Adulte ? Jamais.

Venant de Montpellier, Toulouse fait un peu campagne. Un samedi comme celui-ci, nuageux et doux, elle est effervescente et joviale comme un gros marché.
Place Saint-Georges sont rassemblés tous les chocolatiers de la ville, qui sont incroyablement nombreux. Une cohue sur cette place ! Le monde a envie de chocolat et de douceur. Ça sent bon hein ? Oooh des canelés regarde, des canelés ! L’accent toulousain est d’une grande efficacité quant à l’expression des émotions, aussi ténues soient-elles.
Je suis allé à Ombres blanches, sans même me rendre compte que j’y allais. Resté là un long moment comme chaque fois, deux heures peut-être. Deux beaux jeunes hommes, sauf un qui vu de face ne l’était pas. Je lis les premières pages, ou seulement les premières lignes ; un chapitre entier d’un livre que j’ai finalement laissé — j’en avais déjà quatre en main –, un récit dont le personnage principal est Laura Betti — « la Folle » — et le lieu le fonds Pasolini dont elle s’occupait avec une passion excessive d’après ce livre, Quelque chose d’écrit (Qualcosa di scritto), d’un certain Emanuele Trevi. Je le note ici comme pense-bête, pour plus tard.
L’un des quatre (le troisième) est précisément un recueil de poèmes de Pasolini.
Adulto? Mai — mai come l’esistenza
che non matura — resta sempre acerba,
di splendido giorno in splendido giorno —
io non posso che restare fedele
alla stupenda monotonia del mistero.
Ecco perché, nella felicità,
non mi sono abbandonato — ecco
perché nell’ansia delle mie colpe
non ho mai toccato un rimorso vero.
Pari, sempre pari con l’inespresso,
all’origine di quello che io sono.
Pier Paolo Pasolini (1922-1975). Extrait de Roma 1950. Diario (1950).Adulte ? Jamais. Jamais : comme l’existence
Qui ne mûrit pas, reste toujours verte,
De jour splendide en jour splendide.
Je ne peux que rester fidèle
À la merveilleuse monotonie du mystère.
Voilà pourquoi, dans le bonheur,
Je ne me suis jamais abandonné. Voilà
Pourquoi, dans l’angoisse de mes fautes
Je n’ai jamais atteint un remords véritable.
Égal, toujours égal à l’inexprimé
À l’origine de ce que je suis.
Pier Paolo Pasolini (1922-1975). Extrait de Rome 1950. Journal intime, traduit de Roma 1950. Diario (1950) par René de Ceccatty. Dans : Adulte ? Jamais : une anthologie (1941-1953), Points, 2013. ISBN 978-2-7578-3616-3.
J’aurais dû m’en tenir là puisque j’avais trois livres — et que leurs couvertures s’accordaient parfaitement. Or, contre absolument toute attente, j’ai vu, tout petit sur une table, tout petit, un tout petit livre : Le chrysanthème, de Robert Pinget. Un Pinget inconnu de moi.
Le Chrysanthème
Voix d’homme. Ton très proche de la confession. Nombreuses hésitations.
Robert Pinget. Le chrysanthème (1985, 1ère publication). Zoé, 2013. ISBN 978-2-88181-900-0.
Je jubile.
La couverture s’accorde mal avec les trois autres, ça me chiffonne un peu. Un beau jeune homme. Il se retourne, et non. Et c’est le même que tout à l’heure, celui qui de face ne l’était pas.
Je rentre. Dans l’ascenseur je me trouve brusquement, violemment nez à nez avec moi-même dans le miroir, je manque vaciller, il s’en faut d’un rien. Je me souviens à temps que je suis passé chez le coiffeur en début d’après-midi. L’instinct de conservation est toujours là.
L. & L.

Dimanche à Ōsaka

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Dimanche en ville

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Dimanche en ville

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L’automne
S’acheminer tout doucement vers le branlebas de la déraison.
Robert Pinget (1919-1997). Taches d’encre (1997). Minuit, impr. 1997, ISBN 2-7073-1592-3. Page 36.

