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Message de service

12 février 2013

Je ne suis pas le citron du billet précédent, je ne suis PAS le citron, le citron ce n’est pas moi d’accord ?

Ce citron a sa vie de citron, ses soucis à lui.

Je ne lui ai d’ailleurs jamais parlé, à ce citron. Je le connais de vue, c’est tout.

L. & L.

4 commentaires leave one →
  1. Stefan permalink
    21 novembre 2019 18:20

    Bonsoir,j’aime beaucoup cettte chanson,mais j’ai du mal a comprendre le role de citron dans tout cela,mon imagination n’a trouvee aucune explication,meme chose pour ce poignard qui ecrit. Pourriez-vous me donner une idee,une piste,un indice? Merci bien

    • 21 novembre 2019 19:51

      Bonjour Stefan, j’essaierai de vous répondre demain dans la journée. Bonne soirée !
      Philippe

    • 22 novembre 2019 12:28

      Bonjour Stefan,

      Le poème n’est pas très explicite et au fond, je n’en sais pas plus que vous. Il aurait fallu interroger le poète… Je peux juste vous donner quelques impressions.

      Un des thèmes principaux de la poésie de José Carlos Ary dos Santos (1937-1984) est l’homoérotisme. Le contexte est celui des années 60 au Portugal : l’homosexualité y était extrêmement mal vue et encore plus difficile à vivre que de nos jours. Ce désir contrarié, Ary dos Santos l’évoque de manière récurrente dans ses poèmes par l’image d’un fruit amer (un citron ici, une amande dans « Amêndoa amarga » etc.)
      Le « poignard qui écrit » est plus difficile à interpréter. A vrai dire, dans le fado tel qu’il est chanté par Amália Rodrigues, il est question de « meu punhal a crescer » (« mon poignard qui grandit ») et non de « meu punhal a escrever ». Dans ce cas, il est tentant d’y voir encore une image érotique, celle d’une érection où le pénis se transforme en poignard et pénètre donc en blessant.
      La tonalité du poème est de fait extrêmement pessimiste : il n’y est question que de frustration (même la voix du poète est « à la recherche de sa propre plainte ») et d’un amour auquel les amants ne parviennent pas à mettre fin (« nous ne savons pas mourir »), le condamnant à une mort lente par décomposition (« nous mourrons lentement, lentement »).

      Il existe une autre version du poème, intitulée « O rictus » (« Le rictus »), qui comporte le quatrain suivant : « Meu amor meu amor / sofrer é proibido / No tempo apodrecido / só podemos estar / mas sem outro sentido / senão o de acabar. » C’est à dire (traduit rapidement) : « Mon amour mon amour / il est interdit de souffrir / Dans le temps décomposé / nous n’avons droit que d’exister / mais sans autre sens / que celui de la fin. »

      • Stefan permalink
        22 novembre 2019 22:24

        Maintenant c’est plus clair,merci

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