Google’s truc en plume
C’est difficile les langues étrangères, tu sais. Même pour Google, qui exhibe ses muscles et son QI sur tous les ordinateurs du monde.
Mettons le mot pena, en portugais : il veut dire peine, chagrin (du latin poena), et aussi plume (du latin penna). Une chausse-trape, mais Google est balaise. Tiens par exemple, on n’a qu’à lui faire traduire Lágrima, d’Amália tu sais ?, qui commence ainsi : « Cheia de penas, cheia de penas me deito, e com mais penas, com mais penas me levanto », « Pleine de tristesse et de peine je m’endors, plus triste encore je m’éveille »
Allez un clic, voyons le résultat.
Ah, mais ça alors ! Google fait la mauvaise pioche ! Et vraiment… on pourrait croire qu’il a bu, fumé, enfin qu’il est en proie à une divagation de l’esprit.
Et le reste de la traduction est tout aussi étonnant… La fin surtout, à rester coi.
Lágrima / Amália Rodrigues, chant, paroles ; Carlos Gonçalves, musique, guitare portugaise ; José Fontes Rocha, guitare portugaise ; Jorge Fernando, guitare ; Joel Pina, guitare basse acoustique. 1983.
La vidéo source sur laquelle j’ai ajouté la Google translation se trouve ici, et le texte soumis au robot traducteur de Google était le suivant :
Lágrima
Cheia de penas
Cheia de penas me deito
E com mais penas
Com mais penas me levanto
No meu peito
Ja me ficou no meu peito
Este jeito
O jeito de te querer tanto
Desespero
Tenho por meu desespero
Dentro de mim
Dentro de mim o castigo
não te quero
Eu digo que não te quero
E de noite
De noite sonho contigo
Se considero
Que um dia hei-de morrer
No desespero
Que tenho de te não ver
Estendo o meu xaile
Estendo o meu xaile no chao
Estendo o meu xaile
E deixo-me adormecer
Se eu soubesse
Se eu soubesse que morrendo
Tu me havias
Tu me havias de chorar
Uma lagrima
Por uma lagrima tua
Que alegria
Me deixaria matar
Lágrima / Amália Rodrigues.
Je dois la matière de ce billet à mon collègue 27.7, qui le premier a réalisé l’expérience de la traduction automatique de Lágrima. Un grand moment.
L. & L.
Musica Nuda à Toulouse fin mars
Toulouse, place Sain-Aubin, 20 février 2011.
Ni une ni deux évidemment.
Mince, je ne sais pas si je vais pouvoir.
Una carezza in un pugno / Musica nuda, groupe vocal et instrumental (Petra Magoni, chant ; Ferruccio Spinetti, contrebasse) ; Adriano Celentano, paroles et musique ; Renaud de Foville, images.
A mezzanotte sai
che io ti penserò
ovunque tu sarai sei mia.
E stringerò il cuscino fra le braccia
mentre cercherò il tuo viso
che splendido nell’ombra apparirà.
Mi sembrerà di cogliere
una stella in mezzo al ciel
così tu non sarai lontano
quando brillerai nella mia mano.
Ma non vorrei che tu
a mezzanotte e tre
stai già pensando a un altro uomo
mi sento gia sperduto
e la mia mano dove prima tu brillavi
e’ diventata un pugno chiuso, sai.
Cattivo come adesso non lo sono stato
e quando mezzanotte viene
se davvero mi vuoi bene
pensami mezz’ora almeno
e dal pugno chiuso
una carezza nascerà.
E stringerò il cuscino tra le braccia
mentre cercherò il tuo viso
che splendido nell’ombra apparirà.
Ma non vorrei che tu
a mezzanotte e tre
stai gia pensando a un altro uomo
mi sento gia sperduto
e la mia mano dove prima tu brillavi
e’ diventata un pugno chiuso, sai.
Cattivo come adesso non lo sono stato
e quando mezzanotte viene
se davvero mi vuoi bene
pensami mezz’ora almeno
e dal pugno chiuso
una carezza nascerà.