Couvent des Jacobins, Toulouse, avril 2013.
Mísia avec L’Arpeggiata — Sem saber
Christina Pluhar et son ensemble L’Arpeggiata creusent avec constance, album après album, le sillon si brillamment entamé en 2002 avec La tarantella. Mais la recette consistant à appliquer des arrangements pour ensemble d’instruments anciens à des chansons populaires, traditionnelles ou non, et à mélanger ces dernières à des pièces plus savantes ne fonctionne pas toujours. Ni Los impossibles [sic] (2007) ni Los pájaros perdidos (2012), en dépit de collaborations prestigieuses, ne sont parfaitement convaincants.
Cette année est publié sur le même principe Mediterraneo (Virgin Classics) qui compte quatre fados, ou cinq selon les éditions, interprétés par Mísia.
Il y a celui-ci, Sem saber (Sans savoir) — et là, la présence théâtrale de Mísia est d’une telle densité que ça marche. Sa présence oui, et l’intelligence qu’elle a du fado, du texte qu’elle interprète, et du chant lui-même. Mais ce serait encore mieux avec juste la guitare portugaise et la guitare classique, car l’arrangement de Christina Pluhar est éloigné de la spontanéité du fado.
Mísia, Christina Pluhar & L’Arpeggiata. Sem saber / Vasco Graça Moura, poème ; Carlos Paredes, musique ; Christina Pluhar, arrangement ; Mísia, chant ; Daniel Pinto, guitare portugaise ; Sandro Daniel, guitare classique ; L’Arpeggiata, ensemble instrumental ; Christina Pluhar, direction. Musique adaptée de Mudar de vida (1971), de Carlos Paredes.
Vidéo : Lise Lemeunier & Damien Duflos de Saint-Amand, réalisation ; Anna Deniaud & Julien Ravoux, caméras. Production : Calicot productions, 2013.
Ce fado, c’est elle-même qui, sans en être l’auteur, l’a fait naître. Elle en a enregistré une première version en 2003, dans Canto, un album que j’ai très peu écouté je dois dire, et que je redécouvre à présent. Canto est un hommage à Carlos Paredes (1925-2004), un des plus grands maîtres de la guitare portugaise de Coimbra. Il est fait de chansons, qui peuvent être entendues comme des fados, dont les textes ont presque tous été écrits par Vasco Graça Moura sur un choix de musiques de Carlos Paredes, arrangées pour voix et un ensemble instrumental hybride (guitare portugaise, guitare classique, 2 violons, 2 altos, violoncelle et contrebasse). Sem saber est l’une des plus belles.
Sem saber
Porque te amei assim,
Porque chorei por mim,
Sans savoir
Pourquoi je t’ai tant aimé
Pourquoi j’ai pleuré sur moiSem saber
Com que punhais tu feres,
Magoas mais e queres,Sans savoir
De quels poignards tu blesses
Et tu frappes à en jouirSem saber
Onde é que estás, nem como,
O que te traz sem rumo
Sans savoir
Où tu te tiens, ni comment,
Ni ce qui te mène, ni où tu vas
Sem saber
Se tanto amor devora
Mais do que a dor que chora,
Sans savoir
Si tant d’amour dévore
Plus que la douleur à pleurerSem saber
Se vais mudar, se então,
Podes voltar ou não,
Sans savoir
Si tu vas changer, et alors,
Si tu peux revenir ou nonSem saber
Se em mim mudou a vida,
Se em ti ficou perdida,
Sans savoir
Si la vie change en moi
Si elle se déperd en toiSem saber
Da solidão depois
No coração dos dois,
Sans savoir
Quelle solitude habitera
Dans chacun de nos cœursSem saber
Quanto me dóis na voz,
Ou se há heróis em nós.
Sans savoir
Combien ma voix porte le mal de toi,
Ou s’il y a de l’héroïsme en nous. Vasco Graça Moura. Sem saber (2003).
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Vasco Graça Moura. Sans savoir, traduit de Sem saber (2003) par L. & L.
Mísia
Canto (2003)
Canto : música de Carlos Paredes / poèmes de Vasco Graça Moura, Sergio Godinho, Pedro Tamen ; musiques d’après des compositions originales de Carlos Paredes, arrangées par Henri Agnel ; Mísia, chant ; José Manuel Neto, guitare portugaise ; Carlos Manuel Proença, guitare classique ; Jean-François Corvaisier, 1er violon ; Manuel Rocha, violon ; Alain Pélissier & Valérie Pélissier, alto ; Laurent Lagarde, violoncelle ; Pierre Sylvain, contrebasse ; Henri Agnel, direction. — [France] : Warner music France, ℗2003. — 1 CD.
Warner jazz France 2564-60850-2. — EAN 825646085026.
On peut écouter des extraits des 13 plages de Canto sur Soundcloud :
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Christina Pluhar, L’Arpeggiata
Mediterraneo (2013)
Mediterraneo / Mísia, Vincenzo Capezzuto & Katerina Papadopoulou, chant ; Nuria Rial & Raquel Andueza, soprano ; L’Arpeggiata, ensemble instrumental ; Christina Pluhar, direction. — [Europe] : Virgin classics, ℗2013. — 1 CD.
Virgin classics. — EAN 5099946454928.
Fado au Cirque d’hiver à Paris
Écouter une transmission du concert sur France Musique (jusqu’au 17 novembre 2013)
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Festival d’Ile de France 2013
Fado(s)

Paris – Cirque d’hiver Bouglione
110, rue Amelot
75011 Paris
Vendredi 27 septembre, 20h30 – samedi 28 septembre, 20h30 – dimanche 29 septembre, 16h30
Voir ce spectacle sur le site du festival
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Ce spectacle, qui sera donné trois fois, a lieu dans le cadre du Festival d’Île de France 2013. Il réunit huit fadistes (certains de premier plan), de deux générations différentes, et vaut le déplacement en raison de la rareté des apparitions de certains d’entre eux en dehors du Portugal.
Maria da Fé et João Braga, tous deux nés en 1945, ont débuté sous l’ancien régime. Des six autres, seul Camané (né en 1966) garde sans doute le souvenir, même confus, de la Révolution des œillets (25 avril 1974) : Cristina Branco, António Zambujo, Katia Guerreiro et Carla Pires sont tous nés dans les années 1970, et le petit dernier, Ricardo Ribeiro, en 1981.
Camané se consacre depuis 1995 à un répertoire fait de poèmes soigneusement choisis, souvent dans l’œuvre des grands auteurs portugais, chantés le plus souvent sur des musiques de fados « castiços » (« authentiques »). Et pourtant on perçoit encore dans l’art de Camané, ne serait-ce justement que par cette importance accordée aux textes, mais aussi par un style de chant presque classique, en tout cas assez éloigné de la spontanéité du fado de taverne, l’influence d’Amália Rodrigues.
Ricardo Ribeiro, à peine trentenaire, pourrait en être une sorte de contrepoint. Comme d’autres de sa génération (Carminho par exemple), il découvre le foisonnement incroyable du fado du XXe siècle, des années 30 aux années 60 disons, ce qui ne l’empêche pas d’en explorer par ailleurs les liens de parenté, ou les correspondances, avec le flamenco, les musiques du Proche-Orient, ou le tango, en compagnie du guitariste Pedro Jóia ou du compositeur et oudiste libanais Rabih Abou-Khalil.
Ricardo Ribeiro. Fado é canto peregrino / Mascarenhas Barreto, paroles ; António dos Santos, musique ; Ricardo Ribeiro, chant ; Marco Oliveira, guitare.
Vidéo : Diogo Vargas et Telma Freitas Morna, réalisation et son. Captation : Casa de fados O Faia, Bairro Alto, Lisbonne, 26 mars 2013. (A música portuguesa a gostar dela própria ; 601).
La présence dans ce programme d’António Zambujo, maintenant bien connu du public français, peut passer pour une facilité, voire une incongruité, tant son répertoire laisse de moins en moins de place au fado (dont il est cependant un merveilleux interprète). Idem de Cristina Branco, une bonne chanteuse mais pas vraiment une fadiste. Quant à Katia Guerreiro, très efficace en concert, elle a pour elle de maîtriser suffisamment bien le français pour maintenir le contact avec un public qui a parfois besoin qu’on lui rende accessible ce chant si particulier, et qu’on lui explique, au moins de temps en temps, ce que disent les poèmes.
