Ainsi passe la gloire du monde.
Il y a quelqu’un.
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Il n’y a plus personne.
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Comme le temps passe.
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Meu Deus, como o tempo passa
Dizemos de quando em quando
Afinal, o tempo fica
A gente é que vai passando
João de Freitas. Volta atrás vida vivida (extrait)Mon Dieu comme le temps passe !
C’est ce qu’on dit de temps en temps
À vrai dire le temps reste
Et c’est bien nous qui passons
João de Freitas. Volta atrás vida vivida (extrait). Traduction L. & L.
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L’une l’est, l’autre pas
Il y a quelques jours a eu lieu à Lisbonne, au Centre culturel de Belém, un spectacle en hommage à la grande fadiste Argentina Santos (née le 6 février 1926), qui n’est plus en activité. Rétrospectivement, Argentina apparaîtra probablement comme l’une des figures les plus étonnantes du fado du XXe siècle : une voix extrêmement agile au timbre comme un peu voilé, véhémente et douce, reconnaissable en un instant, et surtout ce génie proprement fadista de faire sien chacun des fados dont elle a constitué son répertoire. Son interprétation de Lágrima d’Amália, par exemple, qu’elle re-crée véritablement, est un témoignage éclatant de son art.
La voici, dans un théâtre où le public, tenu à distance et non à portée immédiate comme dans une maison de fado, n’en est pas moins subjugué, soulevé par ce chant vibrant et merveilleux. Volta atrás vida vivida (Reviens sur tes pas, vie vécue) est l’un des fleurons de son répertoire.
Argentina Santos | Volta atrás vida vivida. João de Freitas, paroles ; Filipe Pinto, musique (fado Meia noite) ; Argentina Santos, chant ; instrumentistes non identifiés. Captation : Lisbonne, Coliseu dos recreios, 27 juin 1997 (Grande noite do Fado 1997).
Vidéo : RTP ; Ana Martins Varela, prod. ; Fernando Cabral, réalisation.
Volta atrás vida vivida
Para eu tornar a ver
Aquela vida perdida
Que nunca soube viver.
João de Freitas. Volta atrás vida vivida
Reviens sur tes pas, vie vécue
Fais-moi voir à nouveau
Cette vie perdue
Que jamais je n’ai su vivre.
On trouvera le texte original complet avec sa traduction dans le billet Argentina Santos — Volta atrás vida vivida
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Et puis il y a ceci. Ces deux vidéos mises en regard l’une de l’autre illustrent cet adage issu du Fado da Adiça, du répertoire d’Amália, et fréquemment repris en substance sinon littéralement dans d’autres textes : Não é fadista quem quer, só é fadista quem calha, c’est à dire qu’on n’est pas fadiste par vouloir, mais par destin.
Il s’agit ici d’une des grandes stars du fado international, Ana Moura. Belle voix, jolie fille, mais absence du fado. La voix reste fixe, sans crépitements ni désordres, sans vie. À peine peut-on parler d’interprétation : ce fado menor (Os meus olhos são dois círios, « Mes yeux sont des cierges éclairant d’une lumière triste mon visage ») est exécuté à l’imitation de la version originale d’Amália, sans âme. On devine que tout est préparé à l’avance, les ralentissements, les pauses, les mélismes. L’accompagnement instrumental lui-même semble mécanique (José Manuel Neto est pourtant l’un des grands interprètes de la guitare portugaise).
Ana Moura | Os meus olhos são dois círios. Linhares Barbosa, paroles ; musique traditionnelle (fado Menor) ; Ana Moura, chant ; José Manuel Neto, guitare portugaise ; José Elmiro, guitare ; Filipe Larsen, guitare basse acoustique. Captation : Lisbonne, Coliseu dos recreios, 2008.
Vidéo : João Pedro Moreira , réalisation. Extrait de : Ana Moura, Coliseu, Universal Music Portugal, ℗ & © 2008.
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« En Suisse on est pragmatique »

