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Mayte Martín | Paraules d’amor (Joan Manuel Serrat)

7 octobre 2019

Paraules d’amor (« Mots d’amour ») est l’une des chansons les plus connues de Joan Manuel Serrat. La voici dans la très belle et sensible interprétation de la grande Mayte Martín – plus connue pour son art du chant flamenco –, magnifiquement accompagnée au piano par un ou une instrumentiste malheureusement non identifié(e).

Mayte Martín | Paraules d’amor. Joan Manuel Serrat, paroles & musique.
Mayte Martín, chant ; accompagnement de piano (pianiste non identifié). Extrait du coffret Serrat encanta. Catalogne, ℗ 2014.

Ella em va estimar tant…
Jo me l’estimo encara.
Plegats vam travessar
una porta tancada.
Elle m’aimait tellement…
Et moi je l’aime encore.
Ensemble nous avons traversé
Une porte fermée.
Ella, com us ho podré dir,
era tot el meu món llavors
quan en la llar cremàvem
només paraules d’amor…
Elle était, comment vous dire,
Elle était alors tout mon univers
Nous n’avions pour tout feu
Que des mots d’amour.
Paraules d’amor senzilles i tendres.
No en sabíem més, teníem quinze anys.
No havíem tingut massa temps per aprendre’n,
tot just despertàvem del son dels infants.
Des mots d’amour simples et tendres
Nous ne savions rien d’autre, nous avions quinze ans
Qu’aurions nous pu savoir,
Tout juste éveillés du sommeil des enfants ?
En teníem prou amb tres frases fetes
que havíem après d’antics comediants.
D’històries d’amor, somnis de poetes,
no en sabíem més, teníem quinze anys…
Il nous suffisait de trois phrases toutes faites
Apprises auprès de vieux comédiens
D’histoires d’amour, de rêves de poètes,
Nous ne savions rien d’autre, nous avions quinze ans.
Ella qui sap on és,
ella qui sap on para.
La vaig perdre i mai més
he tornat a trobar-la.
Où est-elle à présent ?
Où s’est-elle arrêtée ?
Je l’ai perdue
Je ne l’ai plus jamais revue.
Però sovint en fer-se fosc,
de lluny m’arriba una cançó.
Velles notes, vells acords,
velles paraules d’amor…
Mais souvent, quand la nuit tombe,
Une chanson me vient je ne sais d’où
Vieilles notes, vieux accords,
Et vieux mots d’amour.
Joan Manuel Serrat. Paraules d’amor.
Joan Manuel Serrat. Paraules d’amor. Traduction L. & L.

En voici une exécution captée par la chaîne de télévision catalane TV3, au cours d’une de ces émissions destinées à recueillir des fonds pour financer la recherche médicale. Cette fois le pianiste est visible – mais reste innommé.

Mayte Martín | Paraules d’amor. Joan Manuel Serrat, paroles & musique.
Mayte Martín, chant ; accompagnement de piano (pianiste non identifié).
Extrait de l’émission de télévision La Marató de TV3, diffusée en direct en Catalogne et Andorre le 18 décembre 2005. Production : Televisió de Catalunya, 2005..

Amália Rodrigues | Padroeira

6 octobre 2019

Mas o amor nunca mais veio;
Nossa Senhora não quis.
Pedro Homem de Melo (1904-1984). Padroiera (extrait)

Mais l’amour n’est jamais revenu ;
Notre Dame ne l’a pas voulu.

6 octobre 1999 : il y a 20 ans mourait Amália Rodrigues.

Amália Rodrigues (1920-1999) | Padroeira. Pedro Homem de Melo, paroles ; Alain Oulman, musique.
Amália Rodrigues, chant ; ensemble instrumental.
Captation : Paris, Olympia, janvier 1992.
Vidéo : April in Portugal Song, août 2019 (mise en ligne).