On viendra aussi pour rendre hommage à la longévité artistique de Maria da Fé, qui a fêté en 2010 ses cinquante ans de carrière, de même qu’à l’inclassable João Braga, passionné de poésie surtout, respectueux du texte au point de ne jamais tronquer aucun des poèmes qu’il choisit d’interpréter. Ainsi de La prière (A prece) de Pedro Homem de Mello, dont il chante toutes les strophes y compris la 4e, contrairement à Amália (dont il est un admirateur) :
João Braga. A prece / Pedro Homem de Mello, poème ; Joaquim Campos, musique (fado Tango) ; João Braga, chant. Captation : Parque de Palmela, Cascais (Portugal), 1995.
| Prece | Prière |
| Talvez que eu morra na praia, Cercado, em pérfido banho, Por toda a espuma da praia, Como um pastor que desmaia No meio do seu rebanho… |
Je mourrai peut-être sur une plage, Cerné par l’écume de la mer Et trahi par ses eaux M’effaçant comme un berger Au cœur de son troupeau. |
| Talvez que eu morra na rua – Ínvia por mim de repente – Em noite fria, sem Lua, Irmão das pedras da rua Pisadas por toda a gente! |
Je mourrai peut-être dans une rue, – L’obstruant par ma chute –, Par une nuit froide et sans lune, Semblable aux pavés de la rue Que foulent les passants. |
| Talvez que eu morra entre grades, No meio duma prisão E que o mundo, além das grades, Venha esquecer as saudades Que roem o meu coração. |
Je mourrai peut-être sous les verrous, Au fond d’une prison, Sans qu’au-delà des verrous, Nul n’ai souci de la détresse Qui me ronge le cœur. |
| Talvez que eu morra dum tiro, Castigo de algum desejo. E que, à mercê desse tiro, O meu último suspiro Seja o meu primeiro beijo… |
Je mourrai peut-être d’une balle, En châtiment d’un désir. Et qu’à la merci de cette balle Mon premier baiser Soit mon dernier soupir. |
| Talvez que eu morra no leito, Onde a morte é natural, As mãos em cruz sobre o peito… Das mãos de Deus tudo aceito. – Mas que eu morra em Portugal! |
Je mourrai peut-être dans mon lit, D’une mort naturelle, Mains en croix sur le cœur… Des mains de Dieu j’accepte toute mort, Pourvu qu’elle me frappe au Portugal ! |
|
Pedro Homem de Mello (1904-1984). Prece.
|
Pedro Homem de Mello (1904-1984). Prière, traduit de : Prece par L. & L. |
–
L. & L.
Comment ça marche ?
Y a quelqu’un.