Genève (Suisse), 15 avril 2015
« Nous en Suisse on est pragmatique » : voilà ce qui me fut un jour asséné par une collègue de ce singulier pays. Sous-entendu : « c’est pas comme vous en France. » Je me le suis tenu pour dit, et considère depuis lors que les Suisses sont pragmatiques.
C’est pourquoi ce panneau d’interdiction de sauter et de nager, placé à intervalles sans nul doute réguliers sur les rives du lac, à Genève, m’a espanté autant qu’il m’a déçu. Car une fois qu’on s’y trouve, dans le lac — mettons qu’on y ait glissé —, comment, lorsqu’on est pragmatique, fait-on pour en sortir, à moins d’y nager ? Tomber dans le lac, en tout cas dans ses eaux territoriales suisses, c’est donc être condamné à y périr.
Devant une balourdise aussi flagrante on conclut que les Suisses sont comme les autres : ils se font des illusions sur eux-mêmes.
Balourdise, qui parle de balourdise ? C’est ignorer que l’inadvertance est totalement, absolument, étrangère aux Suisses. Si donc un Suisse, ou une Suissesse, se trouve dans le lac, c’est suite à un acte délibéré, probablement le sien. Il ou elle n’aura pas plongé dans le lac, puisque c’est interdit, mais s’y sera laissé(e) aller, les pieds les premiers. Pragmatique jusqu’au bout, ce Suisse ou cette Suissesse n’aura dès lors aucune raison d’y nager.
Par conséquent l’interdiction ne vise que les autres francophones. Probablement nous vise-t-elle au premier chef, nous Français, à qui il convient de mettre les points sur les i. Peut-être vise-t-elle aussi les Belges, car comme le note Herberto Hélder, ou plutôt son narrateur, « la Belgique [est] un pays confus, comique* ». Ça doit se savoir en Suisse, qui par parenthèse est tout le contraire de ça. Ainsi donc des Français et des Belges tombent à la baille de temps à autre, et gagnent à la nage la rive où les accueille la maréchaussée. Celle-ci constate l’infraction, d’ailleurs manifeste et incontestable, la verbalise et perçoit l’amende correspondante. Ou renvoie les fortes têtes et les raisonneurs devant le tribunal, et ce sera plus cher.
Au final, au lieu de railler une prétendue inconséquence de nos impeccables voisins, force est au contraire de s’émerveiller de leur inépuisable esprit d’astuce.
*Herberto Hélder (1930-2015). Les cent pas, traduit de Os passos em volta par Ilda Mendes dos Santos, Chandeigne, impr. 2013, ISBN 978-2-36732-069-4, page 22.
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Murs de Rome

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Dire que c’est ici — ici même —, au vu et au su de telle ou telle des pierres désormais scellées dans ces murs, que s’est noué le sort atroce de la reine de Palestine.
TITUS
[…]
Mais…
BÉRÉNICE
. . . . . . . . . Achevez.
TITUS
. . . . . . . . . . . . . . . . Hélas !
BÉRÉNICE
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Parlez.
TITUS
. . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Rome… L’empire.
BÉRÉNICE
Hé bien ?
TITUS
. . . . . . . . . Sortons, Paulin, je ne lui puis rien dire.
Jean Racine (1639-1699). Bérénice (1670), acte II, scène 4.
On connaît la suite.
C’était en cet endroit-ci où nous sommes, ou en celui-là où nous irons tout à l’heure…
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BÉRÉNICE
Quoi ? Me quitter sitôt, et ne me dire rien ?
Chère Phénice, hélas ! quel funeste entretien !
Qu’ai-je fait ? Que veut-il ? Et que dit ce silence ?
Jean Racine (1639-1699). Bérénice (1670), acte II, scène 5.

