donné signe de vie depuis. Et pourtant c´était magique puisque c´était pour voir Lula Pena.
    Encore merci d´avoir eu l´idée de cette rencontre d´aprés concert et pour tes échanges avec Lula et puis pour le chocolat chaud offert avec tant de délicatesse.
    En lisant ton récit, je croyais à une fiction, proche d´un cauchemar car dépassant les frontières de la logique. Et puis à la fin j´ai du me rendre qu´il s´agissait d´un petit morceau de ta vie.
    Ayant vécu un an et demi dans la région de Porto, je dois dire que ce pays m´a laissé une image contrastée.
    Mais ne te condamne pas à la double peine. Innocent et porteur pour longtemps cette histoire. Que la musique, la chanson , la poésie, la littérature soient les plus fortes.
    Par contre il est vrai que d´avoir été chassé d´un chemin public par deux personnes agées, lors d´une ballade à 50 kilometres de Porto le long du Douro, parce que je n´étais pas du lieu m´avait effrayé sur le degré d´enfermement mental de certains.
    La police je l´ai connue aussi. Mon ami ayant conduit ma voiture sans ma présence alors que je croyais ceci legal nous a laissé un souvenir négatif. En plus de l´amende de 150 euros. Conforme au Droit européen, nous ne le saurons jamais.
    Victime de la xénophobie comme brésilien, il le fut de son côté. Son dossier étant resté sous le coude du responsable national chargé de valider son dossier scientifique ( pourtant irréprochable car en tous points supérieur au niveau exigé) . Après un an et demi sans réponse, il a regagné son pays et laissé le Portugal à sa médiocrité suivant son expression.
    Personellement ayant fait de belles rencontres, vu de belles choses, vécu aussi de bons moments, dont bien entendu les concerts de Lula Pena, je veux privilégier ces souvenirs car je veux croire que la jeune génération fera peu a peu disparaitre les archaismes de cette société.

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