Il est resté de cette fin de vie une impression de grande tristesse : la chanteuse avait vu sa voix s’abîmer dès le début des années 1980, mais il lui fallait absolument, sous peine d’en mourir, se produire partout dans le monde, revenir inlassablement dans les théâtres de ses triomphes passés, y chanter encore. Certains soirs le flot de cailloux et d’impuretés de toutes sortes qui encombrait désormais son chant semblait se tarir, et le concert était inoubliable. Mais souvent sa voix était comme prise dans une gangue qui la détimbrait et lui refusait la justesse.

En mars 1990, Alain Oulman, le compositeur de Com que voz, Gaivota, Abandono et autres, à qui elle vouait autant d’admiration que d’amitié, meurt subitement à Paris où, devenu éditeur, il résidait depuis 1967. La vidéo ci-dessus est une véritable rareté : filmée au cours du récital d’Amália Rodrigues à l’Olympia en janvier 1992, elle contient un inédit. La captation est artisanale, réalisée probablement depuis le pied de la scène au moyen d’un appareil photo de l’époque ; le son en est très mauvais, de sorte que même la présentation de la chanson, effectuée en français, est difficilement audible. Quelques bribes sont intelligibles et permettent de reconstituer le discours : il est question d’un « hommage » à « un grand ami à moi […], Alain Oulman », et de la « dernière musique » qu’il ait composée.  La fin est plus claire : « … très triste […] mais je le chante parce que moi aussi je suis triste, comme lui était. D’Alain, Padroiera [c’est le titre]. Pedro Homem de Melo e Alain Oulman. »

Padroiera (« patronne », ou « sainte patronne ») est donc la dernière composition d’Alain Oulman, sur un poème de Pedro Homem de Melo (1904-1984) – dont je n’ai trouvé aucune trace sur l’Internet. Et j’ai eu beau écouter, réécouter cette vidéo, ainsi que l’enregistrement d’une répétition qu’on trouve sur le Web et dont le son est à peine moins mauvais, je n’y comprends quasiment rien. Quelques vers complets, quelques lambeaux par ci par là, c’est tout. Il est vrai que mon portugais ne s’améliore pas, au contraire.

Le poème est fait que quatre quatrains, tous suivis du même vers en forme de refrain : « Nossa Senhora não quis » (« Notre Dame ne l’a pas voulu »). Le premier quatrain commence par « Rosa que eu trago em meu seio » (« Rose que je porte à la poitrine ») et se clôt par « Mas o amor nunca mais veio » (« Mais l’amour n’est plus jamais venu »). Le dernier pourrait être (sans certitude aucune) :

Perdão perdão Padroiera
P’ra fazer o que desfiz
Só sei cantar à maneira
Do povo do meu país

Pardon, pardon, sainte patronne,
Pour faire ce que j’ai défait
Je ne sais que chanter
Comme le peuple de mon pays.

Je ne suis raisonnablement sûr que des deux derniers vers.

Amália Rodrigues chantera à nouveau Padroiera au Coliseu dos recreios à Lisbonne, lors du dernier récital de sa vie, en décembre 1994 (il en existe un enregistrement, dont l’écoute est cruelle). Elle était à l’époque extrêmement affaiblie par un cancer des poumons, dont elle sera opérée l’année suivante. Sa voix n’y survivra pas : détruit, le chant ne reviendra jamais.

Tarantella del Gargano

4 octobre 2019

Une friandise pour commencer cette fin de semaine : la délicieuse et célèbre Tarantella del Gargano. Il en existe une pléthore d’enregistrements. En voici deux. Le premier par Giuseppe (dit Pino) De Vittorio, né une veille de Noël à Leporano dans les Pouilles, accompagné par la Cappella della Pietà de’ Turchini, ensemble de musique ancienne dirigé par Antonio Florio. Le second par l’éclectique Napolitain Daniele Sepe avec la chanteuse Brunella Selo.

Pino De Vittorio | Tarantella del Gargano. Paroles et musique traditionnelles (Italie, XVIIe siècle).
Pino De Vittorio, ténor ; Cappella della Pietà de’ Turchini, ensemble instrumental et vocal ; Antonio Florio, dir.
1ère publication dans l’album Oh cielo, oh ammore (Cantate Napoletane dell’età barocca ; I). Italie, ℗ 1992.

