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La chanson du dimanche [124]. Caetano Veloso • La Golondrina

14 juin 2026

Ce jour, la voix suave de Caetano (bientôt 84 ans). Cette Hirondelle nous vient du Mexique.

Caetano Veloso (né en 1942)La golondrina. [Niceto de Zamacois ?], paroles ; Narciso Serradell Sevilla, musique.
Caetano Veloso, chant ; Rodolfo Cardoso, marimba ; Andréa Dias, flûte ; Lúcia Morelenbaum & Eduardo Morelenbaum, clarinette ; Ismael de Oliveira Jr, trompette ; ensemble de cordes ; Jaques Morelenbaum, arrangement et direction.
Extrait de l’album Fina estampa / Caetano Veloso. Brésil, Philips, ℗ 1994.

¿A dónde irá veloz y fatigada
La golondrina que de aquí se va?
¡Oh! Si en el viento se hallará extraviada
Buscando abrigo y no lo encontrará

Où ira-t-elle, véloce et fatiguée,
Cette hirondelle qui s’en va loin d’ici ?
Ah ! Si dans le vent elle s’égare,
Cherchant refuge et ne le trouvant pas,
Junto a mi lecho le pondré su nido
En donde pueda la estación pasar
También yo estoy en la región perdido
¡Oh cielo santo ! Y sin poder volar

Près de mon lit je lui ferai un nid
Pour qu’elle y passe la mauvaise saison.
Car moi aussi je suis perdu dans ce pays,
Ô juste ciel ! Et sans ailes pour voler.
Oiré tu canto ¡Oh tierna golondrina!
Recordaré mi patria y lloraré.

J’entendrai ton chant, ô ma tendre hirondelle !
J’évoquerai ma patrie et je pleurerai.

Niceto de Zamacois ? (1820-1885). La golondrina (1862).
Niceto de Zamacois ? (1820-1885). L’hirondelle, traduit de : La golondrina (1862), par L. & L.

L’histoire de cette chanson est incertaine. Seul le nom du compositeur Narciso Serradell Sevilla (Alvarado, Mexique1843 – Mexico 1910) semble attesté. La musique de La golondrina, datée de 1862, aurait été composée à Paris où Sabadell, fait prisonnier lors de la deuxième intervention française au Mexique, vivait exilé. L’attribution de ses paroles à Niceto de Zamacois (Bilbao 1820 – Mexico 1885) n’est en revanche pas certaine. Le poème pourrait être une adaptation d’un original en langue arabe du roi morisque de Grenade Abén Humeya (vers 1545 – 1569) retrouvé ensuite à Rabat par un Français (non identifié) ; il pourrait aussi, plus vraisemblablement avoir eu pour modèle la Romance morisque extraite du « drame historique » Abén Humeya ou la révolte des Maures sous Philippe II, créée à Paris en 1830, écrite en français par l’écrivain et homme politique espagnol Francisco Martínez de la Rosa (1787-1862). Cette romance ayant été, comme la pièce entière, traduite en espagnol par son auteur lui-même aurait été adaptée à la musique de Sabadell par Niceto de Zamacois.

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