Skip to content

Vers le Nord : Sandy Denny | The quiet land of Erin

6 avril 2011

Sandy Denny (1947-1978)
Sandy Denny (1947-1978).

Elle a été l’une des plus jolies voix britanniques des années 60-70, et l’une des meilleures mélodistes du pays. La vie de Sandy Denny (Wimbledon, 1947 – Londres, 1978) aura été brève, et sa carrière aurait pu être plus brillante qu’elle ne l’a été.

Elle est peut-être arrivée au mauvais moment, celui de la vogue du folk-rock européen dont peu de chose résiste encore à l’écoute. Elle s’est coulée dans ce flot-là, qui l’a portée sur le devant de la scène et qui l’y a maintenue tant que la marée était haute. Elle n’a probablement pas eu la force de résister au reflux, car elle en avait certainement les moyens.

D’elle il reste notamment Who knows where the time goes, une ballade célèbre en son temps et maintes fois reprise (par Nina Simone, entre autres). Cette chanson, qui était l’une de ses premières compositions, a apporté son premier (et unique ?) grand succès au groupe Fairport Convention auquel elle s’est jointe assez brièvement de 1968 à 1969, le temps des trois meilleurs albums du groupe. Ces albums, (What we did on our holidays, Unhalfbricking et Liege and lief, tous les trois publiés en 1969) portent son empreinte.

Puis un autre groupe, l’éphémère Fotheringay, nommé d’après le titre d’une autre belle ballade écrite par elle sur le thème de la mort de Mary Stuart. Les albums suivants sont publiés sous le nom de Sandy Denny : The North Star grassman and the ravens — le plus remarquable (1971) –, Sandy (1972) et d’autres. Un bref retour chez les Fairport (1974) en déroute, un dernier album solo, et puis le silence. Trop d’alcool, des problèmes familiaux, plus d’amour, plus de succès. Elle est morte des suites d’une chute, à 31 ans.

Des enregistrements inédits sont apparus, pour la plupart datant du début de l’histoire, avant Fairport Convention. Des publications posthumes ont eu lieu, renfermant quelques perles. Par exemple The quiet land of Erin (mais la version qu’on entend ici reste inédite). C’est une ballade irlandaise, belle comme elles peuvent l’être lorsqu’elles sont chantées avec simplicité. Un chant de privation, celui d’un exilé qui depuis l’Écosse voit au loin les collines de sa patrie.

The quiet land of Erin / Sandy Denny, chant et guitare. Enregistrement : 1968.

By myself I’d be in Árdaí Chuain
Where the mountains stand away
Oh ’tis there I’d [And ’tis I’d] let the Sundays go
In the Cuckoo’s Lair abower [quiet land above] the bay

Agus och, och Éire ‘lig is ó
Éire londubh is ó
And [Ah] the Quiet Land o’ Erin

Oh my heart is weary all alone
And it sends a lonely cry
To the land that sings beyond my dreams
And the lonely Sundays pass me by

Agus och, och Éire ‘lig is ó
Éire londubh is ó
And [Ah] the Quiet Land o’ Erin

Oh I’d [I would] ravel back the twisted years
In the bitter wasted wind
If the God [Lord] above would let me lie
In the quiet glades abower [above] the whin

Agus och, och Éire ‘lig is ó
Éire londubh is ó
And [Ah] the Quiet Land o’ Erin
The quiet land of Erin / traditionnel, d’après Aird a’ Chumhaing, ou Árdaí Chuain, poème original en gaélique de Seán Mac Ambróis. Source : King Laoghaire. Entre crochets : variantes chantées par Sandy Denny.

Ah si je pouvais être à Árdaí Chuain
Dont je vois d’ici les montagnes
Là-bas les dimanches s’écouleraient
Dans la paix de cette baie.

Agus och, och Éire ‘lig is ó [Et oh l’Irlande, toute l’Irlande]
Éire londubh is ó [L’Irlande dont je me languis]
Ah la douce terre d’Erin

Oh mon cœur las de son exil
Jette un cri de solitude
Vers la terre qui chante par-delà mes rêves
Et les dimanches s’écoulent désolés.

Agus och, och Éire ‘lig is ó [Et oh l’Irlande, toute l’Irlande]
Éire londubh is ó [L’Irlande dont je me languis]
Ah la douce terre d’Erin

Oh je referais l’écheveau de ces années perdues
Dans ce vent de vaine amertume
Si Dieu dans sa bonté me laissait reposer
Dans la paix des vallons fleuris d’ajoncs.

Agus och, och Éire ‘lig is ó [Et oh l’Irlande, toute l’Irlande]
Éire londubh is ó [L’Irlande dont je me languis]
Ah la douce terre d’Erin.
The quiet land of Erin / traditionnel, d’après Aird a’ Chumhaing, ou Árdaí Chuain, poème original en gaélique de Seán Mac Ambróis ; traduction Lili & Lulu. Source : King Laoghaire (texte). Celtic lyrics corner (traduction anglaise du refrain).

L. & L.

4 commentaires leave one →
  1. Paul permalink
    18 septembre 2013 00:05

    35 ans après sa mort, Sandy DENNY est encore reconnue pour la beauté et la qualité de son travail et des artistes perpétuent sa mémoire en reprenant des chansons de son répertoire.

    • 18 septembre 2013 00:06

      Oui, elle est irremplaçable.

Trackbacks

  1. Fear a’ Bhàta — Capercaillie, Sandy Denny « Je pleure sans raison que je pourrais vous dire
  2. Maddy Prior & June Tabor — Four loom weaver « Je pleure sans raison que je pourrais vous dire

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :