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Rio loco 2012 : Lula Pena et les amateurs

1 juin 2012

Lula Pena, Toulouse, 31 mai 2012 Lula Pena, Toulouse, 31 mai 2012.

Il y a constamment, lui dit-elle encore, des lions dans le village, qui se promènent sans gêne aucune. Moyennant qu’on ne fera pas attention à eux, ils ne feront pas attention à nous.
Mais s’ils voient courir devant eux une jeune fille, ils ne veulent pas excuser son émoi. Non ! Aussitôt ils la dévorent.
C’est pourquoi ils se promènent constamment dans le village où ils n’ont rien à faire, car ils baîlleraient aussi bien ailleurs, n’est-ce pas ?
Henri Michaux (1899-1984). Dans : « Je vous écris d’un pays lointain » (1938)

Je commence par les coups. Tous ceux qui ont participé à l’organisation du récital de Lula Pena (hier soir à Toulouse) sont à frapper, durement. Ce sont des amateurs (in petto la voix intérieure, qui ne mâche pas ses mots — n’étant pas équipée de mâchoires –, dit : des ploucs). À l’évidence, des non-professionnels.

Ces gens-là font venir du Portugal une des plus extraordinaires artistes de la Lusophonie, une musicienne qui est, à mon avis, la seule qui s’apparente réellement à Amália Rodrigues, qui soit dans le même type de rapport avec le fado, dans la même profondeur.

Une femme qui chante accompagnée de sa seule guitare.

En arrivant sur le lieu du concert on découvre, à quelques mètres à peine de la petite estrade qui tient lieu de scène : un bar et une baraque à frites auprès desquels, toute la soirée durant, s’est agglutiné un public braillard et lourd ; et dont le personnel se conduisait comme dans une fête foraine.

Des gens passaient, tenant des bières ou des trucs à bouffer, devant la scène, en bavardant. Puis s’asseyaient parmi ceux qui écoutaient, toujours bavardant.  À ma gauche deux Italiennes horripilantes. Partout le sans-gêne, la goujaterie. On peut dire : la bêtise.

Pour moi, les plus responsables de tous sont les organisateurs. Ils ne savaient pas qui est Lula Pena. Ils n’ont pas pris la peine de se documenter sur elle. À preuve : ils avaient laissé le devant de la scène libre des grandes toiles et des coussins qui marquaient les zones où on pouvait s’asseoir, pour que le public puisse danser. Ils n’ont même pas consulté le programme de Rio loco — leur propre programme. Ils y auraient lu ce mot : fado. Mais au fond, ils ne savent pas ce que c’est probablement.

C’est avec cette atmosphère exécrable que Lula Pena, héroïque, a dû composer. Et aussi avec une tendinite au poignet droit.

La voix s’est élevée, plus extraordinaire encore que dans mon souvenir. Elle a recréé, pour nous qui l’écoutions, les sept actes de Troubadour, comme si elle nous faisait entrer dans les sept pièces de sa maison. Sept pièces aux murs desquelles elle change quelques tableaux d’un concert à l’autre. Cette fois par exemple : un peu de Olha Maria, de Chico Buarque :

Arde, Maria
Na chama da lua
Maria cigana
Maria maré

Embrase-toi, Maria
Dans la flamme de la lune
Maria bohémienne,
Maria marée.

Un peu de Cantigas do Maio, de José Afonso :

Eu fui ver a minha amada
Lá nos campos eu fui ver
Dei-lhe uma rosa encarnada
Para de mim se prender

Verdes prados, verdes campos
Onde está minha paixão
As andorinhas não param
Umas voltam outras

Je suis allé voir mon aimée
Dans les prés je suis allé
Je lui ai donné une rose vermeille
Pour qu’elle s’éprenne de moi.

Prés et champs de verdure,
Là où se trouve mon amour.
Les hirondelles ne demeurent pas
Les unes reviennent, les autres non.

Et même un huitième acte, composé du fado Estranha forma de vida, d’Amália (musique d’Alfredo Marceneiro), entrelacé d’un poème espagnol que je n’ai pas su identifier.

Cela dans la maîtrise de soi : perfection vocale — sa voix ne l’a trahie qu’une seconde, dans Luna tucumana d’Atahualpa Yupanquí, mais elle a repris la difficulté sans accroc — contrôle des nerfs. D’autres se seraient emportés contre le public. Ou l’auraient planté là avec ses bières et ses frites.