Sta donnì, accomme j’eia fà p’ amà ‘sta donni?
Ah de rose ce l’eja fà nu bellu giardini,
‘ndorne pe ‘ndorni l’eja annammurari,
di preta preziosi e ori fini,
ammezzi ‘nce l’eja cavà ‘na brava funtani,
j’eja fà corri l’acqua surgentivi,
‘ncoppa ce lu metto n’auciello a cantari.
Cantavi e repusavi bella dicevi:
e pi vui so’ addivintati n’auciello,
pi farimi ‘nu suonno accanto a voi bella madonna.
Me l’ha fatto ‘nnammurà la cammenatura e lu parla’,
si bella tu nun ce jve ‘nnammura’ nun me facive,
ah uei lì uei llà.
Ah pi ‘nciuè ‘sta ‘ncagnata che vuò da me,
mammeta lu sape e lo vò dicere pure a me.
Anonyme (Italie, XVIIe siècle). Tarantella del Gargano.
Comme c’est généralement le cas des chansons populaires, les paroles ne sont pas fixées. Celles transcrites ici sont données à titre indicatif.

Daniele Sepe | Tarantella del Gargano. Paroles et musique traditionnelles (Italie, XVIIe siècle).
Brunella Selo, chant ; ensemble instrumental ; Daniele Sepe, dir.
Extrait de l’album Vite perdite / Daniele Sepe. Italie, ℗ 1993.

Dona Filipa | Miguel Amaral & Yuri Reis

28 septembre 2019

En tant que duo, ils débutent. Mais Miguel Amaral (guitare portugaise) et Yuri Reis (guitares) sont deux musiciens chevronnés, le premier s’intéressant davantage à la musique portugaise, le second à celle du Brésil et notamment au choro. Originaires de Porto l’un et l’autre, ils cultivent soigneusement cette identité septentrionale et se prévalent de l’influence de maîtres locaux, tels que José Fontes Rocha (1926-2011) ou José Nunes (1916-1979) dont ils exécutent ici une des compositions.

Leur premier album, Saudade, sort en octobre.

Miguel Amaral & Yuri Reis | Dona Filipa. José Nunes, musique.
Miguel Amaral, guitare portugaise ; Yuri Reis, « violão de 7 cordas » (guitare brésilienne à 7 cordes). Extrait de l’album Saudade, Portugal, 2019 (à paraître).
Vidéo : Krystallenia Batziou, réalisation. Portugal, 2018.

Par comparaison, voici Dona Filipa dans l’interprétation de son auteur. José Nunes, bien que natif de Porto, est arrivé à Lisbonne à l’âge de six ans : son jeu est en effet très lisboète. Il a été l’un des accompagnateurs d’Amália Rodrigues comme le sera, après lui, José Fontes Rocha.

José Nunes (1916-1979) | Dona Filipa. José Nunes, musique.
José Nunes, guitare portugaise ; Francisco Perez Andion (« Paquito »), guitare. Portugal, date inconnue (années 1960?).

Contondant

28 septembre 2019

Soudain à bout de patience vous lui diriez : « Écoutez, vous m’horripilez, je ne sais pas ce qui me retient de vous frapper » mais, alarmé dans le moment même de l’énonciation de cette répartie par l’éclatante, l’effrayante matérialité du mot « frapper », vous le remplaceriez in extremis par le mot « contondre » :
« Écoutez, vous m’horripilez, je ne sais pas ce qui me retient de vous contondre », de sorte qu’au lieu
de vous rétorquer, avec sur le visage une expression de joie et d’ironie : « Alors frappez, qu’est-ce
que vous attendez ? Frappez ! Frappez donc ! » vous le verriez surpris par l’acrimonie de votre sortie mais incapable de la déchiffrer dans sa totalité et, tout à coup privé de sa contenance, répondant piteusement, au bout d’un temps d’embarras bien perceptible (une seconde à peine, qui lui aura semblé interminable) : « Comment ? »

À vous de tirer parti de cet avantage inespéré, qui ne serait que momentané.