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![Rome (Italie), basilique Saint-Laurent hors-les murs [Basilica San Lorenzo fuori le mura], 1er avril 2015 Rome (Italie), basilique Saint-Laurent hors-les murs [Basilica San Lorenzo fuori le mura], 1er avril 2015](https://jepleuresansraison.com/wp-content/uploads/2015/04/p12307391.jpg?w=450&h=338)

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Que mes yeux tristes

Centrale Montemartini (Rome, Italie). Tête d’homme, œuvre d’inspiration tardo-hellénistique
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Ó meu irmão, menino de olhos tristes,
Nada mais tenho além dos olhos tristes
Tudo o que tenho, e nada tenho, é teu!
Pedro Homem de Mello (1904-1984). Entrega (extrait).Toi mon frère, enfant aux yeux tristes
Je n’ai rien, je n’ai que mes yeux tristes
Mais ce que j’ai, et je n’ai rien, t’appartient.
Pedro Homem de Mello (1904-1984). Entrega (extrait). Traduction L. & L.
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Ricardo Ribeiro & Pedro Jóia | Entrega. Pedro Homem de Mello, paroles ; Carlos Gonçalves, musique ; Ricardo Ribeiro, chant ; Pedro Jóia, guitare.
Vidéo : Tiago Mata Angelino, réalisateur. 2012.
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Dispositif d’éblouissement

« Je déteste Naples ». Dans une rue de Rome (Italie), le 4 avril 2015
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C’est qu’on peut détester Rome aussi. Tant de beauté, partout, dans des quantités inouïes, déversées sur vous comme d’un tombereau, comment supporter ça ? Une beauté indiscutable, implacable, de la splendeur en veux-tu en voilà. Ça vous frappe, ça vous aveugle. Rome est une ville dure à cause de ça. Elle l’est peut-être aussi en raison de la laideur de ses banlieues, qu’on n’a aucune raison de voir quand on vient en visite : il paraît qu’il a été construit dans les années soixante, pour loger les gens du Sud qui affluaient dans la capitale, une barre d’un kilomètre de long loin de la ville et sans liaison avec elle, sans commerces, sans écoles, sans services d’aucune sorte.
On ne peut pas vivre à Rome, à moins de fermer les yeux sur cette barbarie. Les Romains le savent, et méprisent les autres, ceux qui se répandent dans leur ville comme un fleuve en crue, venus exprès pour se faire frapper par elle, pour prendre ses coups.
Pasolini, Frioulan né à Bologne, habitait loin de l’urbs impériale et papale, dans le quartier de l’EUR construit sous l’ère fasciste pour une exposition universelle qui n’a jamais eu lieu, et resté inachevé.
Deux beaux soldats sont en faction devant le palais Farnese, où se tient l’ambassade de France. Des provinciaux sans aucun doute. Ils auraient plu à Pasolini. Ils bavardent entre eux, ils rient. Ils sont indifférents à Rome, ils ne savent pas ce qu’elle est, ils ne veulent pas la regarder.
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Rome (Italie), Centrale Montemartini, 1er avril 2015
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Tempus fugit.
Il y a quelqu’un.

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Il n’y a plus personne.