Y a personne.

Comme le temps passe.
Artur Batalha — Qualquer coisa que me anima
C’est ce fado de tous les jours qui me plaît, celui qui prend sa chair dans la vie vécue. Je veux dire ce fado-là de préférence à celui des maisons de disque où tout est impeccable, les voix ni trop ceci ni trop cela, et finalement interchangeables à quelques exceptions près. Tandis qu’ici « há qualquer coisa que […] anima », il y a quelque chose qui retient, qui émeut, qui « anime » au sens étymologique de ce mot, c’est à dire qui donne vie et âme.
Le type, on croirait qu’il sort de la cuisine du local, qu’il a ôté son tablier pour chanter deux ou trois fados avant de retourner éteindre le gaz sous le riz. Ou bien qu’il fait coiffeur dans le quartier, ou facteur, enfin ce qu’on peut imaginer. Ce Qualquer coisa que me anima, il le chante avec une véritable grâce.
Artur Batalha. Qualquer coisa que me anima / Maria João Dâmaso, paroles ; Alfredo Duarte Marceneiro, musique (Fado CUF) ; Artur Batalha, chant ; José Braga, guitare portugaise ; Francisco (Chico) Borges, guitare. Captation : Grupo Sportivo Adicense, Alfama, Lisbonne, 12 mai 2012.
Ce n’est pas un inexpérimenté le type, c’est à vrai dire un grand fadiste. Il s’appelle Artur Batalha, surnommé o príncipe do fado (le prince du fado) dans sa jeunesse. Avec l’âge, les princes prennent un peu de ventre et quelques rides, mais du moins chez celui-ci, la noblesse est demeurée.
Il a enregistré tout au long de sa carrière, et sa discographie n’est pas négligeable. On en a même fait une sorte de caution d’authenticité dans l’album Fado tradicional publié par Mariza en 2010, sur lequel il apparaît dans le fado Promete, jura (le duo ne fonctionne pas très bien, on dirait que les voix ont été enregistrées séparément).
Em ti há qualquer coisa que me anima
Em ti há qualquer coisa que me transcende
Que me queima as palavras, que não rima
Em ti há qualquer coisa que me prende
Il y a quelque chose en toi qui m’anime
Il y a quelque chose en toi qui me transcende
Qui me brûle les mots et les rimes
Il y a quelque chose en toi qui m’enchante.É qualquer coisa imensa, vem de cima
E desce sobre mim, quase me ofende
Os meus sentidos domina e desanima
Mas a minha vontade não se rendeC’est une chose immense ; elle vient d’en haut
Et descend sur moi – presque une offense
Elle subjugue mes sens et les dérègle
Mais je lui résiste de toute ma volonté.A vontade é de ferro no meu peito
Mais feroz que a ânsia da saudade
Mais pura do que o olhar com que te enfeito
Mais forte [pura] do que a força da verdade
J’ai cette volonté qui est de fer,
Plus féroce que mon envie de saudade
Plus pure que mon regard qui t’embellit
Plus forte même que la vérité.E se a minha vontade me seduz
É maior do que o orgulho e a verdade
Só ela é que me acalma e te reduz
Só ela me transporta à realidade
Et si ma volonté me séduit
Elle est plus forte que l’orgueil et que la vérité
Elle seule m’apaise et te réduit
Elle seule me ramène à la réalité. Maria João Dâmaso. Qualquer coisa que me anima.
–
Maria João Dâmaso. Quelque chose qui m’anime, traduit de Qualquer coisa que me anima par L. & L.
La musique employée ici est celle du fado CUF, d’Alfredo Marceneiro, comme c’est le cas aussi dans A noite e o dia, de Camané. La CUF [Companhia União Fabril] est une grande entreprise portugaise dans laquelle a travaillé Alfredo Marceneiro. Il y fabriquait des meubles pour les navires (source : article Alfredo Marceneiro dans Wikipedia).
Voici une autre interprétation du même fado, captée dans le même lieu, par un autre chanteur qui semble surtout préoccupé de l’effet qu’il produit. Très différente de la première, elle me plaît beaucoup moins je dois dire.
Vítor Fernandes. Qualquer coisa que me anima / Maria João Dâmaso, paroles ; Alfredo Duarte Marceneiro, musique (Fado CUF) ; Vítor Fernandes, chant ; José Braga, guitare portugaise ; Vítor Tiago, guitare. Captation : Grupo Sportivo Adicense, Alfama, Lisbonne, 31 mars 2012.
Et encore une autre, celle de l’adorable groupe Oquestrada :
Oquestrada. Qualquer coisa que me anima / Maria João Dâmaso, paroles ; Alfredo Duarte Marceneiro, musique (Fado CUF) ; Oquestrada, groupe vocal et instrumental. Enregistrement audio extrait de l’album Tasca beat : o sonho Português, Jaro Medien, ℗2010.
L. & L.
POUR UNE FOIS

–
NE PENSER PAS
(¯`*•.¸ ET N’OUBLIER PAS DE DISPARAÎTRE ¸.•*´¯)
–