C’est à dire : générosité, professionnalisme, sensibilité. Le contraire des organisateurs (à leur crédit : la sono était parfaite) et d’une partie du public. Voilà qui augure mal des autres concerts en plein air : à la place d’António Zambujo je me ferais porter pâle (ou je dirais que j’ai changé d’idée, que je vais à la pointe du Raz à la place).

Par bonheur l’autre partie du public a découvert Lula Pena, avec ravissement.

(Et quelques lecteurs de ce blog-ci se sont retrouvés là ! Ça c’est incroyable.)

L. & L.

Pena, Lula
Troubadour (2010)

Lula Pena -- Troubadour. 2010Troubadour / Lula Pena, chant, guitare. — Lisboa : Mbari, 2010.

Mbari 09.

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Le CD est désormais indisponible à ce qu’il semble.

Lula Pena sur MySpace

22 commentaires leave one →
  1. 1 juin 2012 17:47

    hélas ! mêmes impressions, déjà laissées tout à l’heure sur la page précédente.
    une souffrance si facilement évitable.
    j’avais protesté à l’entrée devant le prix dérisoire du billet, disant que je m’inquiétais pour Lula Pena , et j’avais hélas raison d’avoir peur.
    tout cela d’une cruauté insoutenable, meurtrière….
    (on imagine les quolibets devant le bûcher de Jeanne)
    comme excités, pire encore, par la vulnérabilité même.

    • lili-et-lulu permalink*
      1 juin 2012 17:54

      Alors c’est encore pire que ce que je pensais. Vous avez manifestement entendu des propos qui m’ont échappé. Dans ce cas je comprends bien votre honte d’eux.

  2. Christophe Vilagines permalink
    1 juin 2012 19:34

    Bonjour, merci pour ce post. Je voudrais aussi signaler pour ceux qui aiment les sonorités électroniques que Lula Pena a collaboré sur deux titres qui me plaisent beaucoup et que je partage avec vous:
    http://www.deezer.com/music/track/31026401
    http://www.deezer.com/music/track/12628650

    • lili-et-lulu permalink*
      1 juin 2012 20:21

      Merci !
      (Sans oublier http://www.deezer.com/music/track/2450710)

  3. Christophe Vilagines permalink
    1 juin 2012 20:46

    Je suis conquis. Je cherche à acheter le 1er album « Phados », mais il est introuvable. Quelqu’un a une idée? Merci.

    • lili-et-lulu permalink*
      1 juin 2012 20:51

      C’est une rareté. On peut tomber dessus chez des revendeurs (je connais quelqu’un qui a eu cette chance il n’y a pas si longtemps), ou essayer les sites de revente en ligne (ebay, priceminister etc.)

      Bonne chance !

  4. moidune permalink
    1 juin 2012 22:42

    Décidemment, Toulouse…..

    Après l’accueil réfrigérant d’Antonio Zambujo en janvier à la salle bleue de Croix Baragnon, la révoltante gougeaterie des buveurs de bière d’hier soir, l’impardonnable méconnaissance de l’univers musical de Lula Pena, mais oui, le « dance floor » était une faute de goût intolérable.

    Nous nous serions accommodé des passages de trains, même de celui qui siffla trois fois, et qui l’a fait sourire, elle, tant nous approchions le surréalisme, manquait la nettoyeuse de rue et peut-être une tronçonneuse intermittente mais bien rageuse.
    Mais des bonheurs, il y en a eu, plein….

    Elle,
    la découverte, sa profondeur, cette voix, sa douceur, sa force, son rythme et sa musicalité, son incroyable force d’être si présente à nous qui l’écoutions, ses regards vers nous, rapides, précis, et ailleurs, intérieurs, présente à sa musique et seulement et heureusement.

    Bonheur aussi tout ce vert, ces quelques chants d’oiseaux, cette simple scène, l’air sur la peau, le ciel pour plafond, un peu comme si une amie proche chantait au jardin, que la table était mise. C’est pas toujours !