E stringerò il cuscino tra le braccia
mentre cercherò il tuo viso
che splendido nell’ombra apparirà.
Una carezza in un pugno / Adriano Celentano.
L. & L.
Musica Nuda — Site officiel
Musica Nuda sur MySpace
—
Jeudi 31 Mars 2011, 20h30
Toulouse (31 – Haute-Garonne) – Salle Nougaro
20, chemin de Garric
31000 Toulouse
Tél : +33 (0)1.42.23.15.15
15 € à 20 € (prix indicatif)
Voir ce concert sur le site du théâtre
Et à Lisieux (Calvados) le jeudi 24 mars, Boulogne-Billancourt (Hauts-de-Seine) le vendredi 25 mars, Valence (Drôme) le vendredi 1er avril, Montlouis sur Loire (Indre-et-Loire) le samedi 2 avril, Alfortville (Val-de-Marne) le vendredi 20 mai.
Un week-end à Lesconil
Lesconil (Finistère), 27 février 2011.
Ma nièce, pas encore 6 ans, à qui je demande si elle a vu ma sœur aînée récemment, me répond :
Mais, elle n’a pas été emportée par ses toilettes ?
Cela de cet air qui signifie que le fait est de notoriété publique et que j’aurais dû en avoir connaissance moi-même, teinté dans son cas de gentillesse, un « pauvre tonton » implicite.
Lesconil (Finistère), 27 février 2011.
L. & L.
Quand on est une femme
Tiens, pour te reposer un peu de la tension du chant de Zambujo (il faut cliquer sur l’image pour accéder à la vidéo).
PJ Harvey — This is love (2000).
Elle ressemble à Laure Adler, PJ Harvey.
Je suis allé la voir l’autre jour, à la librairie Ombres blanches à Toulouse (Laure Adler, pas PJ Harvey). C’était à propos de son livre sur Françoise Giroud, c’est de ça qu’elle parlait. La salle était pleine, je suis resté debout tout le temps, au fond, je la voyais à peine. Je ne sais pas combien de temps ça a duré, deux heures je crois, deux heures de quasi fascination. C’est devenu très rare les personnes qui maîtrisent le discours à ce point, entièrement ; le cheminement de ce qui est dit, ou plutôt de ce qui est à dire, à partir d’une question posée : pas de réponse directe, il faut d’abord poser les jalons nécessaires, dégager le terrain, tracer la route — jamais elle ne se perd — et puis elle va au but. Ensuite elle continue sur sa lancée : les environs de la réponse à la question posée sont intéressants eux aussi.
Et elle a une voix, la même qu’à la radio (il n’y avait pas lieu de s’en étonner, mais ça m’épatait quand même), une voix de conteuse, une voix de marchande de légumes.
Une fois elle est allée voir Françoise Giroud chez elle, ça devait être sa première visite. Elle dit que Françoise Giroud est venue ouvrir elle-même, qu’elle l’a examinée de la tête aux pieds, complètement, à la mettre légèrement mal à l’aise, avant de lâcher le verdict : « Écoutez Laure, quand on est une femme, on ne met pas des collants opaques ».
(Quand est-ce qu’on en met alors ?)
Elle évoque une conversation qu’elle a eue avec Simone Weil — qui était dans une relation de rivalité avec Françoise Giroud au moment où elles étaient l’une et l’autre au gouvernement, du temps de Giscard. Elle rapporte les propos de Simone Weil, elle s’emporte, elle devient véhémente, et spontanément elle prend la voix et les intonations de la ministre ; et puis elle redevient elle-même : « Mais calmez-vous Simone ! Elle est mooorte ! »
La passion absolue de « Françoise » pour JJSS, le déchirement lorsqu’il l’abandonnera pour une secrétaire. Les mecs, tous les mêmes.
Et les 48 lettres anonymes qu’elle lui enverra, lettres d’insulte, violemment antisémites.
