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Amalia de la Vega • Mate amargo

23 mars 2020

Mate amargo que naciste
en la rueda del fogón,
derramando tradición
entre un estilo y un triste.
Mate amargo que trajiste
entre tu yerba sabrosa
la suavidad primorosa
de una mano de mujer
y el embrujo de un querer
con que te cebó una moza.
Tabaré Regules (1889-1962). Mate amargo. Extrait.

Maté amer qui naquis
Autour du feu,
Versant la tradition
Entre un « estilo* » et un « triste* » ;
Maté amer qui apportas
Dans tes feuilles savoureuses
Le suave savoir-faire
De la main d’une femme
Et l’enchantement d’un amour
Avec lequel t’a préparé une jeune fille.
* « estilo » et « triste » sont deux styles de chansons. Voir : El tango y nuestra música criolla, sur le site Todo Tango.

Amalia de la Vega (1919-2000) est l’une des grandes voix de la tradition uruguayenne. D’elle, Atahualpa Yupanqui disait, quelques jours après sa mort : « Su voz era como el sonido que parece surgir desde las entrañas de la madre tierra con la autenticidad de los grandes artistas » (« Sa voix était pareille au son qui paraît surgir des entrailles de la Terre-mère, avec l’authenticité des grands artistes. »)

Cette milonga, Mate amargo (« Maté amer ») est l’un de ses titres les plus connus. Elle évoque la tradition de la préparation et de la consommation du maté, qu’on boit amer (et non sucré) en Uruguay, de même qu’au Paraguay, dans le sud du Brésil et certaines régions de l’Argentine.

Amalia de la Vega (1919-2000)Mate amargo. Tabaré Regules, paroles ; Amalia de la Vega, musique.
Amalia de la Vega, chant ; ensemble de guitares ; Mario Núñez Iordi, direction.
Argentine, 1954.

Mate amargo que naciste
en la rueda del fogón,
derramando tradición
entre un estilo y un triste.
Mate amargo que trajiste
entre tu yerba sabrosa
la suavidad primorosa
de una mano de mujer
y el embrujo de un querer
con que te cebó una moza.

Sos el amigo sincero
con quien a solas prosiando
pasás las horas rodando
en un galope ligero.
Sos sereno consejero
que escuchamos con halago
y entre un trago y otro trago,
mientras la pava se queja,
nos hablás de cosas viejas
de la querencia y del pago.

El más bravo se arrocina
al paladear tu amargura;
sos sabroso como achura
y querendón como china.
Sos alma de la cocina
que alegra reunión sencilla
y mientras la llama brilla,
vos vas con tierno embeleso,
como si fueras un beso
aletiando en la bombilla.

Y cuando ya galopiao,
como pájaro sin plumas,
el agua no forma espuma
y estás del todo lavao,
tenés siempre algún costao
pa’ que el hombre te aproveche;
te da güelta y sin que te eche
yerba, quedás de primera:
¡Sos como vaca mañera
que sabe esconder la leche!
Tabaré Regules (1889-1962). Mate amargo.

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