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Zafer Güler | Vay gelin

26 mars 2016

Zafer Güler | Vay gelin. Efkan Şeşen, paroles (?) ; musique traditionnelle (?) ; Zafer Güler, chant, guitare ; deuxième guitariste innommé.
Captation : Turquie, İstanbul (?), 2016 (?). Mise en ligne (Facebook) : 11 mars 2016.

Mystère de la langue turque. Quand on ne la connait pas elle reste indéchiffrable. Même la traduction automatique n’y comprend rien. Il est peut-être question dans cette chanson de souvenirs douloureux qui reviennent au cours d’un parcours le long de la Mer Noire, entre Araklı et Hopa, une ville qui se trouve près de la Géorgie. Souvenirs et regrets d’un amour qui n’a pas eu lieu. Peut-être. Mais la beauté de la langue est telle, surtout dans la voix de Zafer Güler, qu’on peut s’en contenter.

Il chante souvent des chansons tristes, Zafer Güler. Y a-t-il une tristesse turque ? Comment vit-il, Zafer, dans son pays tel qu’il est aujourd’hui ? Éprouve-t-il à son endroit un surcroît de tristesse, comme nous face au devenir du nôtre ?

Bugün güneş girmedi penceremden içeri, içeri, içeri aman
Of, sürmene, Araklı, Pazar, Hopa, Arhavi Arhavi aman
Mavisi küskün düşmüş şehirlere gözleri gözleri gözleri aman
Bir gelin yatıyor yeşil dağların göğsünde göğsünde aman

Yıllar geçmiş kopmamış memleketten vay gelin
Vay gelin vay gelin aman
Çaya fındığa bakmış güzel eller öpüleydi öpülesiydi

Karşılıksız veren yürek vurulmuş, yorulmuş
Darılmış kırılmış aman

Anadan babadan yardan öncesi var mıydı, gitmek var mıydı?
Efkan Şeşen (?). Vay gelin.

La probable version originale de cette chanson :

Efkan Şeşen | Vay gelin. Efkan Şeşen, paroles (?) ; musique traditionnelle (?) ; Efkan Şeşen, chant.
Extrait de l’album Göçer Oldum / Efkan Şeşen (1996).

3 commentaires leave one →
  1. 28 mars 2016 08:56

    La version originale de cette mélodie, qui se perd certainement dans les méandres des siècles, est jouée au saz (pour les versions les plus récentes en tous cas), magnifique instrument qui laisse résonner des harmoniques sur lesquelles s’accroche la voix. A la guitare, comment le chanteur pourrait-il faire ses quarts de ton?
    Voici une version de cette mélodie, chantée dans la tradition alevi. Les paroles ne sont pas les mêmes, dans ma version il s’agit d’un texte soufi mis en musique, alors que dans votre version on est dans le registre du chant d’amour. Mais cela permet d’entendre la profondeur musicale de cette musique orientale, ce qu’on perd dans votre version.
    http://www.lalignedecoeur.fr/le-long-maqam-distanbul/
    Musicalement

    Hélène

    • 28 mars 2016 09:23

      Merci pour ces informations.

      • 28 mars 2016 09:54

        Ce que je dis n’enlève rien à l’intérêt des deux versions postées, ni aux voix de ces chanteurs qui véhiculent si bien l’espace, l’errance, le royaume impossible. Mais je suis toujours très surprise de constater à quel point on oublie sa propre musique, les instruments dans ce cas. Mais pourquoi, quand on n’y gagne pas au change?

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