Librairie Ombres blanches, Toulouse. — Laure Adler, 19 février 2011.
Des lettres d’amour peut-être.
L. & L.
—
Adler, Laure (1950-….)
Françoise (2011)
Françoise / Laure Adler. — B. Grasset, 2011.
1 volume (490 pages, [16] pages de planches) : ill. ; 23 cm.
Bibliographie p. [485]-486. – Bibliographie de Françoise Giroud (p. [487]-488).
ISBN 978-2-246-75921-8 (br.) : 22 €
António Zambujo — Pelo toque da viola
Voir l’article détaillé : A música portuguesa a gostar de António Zambujo
………
Là, je ne dis rien.
Regarde la vidéo en plein écran (clique sur l’icône juste à gauche de « vimeo » en bas à droite).
Pelo toque da viola / António Zambujo, chant, guitare ; paroles et musique traditionnelles (Alentejo) ; vidéo Tiago Pereira. Lisbonne, 2 mars 2011.
Ó luar da meia-noite
Não digas à minha amada
Que eu passei à rua dela
Às quatro da madrugadaPelo toque da viola,
Já sei as horas que são.
Ainda não é meia-noite,
Já te dei um bom serão!
Já te dei um bom serão,
Vai dormir vai descansar,
Vai dormir vai descansar,
Amor do meu coração!Suspirava por te ver,
Já matei a saudade,
Uma ausência custa muito,
A quem ama com verdade!
Pelo toque da viola / paroles et musique traditionnelles (Alentejo).
Vittore Carpaccio — Sant’Agostino nello Studio (1502). Venezia, Scuola di San Giorgio degli Schiavoni
………
António Zambujo — site officiel
António Zambujo sur Myspace
A música portuguesa a gostar dela própria sur Vimeo
A Laurindinha / Cristina Branco, chant ; Bernardo Couto, guitare portugaise ; Carlos Manuel Proença, guitare ; João Paulo Esteves da Silva, piano ; Bernardo Moreira, contrebasse ; Ricardo J. Dias, accordéon ; Miguel Farias, paroles ; João Paulo Esteves da Silva, musique.
Revoici Cristina Branco, voix impeccable, silhouette toujours parfaite. (Quant à la coiffure, ça se discute.)
On peut en furetant sur l’Internet se faire une idée de son nouvel album — on peut même se le procurer puisqu’il est sorti il y a quelques jours au Portugal. Il s’appelle Não há só tangos em Paris, c’est à dire Il n’y a pas que du tango à Paris, et devrait connaître une sortie internationale fin avril.
Paris : une chanson de Brel, Les désespérés, un choix de bon goût, qui lui va bien à la voix. L’invitation au voyage, de Baudelaire, sur une musique inattendue de João Paulo Esteves da Silva, talentueux pianiste portugais (et ancien Parisien).
Paris, lié au tango. Il y en a dans l’album, dont un du répertoire de Carlos Gardel tant qu’à faire, Anclao en Paris, Échoué à Paris, où on rêve de Buenos Aires. (Le sait-elle, Cristina B., que Gardel est né à Toulouse ?)
Paris, lié aussi au fado : c’est à partir de là que la voix d’Amália s’est répandue dans le monde. Deux fados traditionnels font partie du programme, le Fado Súplica (Se não chovesse tanto, S’il ne pleuvait pas autant, poème de Manuela de Freitas) et le Fado Menor do Porto (Não é desgraça ser pobre, Être pauvre n’est pas un malheur, du répertoire d’Amália). Ils sont chantés à la Cristina Branco, qui n’est pas une fadiste.
Lisbonne-Paris, Paris-Buenos Aires, La Havane (Dos gardenias, un bolero connu), de là à Montevideo pour la milonga, Paris encore où toutes ces musiques se rencontreraient, retour au Portugal. Etc.
À ce qu’il paraît, un album réussi (je n’avais pas aimé le précédent, Kronos ; je n’en ai même pas parlé).
