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David Gurita • Maldição

15 avril 2021

David GuritaMaldição. Armando Vieira Pinto, paroles ; Alfredo Marceneiro, musique (Fado Cravo).
David Gurita, chant ; instrumentistes non crédités.
Vidéo : [David Gurita], réalisation. 2020.

Maldição, sur la musique du Fado cravo d’Alfredo Marceneiro, est l’un des grands fados du répertoire d’Amália Rodrigues. Ce jeune homme, dans les quelques mots qui accompagnent sa vidéo, ne fait pourtant référence qu’à la version d’Ana Moura. David Gurita — c’est son nom — s’illustre généralement dans une variété pop portugaise d’assez mauvais aloi, mais il lui arrive de chanter le fado. Il ne s’en sort pas trop mal, même si la voix semble manquer de puissance. Et il doit être possible de chanter sans crisper le visage à ce point : on le croirait livré aux mains d’un acupuncteur sadique. Peut-être faut-il y voir l’influence de Dulce Pontes, qu’il dit aimer beaucoup (moi, pas du tout). À dire vrai, l’attrait de cette vidéo en forme de selfie réside essentiellement dans le joli décolleté du jeune homme, savamment mis en valeur.

Que destino, ou maldição
Manda em nós, meu coração?
Um do outro assim perdidos
Somos dois gritos calados
Dois fados desencontrados
Dois amantes desunidos.
Quel destin, ou quelle malédiction
Commande en nous, mon cœur ?
Car nous sommes étrangers l’un à l’autre,
Deux cris silencieux
Deux destins qui s’ignorent
Deux amants désunis.
Por ti sofro e vou morrendo
Não te encontro, nem te entendo
Amo e odeio sem razão
Coração… quando te cansas
Das nossas mortas esperanças
Quando paras, coração?
Tu me fais souffrir, tu me fais mourir
Je te cherche sans te comprendre
J’aime et je hais sans raison
Mon cœur… quand te lasses-tu
De nos espoirs anéantis,
Quand t’arrêtes-tu, mon cœur ?
Nesta luta, esta agonia
Canto e choro de alegria
Sou feliz e desgraçado.
Que sina a tua, meu peito
Que nunca estás satisfeito
Que dás tudo… e não tens nada.
Dans cette lutte, cette agonie
Je chante et je pleure de joie
Je suis heureux et malheureux.
Quel destin que le tien mon cœur,
Toi, jamais satisfait
Qui donnes tout… et qui n’as rien !
Na gelada solidão
Que tu me dás coração
Não há vida nem há morte
É lucidez, desatino
De ler no próprio destino
Sem poder mudar-lhe a sorte.
Dans cette solitude glacée
Que tu me donnes, mon cœur,
Il n’y a ni vie ni mort.
C’est lucidité et c’est folie
De lire dans sa propre destinée
Sans pouvoir agir sur son cours.
Armando Vieira Pinto (1906-1964). Maldição.
Armando Vieira Pinto. Malédiction, traduit de Maldição par L. & L.

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