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Ainsi passe la gloire du monde.
Au subjonctif la vie serait plus belle
Pourquoi avons-nous cessé d’employer l’imparfait du subjonctif ? Quelle perte ! Quel reniement de soi-même ! Il n’y a pas à s’étonner dès lors que la boue la plus infecte s’amoncelle dans les urnes les dimanches.
Les Portugais, qui ont inventé et qui pratiquent la langue la plus touristique du monde, ne se sont jamais laissés aller à pareille simplification. Qu’ils soient techniciens de surface, trapézistes, pompiers, aventurières ou ministres de la culture, ils manient l’imparfait du subjonctif avec un grand naturel, même dans les circonstances les plus ordinaires. « Tu aimerais que je chantasse sur un autre ton, que je te peignisse le monde d’une autre couleur, que je déposasse à tes pieds un monde bon, et que je te jurasse un éternel amour », soit en v.o. : « Preferias que cantasse noutro tom, que te pintasse o mundo de outra cor, que te pusesse aos pés um mundo bom, que te jurasse amor, o eterno amor », c’est ainsi qu’on s’exprime au Portugal.
La preuve :
Rádio Macau | Cantiga d’amor. Pedro Malaquias, paroles ; Flak (João Pires de Campos), musique ; Rádio Macau, groupe instrumental et vocal.
Vidéo : José Nascimento, réalisateur. Bande son extraite de l’album 8 [Oito] (2008).
On dit :
« Tu voudrais que je dérobasse à la Grande Ourse son éclat pour en illuminer tes yeux, que je te berçasse amoureusement dans les vagues, et que je t’emmenasse danser sur la lune. », soit en v.o. :
« Querias que roubasse ao sete estrelo à luz que te iluminasse o olhar, embalar-te nas ondas com desvelo, levar-te até à lua para dançar »
Quel chic ! Sans rien dire de l’admirable subjonctif futur, une subtilité qui nous est inaccessible à jamais. Nous en sommes réduits à le rendre en français par un imparfait de l’indicatif des plus frustes : « Se quiseres », « Si tu voulais », voire par un présent : « Se preferires », « Si tu préfères », ou par des périphrases pesantes : « O que disseres » : « Ce que tu pourrais dire » (ce que tu diras peut-être).
« Que a lua está longe e mesmo assim, dançar podemos sempre se quiseres. Ou então se preferires fica aí, que ninguém há-de saber o que disseres. »
Voilà une langue économique (autant qu’elle est musicale).
« Mais elle est loin la lune et quand bien même, on peut toujours danser si tu en as envie. Ou alors si tu préfères reste là : il est vrai que nul n’a à savoir ce que tu dis. »
Quel prosaïsme !
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Rádio Macau
8 [Oito] (2008)
8 [Oito] / Rádio Macau, groupe instrumental et vocal. — Production : Portugal : iPlay Som e Imagem, ℗2008.
Enregistré à Lisbonne, Estúdios do Olival.
1 CD + 1 DVD : iPlay, 2008. — EAN 5604931124320.
Amor sem casa | Karina Beorlegui, Amália Rodrigues
Une curiosité.
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Karina Beorlegui y Los Primos Gabino | Amor sem casa. Teresa Rita Lopes, poème ; Alain Oulman, musique ; Karina Beorlegui, chant ; Los primos Gabino (Nacho Cabello, Juan Pablo Esmok Lew y Esteban Ruiz), guitares. Captation : concert « Tango & Fado » au café El Faro, Villa Urquiza, Buenos Aires (Argentine), 15 février 2013.
Est-ce la perspective d’interpréter un fado du répertoire d’Amália, — une grande dame du fado comme elle l’était, une très grande dame —, qui l’a conduite, elle, une jeune Argentine au nom basque comme nombre de ses compatriotes, à faire placer le micro très haut, ce qui l’oblige à l’effort permanent, lorsqu’elle chante, de se hisser sur les mollets pour l’atteindre et à déployer ses bras comme pour s’y agripper ? (Ou est-ce que l’articulation du pied de ce micro est bloquée ?)