L. & L.
Invitation au voyage / Cristina Branco, chant ; Bernardo Couto, guitare portugaise ; Carlos Manuel Proença, guitare ; João Paulo Esteves da Silva, piano ; Bernardo Moreira, contrebasse ; Ricardo J. Dias, accordéon ; Charles Baudelaire, poème ; João Paulo Esteves da Silva, musique.
Branco, Cristina
Não há só tangos em Paris (2011)
Não há só tangos em Paris / Cristina Branco, chant ; Bernardo Couto, guitare portugaise ; Carlos Manuel Proença, guitare ; João Paulo Esteves da Silva, piano ; Bernardo Moreira, contrebasse ; Ricardo J. Dias, accordéon, arrangements ; Ana Cláudia Serrão, André Ferreira, Carlos Gomes, Marco Pereira, violoncelle ; Jorge Reis, saxophone ; Lars Arens, trombone. — [Portugal] : Universal music Portugal, 2011.
Emarcy. — EAN 602527633893.
CD+DVD : Disponible sur Fnac (Portugal)
CD : Disponible sur CDGO, Fnac (Portugal)
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Mercredi 18 Mai 2011, 19h30
Paris (75 – Paris) – La Cigale
120, boulevard de Rochechouart
75018 Paris
Tél : +33 (0)1.42.23.15.15
33 € (prix indicatif)
Voir ce concert sur le site du théâtre
Vendredi 1er Juillet 2011, 22h00
La nuit du fado. 1ère partie : António Zambujo
Châteauvallon (83 – Var) – Centre national de création et de diffusion culturelle
795, chemin de Châteauvallon
83190 Ollioules
Tél : +33 (0)4.94.22.02.02
12 à 24 € (prix indicatif)
Voir ce concert sur le site du théâtre
Et à Cenon (Gironde) le jeudi 19 mai, Narbonne (Aude) le vendredi 20 mai, Vierzon (Cher) le jeudi 26 mai, Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) le vendredi 27 mai (il y sera, Rocard ?), Combs-la-Ville (Seine-et-Marne) le samedi 28 mai, Aurillac (Cantal) le mardi 31 mai.
Un après-midi au Cambodge

Temple d’Angkor Vat = ប្រាសាទអង្គរវត្ត, Cambodge. Photo extraite de Flickr, © michelrenaudeau
Hier après-midi je suis allé chez le coiffeur, chose que je ne parvenais pas à faire depuis deux semaines.
Ils sont deux dans cette boutique, le patron, la trentaine, des traces d’accent anglais, et un jeune homme à la peau mate dont la coiffure évoque comment dire… t’est-il arrivé déjà de dépoter une plante ? La motte de terre a pris la forme du pot : c’est cela qu’évoque la chevelure du jeune homme, mais il faudrait imaginer un pot non pas en cône tronqué comme ils le sont en général, mais ce cône comme penché sous l’effet d’un souffle. (Nulle plante fichée dedans.)
Le patron étant occupé (c’est à lui que j’ai affaire habituellement) c’est entre les mains de ce jeune homme que je me suis trouvé. Il était jovial, prêt à parler de tout. Évidemment il m’a demandé ce que je faisais dans la vie, c’est l’amorce classique des conversations avec les coiffeurs, et j’ai toujours beaucoup de mal à les renseigner. Je dis que je suis bibliothécaire mais que je ne travaille pas dans une bibliothèque. Il avait l’air de comprendre, un peu plus il aurait manifesté de l’intérêt. Il m’a demandé : alors qu’est-ce qu’on fait ? Je lui ai répondu : ce que vous voulez. Il a ouvert de grands yeux dans le miroir, il a dit : c’est vrai ? J’ai dit oui, comme vous voulez. Il en était presque ému.
On a recommencé à parler de mon métier, il a voulu savoir si j’allais à l’étranger parfois. J’ai répondu oui, par exemple dans trois semaines je vais à Lisbonne. En Asie jamais ? J’ai dit non, en Asie jamais, du moins pas encore. Ce qu’il voulait c’était en venir au Cambodge dont sa famille est originaire. Il y retourne cet été, tout seul (il ne veut s’encombrer de personne, le Cambodge il veut l’avoir tout à lui), son intention est de s’y établir, d’y créer une entreprise à lui, un salon de coiffure. À Phnom-Penh ? Non, ailleurs, dans d’autres villes. Il en a dit les noms, je n’en ai reconnu aucun. Dans l’une de ces villes, mais à la capitale, non. Plusieurs fois il a parlé de « la capitale » sans la nommer et en baissant légèrement la voix, comme si le nom de cette ville portait une tache, comme s’il fallait le camoufler sous un euphémisme. Je ne sais pas s’il y avait une raison.
Il parlait de l’empire khmer, l’un des grands empires du monde, des temples, des gens, les Cambodgiens si gentils, si serviables, mais cela pour cinq à dix ans encore, pas davantage : car dès que l’argent viendra, ils seront comme les Thaïs.
L. & L.
Mísia, José Fialho, Paulo Bragança
Mísia est à partir de demain mardi au théâtre des Bouffes du Nord à Paris, pour six représentations d’un spectacle qui est aussi la matière de son album à paraître : Senhora da noite.
Que fazes aí Lisboa ? / Mísia, chant ; José Manuel Neto, guitare portugaise ; Carlos Manuel Proenca, guitare ; Luis Cunha, violon ; Mário Gonçalves, paroles ; Arlindo Duarte de Carvalho, musique. Enregistré en 2007 à Paris, théâtre des Bouffes du Nord.
Senhora da noite, « Dame de la nuit » : ce titre dit plusieurs choses. Il dit que le fado est une activité nocturne, exercée surtout — quoique sans exclusive — par des femmes. Il dit aussi que les femmes du fado ont été longtemps des prostituées. C’est dans l’ouvrage de Rui Vieira Nery je crois, que j’ai lu que dans les années 60 et 70 encore, alors qu’il n’y avait pas de loges dans les maisons de fado, pas d’endroit pour se changer et se préparer, les chanteuses qui venaient travailler, déjà en costume et maquillage de scène, se faisaient insulter dans la rue par les hommes, ceux-là même qui allaient les applaudir plus tard dans la nuit. Senhora da noite , aussi parce que les textes en sont écrits exclusivement par des femmes, Lídia Jorge, Florbela Espanca, Hélia Correia, Amália Rodrigues, Aldina Duarte, Amélia Muge, Rosa Lobato Faria, Adriana Calcanhotto, Mísia elle-même.
Si tu comprends le portugais, regarde cette interview réalisée le 1er février dernier à la télévision portugaise (RTP2). L’émission s’appelle Bairro Alto. L’animateur, José Fialho, en est extrêmement charmant, on aimerait être interviewé par lui… Mísia parle de sa carrière, de sa vie — ses deux familles absolument dissemblables, portuane et austère du côté paternel, catalane et bohème quant à son ascendance maternelle. Son père ingénieur à la nature réservée, beau dit-elle, tenant de Jean Gabin et de Jean-Paul Belmondo (jeunes, j’espère) ; sa mère danseuse, un personnage « de dessin animé », sa grand-mère maternelle, ancienne « semi-vedette frivole » (sic), et elle à vouloir chanter le fado.
Elle dit que Porto (la ville du père, donc) est une ville virile, à l’inverse de Lisbonne. Et Paris, homme ou femme ? veut savoir le jeune homme extrêmement charmant. La réponse de Mísia, qui y a vécu cinq ans, est d’autant plus amusante qu’elle vient très spontanément et fait rire le jeune homme, un rire extrêmement charmant.
Elle parle de ses tentatives de suicide en 2008.
(Parfois elle me fait penser à ma sœur aînée — qui heureusement pour tout le monde n’est pas devenue fadiste.)

Bairro Alto (RTP2), émission du 1er février 2011. Mísia, interviewée ; José Fialho Gouveia, intervieweur.