    Je vous disais à la fin de son récital que ce concert serait inoubliable (j’ai l’âge où les mots prennent leur sens), il y avait là une magie, dans cette offense inexcusable et dans la magnifique prestation que Lula, de talent et d’émotion, nous a offert. Deux mondes s’ignorant, le nôtre fut perturbé mais présent.
    J’ai remercié votre ami qui a réussi à nous offrir « le silence » (peu de temps certes mais quel respect ! et compati à son regret de n’avoir pu faire la vraie « rencontre » parce que trop indigné et capable de faire taire ceux qui jamais n’auraient dû se trouver là. Merci encore à lui.

    Et bien sûr, merci à vous, merci pour votre blog, ne soyez pas surpris que nous soyons quelques uns à vous remercier, et à chercher à mettre une présence sur vos mots touchants.

    Merci de m’avoir encouragé à aller vers Lula quand elle nous quitta, elle qui n’hésita pas à aller encore un peu, un dernier morceau espagnol ?, qu’on lui accorda (au lieu de fuir sur un rocher à Cancale…) lui dire mon bonheur et l’embrasser chaleureusement comme une amie, tout simplement, la réconforter, la gratitude et l’échange. Tellement envie d’aller plus loin, mais, une autre fois, aucun doute.

    Elle m’a dit être extrêmement touchée par ce que vous lui avez apporté, d’écoute, de ferveur et votre profonde connaissance de sa musique et de ses mots..
    Je le suis aussi.

    Et oui, ces connaisseurs de votre blog qui, amicalement, rendus curieux, vous approchent le temps d’une rencontre vous disent qu’il fait bon avoir un ami comme vous, comme hier soir, j’étais contente de rencontrer un ami.

    Que ce petit et précieux monde de mélomanes s’étende,
    grâces vous soient rendues,
    Lili et Lulu et tralalère,
    Merci

    • lili-et-lulu permalink*
      2 juin 2012 12:08

      Précieux commentaire… ça me fait venir les larmes aux yeux.
      Et tralalère, oui c’est la meilleure conclusion.
      Merci mille fois, et à bientôt !

  5. denise lelourec permalink
    2 juin 2012 21:28

    je vais me faire l’avocate du diable: ne dramatisons pas, lil n’y a pas eu un silence religieux, manifestement les organisateurs étaient à côté de la plaque, mais la rencontre a eu lieu avec ceux qui étaient réceptifs et ils étaient relativement nombreux. A la fin des années 70 nous (avec l’association france portugal) avons fait venir josé afonso à Pau , accompagné de vitorino et qques autres. Ils ont chanté dans une salle de foire exposition, avec des enfants qui couraient au fond de la salle, ils ont fait avec . Je crois que les artistes connaissent la diversité des publics et s’y adaptent. Le public du coliseu ne se comporte pas comme celui d’un festival en plein air. Par contre pourquoi pas se fendre d’un petit mail aux organisateurs de rio loco pour un peu plus de vigilance pour les spectacles à venir, mais soyons tolérants( et positifs!), si dix personnes ont découvert ce qu’était le fado ce soir là , lula ne s’est pas surpassée pour rien.

    • lili-et-lulu permalink*
      3 juin 2012 19:29

      Quand même Denise, je vous trouve bien indulgente.
      Rio Loco n’en est pas à sa première édition, c’est un festival qui existe depuis 1995. Ils sont habitués, normalement. On pourrait attendre de ses organisateurs un certain professionnalisme.
      Or pour la soirée consacrée à Lula Pena, on avait vraiment affaire à des amateurs, je maintiens. C’était une organisation de patronage, de fête de lycée — et encore.
      Comment expliquer la disposition des lieux autrement ? Rien que ça : la disposition respective de l’espace marqué pour le public, de celui occupé par la baraque à frites et le bar, et de la scène qui se trouvait entre les deux, pratiquement contre la baraque à frites. Pourquoi ne pas avoir installé la scène là où se trouvait l’écran ? La soirée en aurait été complètement différente.
      Bien sûr les artistes sont habitués à la diversité des situations, mais là c’était particulièrement difficile pour l’artiste. Elle s’en est tirée avec brio comme on l’a vu — mais j’avoue qu’en tant que public, j’étais gêné au point d’avoir du mal à me concentrer, et je n’étais pas le seul.
      Oui, peut-être un mail aux organisateurs, pourquoi pas.
      À bientôt !