À toutes fins utiles, « contondre » se conjugue comme « confondre » : « En effet, toutes les plaies contuses, quelque légeres qu’elles soient , éprouvent toujours les accidents de la stupeur. » Jean-Baptiste Pressavin (1734-18??). Nouveau traité des vapeurs, ou Traité des maladies des nerfs, dans lequel on développe les vrais principes des vapeurs. Lyon, 1770.

Ou bien : il ne marquerait aucune stupeur et répliquerait aussitôt, ne doutant aucunement de lui-même (ses yeux oranges animés tout à coup d’un éclat singulier) : « Alors contondez, qu’est-ce que vous attendez ? Pourquoi vous retenir ? Contondez-moi ! »

Cette hypothèse vous serait moins favorable.

Toulouse (Occitanie, France), passerelle de la Viguerie, août 2019

Ricardo Ribeiro | Alla luna (Leopardi)

23 septembre 2019

Ricardo Ribeiro n’est pas un fadiste comme les autres. Soit qu’il rapproche le Fado du Flamenco ou des musiques du Proche-Orient, soit qu’il s’en éloigne comme dans son singulier dernier album, Respeitosa mente (2019), réalisé en collaboration avec le compositeur et pianiste João Paulo Esteves da Silva. Ce dernier est responsable de la majorité des musiques de l’album, souvent ajustées à ses propres textes. Ici cependant sa composition honore rien moins qu’un des Canti (« Chants ») du grand poète et philosophe Giacomo Leopardi (1798-1837).

Pour ses débuts dans la langue italienne, on ne peut pas dire que Ricardo Ribeiro ait choisi de la gnognotte.

Ricardo Ribeiro | Alla luna. Poème de Giacomo Leopardi ; João Paulo Esteves da Silva, musique.
Ricardo Ribeiro, chant ; João Paulo Esteves da Silva, piano ; Jarrod Cagwin, percussions. Extrait de l’album Respeitosa mente / Ricardo Ribeiro. Portugal, ℗ 2019.

O graziosa Luna, io mi rammento
che, or volge l’anno, sovra questo colle
io venia pien d’angoscia a rimirarti:
e tu pendevi allor su quella selva,
siccome or fai, che tutta la rischiari.
Ma nebuloso e tremulo dal pianto,
che mi sorgea sul ciglio, alle mie luci
il tuo volto apparia, ché travagliosa
era mia vita: ed è, né cangia stile,
o mia diletta Luna. E pur mi giova
la ricordanza, e il noverar l’etate
del mio dolore. Oh come grato occorre
nel tempo giovanil, quando ancor lungo
la speme e breve ha la memoria il corso,
il rimembrar delle passate cose,
ancor che triste, e che l’affanno duri!
Giacomo Leopardi (1798-1837). Canti, XIV, Alla luna (1819).

………

Ô gracieuse lune, je me souviens qu’il y a un an je venais sur cette colline te regarder, plein d’angoisse : et tu te suspendais alors, comme tu fais maintenant, sur cette colline que tu éclaires tout entière. Mais, nuageux et tremblant des larmes qui baignaient mes cils, apparaissait ton visage à mes yeux : car douloureuse était ma vie, et elle l’est encore et n’a pas changé, ô ma lune chérie. Et cependant j’aime à me souvenir et à calculer l’âge de ma douleur. Oh ! comme il est doux, au temps de la jeunesse, quand la carrière de l’espérance est encore longue et celle de la mémoire encore courte, de se rappeler les choses passées, même tristes, et même si le chagrin dure encore !
Giacomo Leopardi (1798-1837). Chants, XIV, À la lune (1819). Traduction par François-Alphonse Aulard (1880). Dans : Poésies et œuvres morales de Leopardi / première traduction complète… par F.-A. Aulard,…. précédée d’un essai sur Leopardi / par F.-A. Aulard,… Paris, A. Lemerre, 1880, Tome 1, p. 273. Consultable en ligne sur Gallica.