Elle donne aussi son opinion sur la mode actuelle du fado et la nouvelle génération de chanteurs, disant combien les choses ont changé depuis ses débuts à elle, alors que ce genre souffrait encore au mieux d’une grande indifférence, autant au Portugal (où il ne s’était pas encore entièrement relevé de l’image qui était la sienne pendant la période salazariste) qu’à l’étranger. Et comme souvent, elle fait référence à Paulo Bragança, qui lui aussi dans ces années-là chantait le fado d’une manière inédite, provocatrice. Il a pratiquement disparu de la circulation, depuis. Le voici en 1993 dans Cansaço, un des plus beaux fados du répertoire d’Amália :
Cansaço / Paulo Bragança, chant ; Luís de Macedo, paroles ; Joaquim Campos da Silva, musique (fado Tango). Enregistré en juin 1993 à Toronto (Canada).
L. & L.
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Mísia en concert
Mardi 15 Février – Samedi 19 Février 2011, 21 h 00, Dimanche 20 Février 2011, 16 h 00
Senhora da noite
Paris (75 – Paris) – Théâtre des Bouffes du Nord
37 bis, bd de la Chapelle
75010 Paris – Métro La Chapelle
Tél (réservations) : +33 (0)1 46 07 34 50
18 € à 28 € (tarif indicatif)
Voir ce concert sur le site du théâtre
Jeudi 24 Mars 2011, 21 h 00
Festival Chorus
Sèvres (92 – Hauts-de-Seine) – Le Sel
47, Grande Rue
92310 Sèvres
Tél (réservations) : +33 (0)1 41 14 32 34
Tél (renseignements) : +33 (0)1 41 14 32 32
8 € à 30 € (tarif indicatif)
Voir ce concert sur le site du théâtre
Samedi 7 Mai 2011, 21 h 00
Senhora da noite
Béthune (62 – Pas-de-Calais) – Théâtre Municipal
Boulevard Victor Hugo
62400 Béthune
Tél : +33 (0)3 21 64 37 37
15 € à 18 € (tarif indicatif)
Voir ce concert sur le site du théâtre
200e — Soupir

Le 100e billet était pour Amália Rodrigues, il faudrait lui consacrer le 200e aussi, d’autant qu’António Zambujo vient de lui ravir la première place dans le nuage de tags, 33 billets contre 32, chose intolérable, anormale.
J’attends depuis un dizaine de jours une commande faite au Portugal, la réédition de Com que voz (1970), considéré par beaucoup non seulement comme le chef d’œuvre d’Amália, mais comme le sommet le plus élevé de toute la discographie du fado, cette fois accompagné d’un second CD de versions inédites et d’un solide livret, un sujet idéal pour un 200e billet, mais la commande tarde à apparaître.
Il y a aussi que rien ne me vient, je n’ai rien, ni énergie ni envie. Il n’y a qu’à se taire, à baisser le rideau.
Disons que ce serait l’entracte.
L. & L.
António Zambujo à Paris et Dijon cette semaine
António Zambujo est de retour en France. Il participera demain jeudi 27 janvier aux concerts gratuits que Fip donne pour son quarantième anniversaire, avant de se rendre à Dijon (vendredi 28) pour un spectacle prévu de longue date. Le 2 avril il sera à Brive, puis à Châteauvallon dans le Var, en première partie d’une « nuit du fado » dont Cristina Branco assure la seconde (1er juillet), enfin à Lyon pour les Nuits de Fourvière (9 juillet). Attention, la programmation de l’édition 2011 n’est pas encore visible sur le site des Nuits de Fourvière.
Vendredi 28 Janvier 2011, 20h30
Dijon (21 – Côte d’Or) – Théâtre des Feuillants (ABC Dijon)
9, rue Condorcet
21000 Dijon
Tél : 03.80.76.80.80
24 € (prix indicatif)
Voir ce concert sur le site du théâtre