  6. 2 juin 2012 23:02

    Je vous rend grâce de m’avoir déplacée vers les univers et les voix de Zambujo et Lula.
    Seule restera la force de leur présence. le reste s’effacera.

    • lili-et-lulu permalink*
      3 juin 2012 19:30

      Espérons-le !!

  7. coyotte permalink
    4 juin 2012 21:37

    Très intéressant cette série d’impressions entre amis consentants, hum ça sent bon l’ouverture… Vous semblez en tout cas vous reconnaitre dans le choix de l’artiste « majeure » qui vous représente dans cette édition lusophone. D’ailleurs Lili-et-Lulu avoue dans un post un peu avant le concert croire que Lula, je site, « était disparue de la circulation », pas pour tout le monde apparemment, merci donc à ceux qui ont trouvé sa trace et l’on invité, une découverte merveilleuse encore, j’en ai fait tant grâce à ce festival. Il est vrai qu’avec une place à 30€ on aurait évité « les problèmes », on aurait « protégé » Lula, quelle belle mentalité. Moi je ne pourrais pas me payer une entrée à ce prix mais c’est vrai que si on a pas les moyens pour les belles choses on peut toujours rester chez soi à regarder la télé et vous laisser tranquille vous les bien pensants. Mon chômage ne me permet pas d’assister à des évènements qui pratiquent des tarifs à deux chiffres, alors Rio Loco a 5€ l’entrée, parfois moins est un moment où je viens communier avec les autres, prendre du plaisir et parfois même s’instruire ensemble. Merci aux organisateurs de ne pas me condamner à la télé, je suis désolé pour vous, si le monde vous dérange tant que ça, restez chez vous.

    • lili-et-lulu permalink*
      5 juin 2012 10:45

      Cher coyotte,

      Merci pour ce commentaire, intéressant à bien des égards.

      Pour vous répondre, je commence par la fin de votre contribution (« si le monde vous dérange tant que ça, restez chez vous »). Si je vais à un concert, c’est à la fois pour y voir et entendre l’artiste en personne, et aussi pour le faire avec d’autres personnes qui se sont déplacées pour la même raison que moi. Non seulement « le monde » ne me dérange pas, mais c’est l’inverse : lorsqu’il n’y a pas de public ça me gêne (par exemple pour le concert d’António Zambujo en janvier à la salle Croix-Baragnon, voir le billet António Zambujo à Toulouse, 6 janvier 2012).

      Seulement un concert, c’est un échange entre un artiste et un public. Le public a son rôle à jouer, il participe au spectacle lui aussi. Je me souviens d’un concert d’Higelin, il y a quelques années, où le public était inerte et silencieux, alors que le chanteur et ses musiciens se donnaient toutes les peines du monde pour le faire bouger et réagir. Mais rien à faire. Mauvais public, mauvais concert. Dans le cas de Lula Pena, le rôle du public était au contraire de « communier avec les autres » et avec l’artiste, comme vous le dites justement, mais dans le silence. Parce que son style à elle requiert ce type de participation. C’est une question de feeling.

      Ça n’a pas été le cas, essentiellement pour des questions d’organisation (c’est mon point de vue, je l’ai déjà développé, je ne recommence pas). Je n’ai pas parlé du prix (le concert de Zambujo à Croix-Baragnon était aussi très bon marché).

      J’en profite par ailleurs pour relever une inexactitude dans votre commentaire (« D’ailleurs Lili-et-Lulu avoue dans un post un peu avant le concert croire que Lula, je site, « était disparue de la circulation » »). Le post dont vous parlez (Lula Pena – Phado é sorte) date du 14 décembre 2009, c’est-à-dire quand même pas vraiment « un peu avant le concert ». Je connais la musique de Lula Pena depuis 1999, date de la publication de son premier album Phados, qui en 2009 était encore le seul. Le second, Troubadour, a été publié l’année suivante. Entre 2009 et le concert de jeudi dernier, j’ai publié sur ce blog plusieurs billets sur Lula Pena (dont une critique détaillée de Troubadour, probablement la seule en langue française), et je l’ai vue en concert une fois, à Évreux, où j’ai pu faire sa connaissance à titre personnel. Donc vous voyez, je n’ai pas attendu Rio Loco pour la découvrir. Au contraire, j’étais très heureusement surpris qu’elle soit programmée (voir Lula Pena ouvre ¡Rio Loco! 2012, 4 avril 2012).
      Dans ce même billet j’exprime d’ailleurs ma satisfaction sur l’ensemble de la programmation pour ce qui concerne les artistes portugais invités, même si certains d’entre eux me laissent un peu plus indifférent, mais c’est juste une affaire de goût.