Françoise Hardy, Serge Gainsbourg | L’anamour (1968)

18 septembre 2019

Il paraît qu’elle ne va pas bien en ce moment, Françoise Hardy. Vous vous souvenez de L’anamour ? 1968, pensez… Quelle époque !

Je crois avoir lu quelque part que de toutes les chansons de Gainsbourg qu’elle a chantées, celle-ci, L’anamour, est une de celles qu’elle aimait le moins. Elle disait que les paroles n’avaient ni queue ni tête, qu’elles ne voulaient rien dire. Avec le temps, elle a peut-être découvert que les jongleries verbales typiquement gainsbourgeoises dont est fait le texte cachent cependant un « sujet » (ou du moins une situation), un peu confus il est vrai, et au fond sans grande importance. Mais à l’époque, Gainsbourg, en parfait macho qu’il était, s’était probablement bien gardé de lui en fournir le moindre indice.

Il a d’ailleurs enregistré, à peu près en même temps que Françoise Hardy, sa propre version de L’anamour – comme il le fera l’année suivante pour Les sucettes, infligées deux ans plus tôt à l’infortunée France Gall. Le disque (un « 45 tours » comportant sur sa face B le fameux 69, année érotique) est sorti en décembre 1968 – sa manière à lui de clore cette année bouleversante. Celui de Françoise Hardy (qui contenait aussi Comment te dire adieu et une adaptation française de Suzanne de Leonard Cohen) l’avait précédé de quelques semaines à peine.

Or, même à supposer que le sujet de L’anamour échappe à la chanteuse, c’est paradoxalement elle, grâce à son interprétation dépourvue d’effets qui est sa marque depuis toujours, qui met le mieux en valeur le chaos soigneusement ouvragé du texte en l’enveloppant d’un nimbe onirique. Gainsbourg au contraire a tendance à souligner ses propres trouvailles, ce qui leur donne parfois le caractère un peu puéril d’une plaisanterie potache (la rime pas là / pâli par exemple).

Françoise Hardy | L’anamour. Serge Gainsbourg, paroles et musique.
Françoise Hardy, chant ; orchestre dirigé par Mike Vickers. France, novembre 1968.
Vidéo : aucune information trouvée. France(?), vers 1968.

Aucun Boeing sur mon transit
Aucun bateau sous mon transat
Je cherche en vain la porte exacte
Je cherche en vain le mot exit

Je chante pour les transistors
Ce récit de l’étrange histoire
De mes anamours transitoires
De Belle au Bois Dormant qui dort

Je t’aime et je crains
De m’égarer
Et je sème des grains
De pavot sur les pavés de l’anamour

Tu sais ces photos de l’Asie
Que j’ai prises à deux cents ASA*
Maintenant que tu n’es pas là
Leurs couleurs vives ont pâli

J’ai cru entendre les hélices
D’un quadrimoteur mais hélas
C’est un ventilateur qui passe
Au ciel du poste de police

Je t’aime et je crains
De m’égarer
Et je sème des grains
De pavot sur les pavés de l’anamour
Serge Gainsbourg (1928-1991). L’anamour (1968).
* L’échelle ASA (pour : American Standards Association) est une ancienne échelle de mesure de la sensibilité à la lumière des pellicules photographiques.

Serge Gainsbourg (1928-1991) | L’anamour. Serge Gainsbourg, paroles et musique.
Bande son : Serge Gainsbourg, chant ; Arthur Greenslade, arrangements et direction. France, décembre 1968.
Vidéo : séquences extraites du film Slogan (France, 1969). Pierre Grimblat, réalisation ; Francis Girod, Pierre Grimblat et Melvin Van Peebles, scénario ; Serge Gainsbourg, Jane Birkin, Juliet Berto, Daniel Gélin, …, acteurs.

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