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Mais ta main ne tremble pas dans la mienne

16 juillet 2016

Jeszcze mi tylko z oczu jasnych
splywa do warg kropelka slona,
a ty mi nic nie odpowiadasz
i jesz zielone winogrona…
Tomaszów, d’après Przy okraglym stole, de Julian Tuwim (1894-1953).

Seule une goutte salée se fraie un chemin
De mes yeux clairs jusqu’à mes lèvres
Mais tu ne me réponds rien,
Et tu manges du raisin blanc.

………

Ainsi paraît la gloire du monde.

Toulouse (France), cathédrale Saint-Étienne, 16 juillet 2016

Ainsi passe-elle.

Toulouse (France), cathédrale Saint-Étienne, 16 juillet 2016

Désormais défaite, sable emporté par l’inexorable vague.

Ewa Demarczyk | Tomaszów / poème de Julian Tuwim ; Zygmunt Konieczny, musique ; Ewa Demarczyk, chant ; instrumentistes non identifiés. Texte d’après le poème Przy okrągłym stole [À la table ronde] de Julian Tuwim (1ère publication dans le recueil : Siódma jesień, Varsovie, 1922).
Vidéo : TVP [Telewizja Polska], 1970.

A może byśmy tak, najmilszy,
wpadli na dzień do Tomaszowa?
Może tam jeszcze zmierzchem złotym
ta sama cisza trwa wrześniowa…
Mon amour, si on allait
Passer une journée à Tomaszów ?
Peut-être y retrouverions-nous
Ce même silence de septembre, dans le crépuscule d’or…
W tym białym domu, w tym pokoju
gdzie cudze meble postawiono,
musimy skończyć naszą dawną
rozmowę, smutnie nie skończoną.
Dans cette maison blanche, dans ce salon
Que des étrangers ont rempli de leurs meubles,
Il nous faut reprendre notre conversation,
Entamée autrefois, et si tristement interrompue…
Więc może byśmy tak, najmilszy,
wpadli na dzień do Tomaszowa?
Może tam jeszcze zmierzchem złotym
ta sama cisza trwa wrześniowa…
Alors mon amour, si on allait
Passer une journée à Tomaszów ?
Peut-être y retrouverions-nous
Ce même silence de septembre, dans le crépuscule d’or…
Jeszcze mi tylko z oczu jasnych
spływa do warg kropelka słona,
a ty mi nic nie odpowiadasz
i jesz zielone winogrona.
Seule une goutte salée se fraie un chemin
De mes yeux clairs jusqu’à mes lèvres
Mais tu ne me réponds rien,
Et tu manges du raisin blanc.
Ten biały dom, ten pokój martwy
do dziś się dziwi, nie rozumie…
Wstawili ludzie cudze meble
i wychodzili stąd w zadumie…
Cette maison blanche, ce salon mort…
Il se demande encore, incrédule, ce qui est advenu…
D’autres y ont posé leurs meubles,
Et sont repartis dans une tristesse pensive…
A przecież wszystko tam zostało!
Nawet ta cisza trwa wrześniowa…
Więc może byśmy tak, najmilszy,
wpadli na dzień do Tomaszowa?
Pourtant, tout s’y trouve encore, inchangé !
Même ce silence de septembre…
Alors mon amour, si on allait
Passer une journée à Tomaszów ?
Jeszcze ci wciąż spojrzeniem śpiewam:
Du holde Kunst*… – i serce pęka!
I muszę jechać… więc mnie żegnasz,
lecz nie drży w dłoni mej twa ręka.
Pourtant je te chante encore du regard :
« Du holde Kunst* »… et mon cœur se brise !
Et il faut que je parte… et tu me dis adieu,
Mais ta main ne tremble pas dans la mienne.
I wyjechałam, zostawiłam,
jak sen urwała się rozmowa.
Błogosławiłam, przeklinałam:
Du holde Kunst! Więc tak? Bez słowa?
Et je m’en suis allée.
Cette conversation s’est rompue comme un rêve,
Je t’ai béni et maudit :
« Du holde Kunst… » C’est donc ainsi ? Sans un mot ?
A może byśmy tak, najmilszy,
wpadli na dzień do Tomaszowa?
Może tam jeszcze zmierzchem złotym
ta sama cisza trwa wrześniowa.
Mon amour, si on allait
Passer une journée à Tomaszów ?
Peut-être y retrouverions-nous
Ce même silence de septembre, dans le crépuscule d’or…
Jeszcze mi tylko z oczu jasnych
splywa do warg kropelka slona,
a ty mi nic nie odpowiadasz
i jesz zielone winogrona…
Seule une goutte salée se fraie un chemin
De mes yeux clairs jusqu’à mes lèvres
Mais tu ne me réponds rien,
Et tu manges du raisin blanc.
Tomaszów, d’après Przy okraglym stole, de Julian Tuwim (1894-1953).
*« Du holde Kunst » (Ô art aimable) : les premiers mots du lied An die Musik (À la musique) de Franz Schubert, sur un poème de Franz von Schober.
Tomaszów, d’après À la table ronde, de Julian Tuwim (1894-1953), traduit approximativement par L. & L. à partir de deux traductions anglaises, l’une par Katarzyna Skonieczna, l’autre par VidMak.


Toulouse (France), cathédrale Saint-Étienne, 16 juillet 2016

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