      En tout cas je suis très heureux que vous ayez aimé Lula Pena vous aussi, c’est le plus important.

  8. coyotte permalink
    5 juin 2012 19:30

    Le plus important c’est que vous ayez changé de ton et cessé le mépris que les commentaires manifestent vis à vis du public, et je préfère nettement celui de votre réponse. Un des commentaires stipule bien qu’il y avait inquiétude par rapport au prix de la place. Or en ces temps, je peux vous dire qu’à mon niveau je dois me battre pour exister. J’ai de quoi survivre et je ne viens pas me plaindre mais éveiller les consciences au fait qu’un tarif peut-être discriminatoire. Et c’est tellement important pourtant de pouvoir sortir, voir et échanger avec les autres, pour ne pas justement se réduire soi-même une assistée pour la survie. L’isolement voilà ce qui est affreux, et ce qui me fait peur, ce que je crois lire dans vos posts. Je me suis sentie visée par vos commentaires, alors que j’étais suspendue au chant de Lula, sans dire un mot tout en buvant ma bière… attention à l’amalgame. J’ai parcouru (vous l’avez vu les autres posts de votre blog. Difficile d’accès par ailleurs), j’irai voir Zambujo que je ne connais pas, tous les autres et j’ai découvert Lula Pena au Jardin, dans une ambiance peut-être pas parfaite mais humaine.

  9. 6 juin 2012 10:25

    Vous parlez d’avocat du Diable, Je suis le Diable !

    L’un des diables que vous souhaiteriez frapper, que vous traitez de plouc, de gougeât, empreint de bêtise et tant d’autres insultes à couper le souffle !

    Je ne me cache derrière aucun pseudonyme, je suis Delphine Sudre, présidente de l’association Les Sens de l’Art qui a participé à l’organisation de cet événement !
    Je m’érige devant vous pour défendre les membres de cette association et de l’organisation qui travaillent durs et pour certains donnent de leur temps bénévolement pour réunir le public autour d’événements artistiques !

    Nos crimes?!!

    Proposer une soirée en collaboration avec deux acteurs culturels toulousains (Rio Loco et Séquence Court Métrage) proposant chacun un contenu artistique ! Messieurs dames, ne réduisait pas cet événement à une offense à Luna Pena ce jour là, ni à des bières et des frites !

    Expositions, projection d’une sélection de 5 courts métrages, restauration Lusophone par un chef de cuisine reconnu (plats portugais et non des frites !)… été également proposées.
    Et ce, à moindre coût (3€) pour permettre à TOUS de découvrir des artistes locaux et internationaux de qualité.

    Cet événement est atypique dans la forme, il y a eu des maladresses certes, mais comment osez-vous nous mépriser autant et parallèlement dire :

    « Mais des bonheurs, il y en a eu, plein….
    Elle,
    la découverte, sa profondeur, cette voix, sa douceur, sa force, son rythme et sa musicalité, son incroyable force d’être si présente à nous qui l’écoutions, ses regards vers nous, rapides, précis, et ailleurs, intérieurs, présente à sa musique et seulement et heureusement.
    Bonheur aussi tout ce vert, ces quelques chants d’oiseaux, cette simple scène, l’air sur la peau, le ciel pour plafond, un peu comme si une amie proche chantait au jardin, que la table était mise. C’est pas toujours !
    Je vous disais à la fin de son récital que ce concert serait inoubliable (j’ai l’âge où les mots prennent leur sens), il y avait là une magie, dans cette offense inexcusable et dans la magnifique prestation que Lula, de talent et d’émotion, nous a offert. »

    C’est bonheur, sont arrivés grâce à notre initiative !

    Lula Pena n’a en rien été insultée. Alors qu’elle avait une tendinite, celle-ci s’est faite masser gracieusement dans un spa pour la soulager et la détendre avant le concert. Elle en était très touchée.