C’est un choix étonnant que cet Amor sem casa, composé par Alain Oulman, enregistré à deux reprises (1967 et 1968) par Amália Rodrigues et resté chaque fois inédit. Le premier de ces enregistrements n’a été révélé qu’en 1997 (soit deux ans avant la mort de la fadiste) sur l’album Segredo constitué de splendides « fonds de tiroir » des années 60 et 70, l’autre à l’occasion de la réédition, en 2010, de l’album Com que voz de 1970 accompagné d’un CD d’inédits. Le texte est de Teresa Rita Lopes, poète et chercheuse en littérature portugaise réfugiée en France en 1963 pour cause d’incompatibilité d’humeur avec le régime salazariste. Elle a soutenu à Paris une thèse sur Fernando Pessoa dont elle est spécialiste, avant de rentrer au Portugal en 1976. Le poème sur lequel est composé le fado Amor sem casa constitue la première partie d’un triptyque intitulé O amor sem rosto (L’amour sans visage).
Quant à Karina Beorlegui, qui est chanteuse, actrice et danseuse, née à Buenos Aires en 1970, elle semble fascinée par le fado tout autant que par le tango. Ses concerts, de même que ses enregistrements, mêlent les deux genres. Elle a d’ailleurs fondé dans sa ville natale un cycle de concerts dénommé Fado-Tango Club qui a connu sa 6e édition en 2014 : Buenos Aires n’est-elle pas, comme Lisbonne, posée au bord d’un estuaire ? Avec un peu d’imagination on pourra trouver dans son style de chant (sinon dans son accent) une évocation de la manière de Mísia, qui s’est d’ailleurs quant à elle intéressée au tango. La guitare portugaise est d’une grande étrangeté.
- Voir la notice biographique de Karina Beorlegui sur le site Todo tango (en espagnol)
Amália Rodrigues | Amor sem casa. Teresa Rita Lopes, poème ; Alain Oulman, musique ; Amália Rodrigues, chant ; Raúl Nery & José Fontes Rocha, guitares portugaises ; Júlio Gomes, guitare classique ; Joel Pina, basse acoustique. Bande son extraite de l’album Segredo (1997). Enregistrement : 1967.
| O amor sem rosto o amor sem casa pássaro pequeno de asa tão leve |
L’amour sans visage l’amour sans maison petit oiseau aux ailes légères |
| de asa tão leve pra onde me levas o amor sem casa o amor sem tréguas |
aux ailes légères où m’emmènes-tu l’amour sans maison l’amour sans trêve |
| o amor sem tréguas o amor sem guerras asa sem destino pra onde me levas |
l’amour sans trêve l’amour sans guerre aile qui vole sans but où m’emmènes-tu |
| pra onde me levas deixai-me levar* [deixai-me ficar]** não quero amanhã hora de chegar |
où m’emmènes-tu je voudrais me laisser porter* [je voudrais rester]** et qu’il n’y ait demain ni heure d’arrivée |
| hora de chegar a lugar nenhum deixai-me ficar deixai-me partir* |
ni heure d’arrivée ni lieu d’arrivée je voudrais rester je voudrais partir* |
| deixai-me partir não sei por que estou não sei por que vim não sei por que vou* |
je voudrais partir je ne sais ni pour quoi je suis là ni pour quoi je suis venue ni pour quoi je m’en vais* |
| [não sou de ninguém deixai-me ficar deixai-me ficar não sei porque vim]** |
[je ne suis à personne je voudrais rester je voudrais rester je ne sais pourquoi je suis venue]** |
| [Deixai-me partir não sei porque vou]** |
[je voudrais partir je ne sais pourquoi je m’en vais]** |
| não sei por que vou que vento me leva o amor sem rosto o amor sem tréguas |
je ne sais pour quoi je m’en vais quel vent m’emmène l’amour sans visage l’amour sans trêve |
| não sei onde vou que sopro me arrasta o amor sem rosto o amor sem casa |
je ne sais où je vais quel souffle m’emporte l’amour sans visage l’amour sans maison |
| Teresa Rita Lopes (née en 1937). O amor sem rosto, I. Publié dans le recueil : Os dedos os dias as palavras (1987). | Teresa Rita Lopes (née en 1937). L’amour sans visage, I, traduit de O amor sem rosto, I par L. & L. – |
* Parties du poème non reprises dans le fado
** Parties de texte propres au fado
— Je vous mets une poche ?

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— Vu le temps qu’il fait, je ne dis pas non. Merci.
— Avec plaisir.
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