    J’ai vu Lula Pena proche des larmes lors d’une immense ovation.

    J’ai vu un public, aussi gougeât et bête que vous le présentez, chuchoter !

    Et sachez que plus de 750 personnes étaient présentes ce soir là, que les remerciements d’avoir permis de découvrir cette artiste ont été nombreux !

    Tous n’étaient pas puristes et certains été légers à l’écoute mais nous n’étions pas dans une église ! Mais dans un jardin en centre ville. C’est un gros risque que nous avons pris ! Un peu d’indulgence svp !

    Continuez à taper sur les preneurs d’initiative et vous serez les premiers à vous plaindre quand plus rien ne se fera !

    A force de pleurer sans raisons messieurs dames, sachez que vos émotions s’étiolent et que votre ouverture d’esprit et tolérance se réduisent fortement!

  10. 6 juin 2012 13:50

    Ces bonheurs… et non c’est bonheur… excusez aussi une faute d’accord…

  11. Mika permalink
    6 juin 2012 17:19

    Une piste de danse danse, Super Lol ??!! Où avez vous été chercher ça, vous êtes je penses les seuls à avoir pensé qu’il y a avait une piste de danse. Vous êtes sûrs que nous étions à la même soirée????

  12. moidune permalink
    6 juin 2012 22:45

    Bonsoir Delphine,

    Ouh la que d’énervements !
    Vous me citez, merci, je vous réponds.
    Comme déjà dit, des bonheurs, il y en a eu
    des maladresses que vous reconnaissez, il y en a eu,
    des mots trop forts de ma part, je les admets,
    nous sommes trop émotifs sans doute,
    vous l’êtes aussi.
    C’est juste ce que dit Lili et Lulu
    « Ils y auraient lu ce mot : fado »
    et que Lula Pena, c’est

    « Une femme qui chante accompagnée de sa seule guitare. »
    Simplement !
    Impossible de dire mieux que ses mots.
    Rien à ajouter !

  13. Anne-Marie permalink
    8 juin 2012 16:38

    Malgré cette controverse, je regrette quand même beaucoup de ne pas avoir pu aller jusqu’à Toulouse l’écouter, Lula, et la voir ! La description me rappelle un concert de Camané à la Festa do Avante, la fête de l’Humanité portugaise, où je me suis dit en entendant la sono hurlante d’un concert de rock qui jouait dans le même temps, « j’espère qu’ils vont baisser les rideaux de la tente pour qu’on puisse entendre quelque chose !! » Là aussi les gens allaient et venaient un verre à la main pendant que les « fans » eux, buvaient les paroles, mais à la fin, reste le plaisir du concert. Les fadistas, en tout état de cause, ont l’habitude des publics « vivants », je ne pense pas qu’aux Anglais en groupe dans les casas qui mangent pendant les morceaux et aux Français qui les prennent en photo même si ça les dérangent, mais aux Portugais qui encouragent et approuvent « o grito », même dans les grandes salles…

    • lili-et-lulu permalink*
      8 juin 2012 16:47

      Anne-Marie, quel dommage que tu ne sois pas venue ! (Je pense quand même que ça t’aurait passablement énervée — mais tu aurais eu le plaisir de revoir Lula). Tu ne viens pas du tout pour Rio Loco ?
      À bientôt quand même, j’espère !

  14. Anne-Marie permalink
    11 juin 2012 12:42

    Oui, ça m’aurait énervée, car je voudrais toujours que l’auditoire ait la même ferveur attentive que moi, mais comme j’aurais été heureuse de me laisser ensorceler de nouveau par ses sortilèges ! J’aurais dû te dire de lui faire la bise pour moi, de lui dire que j’écoutais Lula « en boîte » différemment maintenant, comme une amie, que j’espérais bien la revoir à Mesa de Frades un petit matin à 5h, et toi aussi ! je suis heureuse que d’autres l’aient découverte dans ce jardin…
    Non je ne viens pas à Rio Loco, que pena !
    Et t’énerve pas pour Antonio : les fadistas derrière leur fragilité apparente -et réelle- (il en faut pour chanter le fado) possèdent aussi une grande force : il en faut nécessairement pour chanter en public, je le sais, je l’ai chanté une fois devant près de 200 personnes !!

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