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Maria Emília | Saudades de Júlia Mendes

15 juillet 2016

Maria Emília | Saudades de Júlia Mendes. João Nobre & César de Oliveira, paroles ; Rogério Bracinha & Paulo Fonseca, musique.
Maria Emília, chant ; Flávio Cardoso, guitare portugaise ; Vítor Tiago, guitare classique. Captation : Lisbonne, Tasca do Chico, 5 janvier 2011.
Vidéo : О Фаду по-русски с Rosabranca. Московский Дом Фаду [Le fado en russe avec Rosabranca. Maison du fado à Moscou].

On ne voit presque rien sur la vidéo, tout est noir, on croirait qu’il n’y a plus de quoi éclairer dans la maison. Mais l’obscurité convient au fado et cette vidéo me plaît beaucoup à vrai dire.

La chanteuse, Maria Emília, est d’origine brésilienne comme l’indique le présentateur de cette « Nuit du fado » de janvier 2011. On en trouve quelques vidéos sur l’Internet, mieux réalisées que celle-ci, mais à ma connaissance pas d’enregistrements publiés.

Saudades de Júlia Mendes est un fado de style très populaire, extrait d’une « revista », une forme de théâtre musical typiquement portugais qui a pratiquement disparu aujourd’hui. Ce spectacle, Ena já fala!, créé au Teatro ABC à Lisbonne le 4 juin 1969, a pour argument la vie de la malheureuse Júlia Mendes, une fadiste qui a réellement existé, née en 1885 et morte très jeune en 1911 (voir Júlia Mendes sur le site Lisboa no Guiness tenu par Vítor Marceneiro, descendant du grand Alfredo [en portugais]). Saudades de Júlia Mendes en constituait le final, interprété par Fernanda Baptista (1919-2008), une chanteuse à la voix puissante qui ne s’embarrassait pas de fioritures. Voici d’ailleurs la version originale de Saudades de Júlia Mendes, telle qu’elle était donnée au théâtre. Elle a connu paraît-il un très grand succès.

Fernanda Baptista (1919-2008) | Saudades de Júlia Mendes. João Nobre & César de Oliveira, paroles ; Rogério Bracinha & Paulo Fonseca, musique.
Fernanda Baptista, chant ; orchestre dirigé par Ferrer Trindade. Extrait du spectacle Ena já fala! (1969).

Ó Júlia, trocas a vida p’lo fado
O fado, esse malandro, vadio
Ó Júlia, olha que é tarde, toma cuidado
Leva o teu xaile traçado porque de noite faz frio.
Oh Júlia, tu troques la vie contre le fado,
Le fado, ce filou, ce bon à rien.
Júlia, il est tard, fais attention,
Prends ton châle et couvre-toi, il fait nuit, il fait froid.
Ó Júlia, andas com a noite na alma
Tem calma, ainda te perdes p’ra aí
Ó Júlia, se estás no mundo vencida
Não queiras gostar da vida, que ela não gosta de ti.
Oh Júlia, tu portes la nuit dans ton cœur
Du calme, tu vas encore t’attirer des histoires
Oh Júlia, si tu es née perdante,
N’essaie pas d’aimer la vie, car elle ne veut pas de toi.
Não fales coração, tu és um tonto sem razão,
Viver só por se querer não chega a nada.
Aceita a decisão que os fados trazem ao nascer
Todos nós temos que viver de hora marcada.
Tais-toi mon cœur, tu es un fou, un sans cervelle
Vivre seulement d’amour ne mène à rien
Accepte le destin qu’on t’a fixé quand tu es né
Notre vie à tous est écrite d’avance.
Se Deus me deu a voz,
que hei-de eu fazer senão cantar
O fado e eu a sós queremos chorar
Eu fujo, não sei bem de quê,
do mundo ou de ninguém, talvez de mim,
Mas oiço alguém dizer-me assim.
Si Dieu m’a donné une voix
qu’est-ce que j’en ferais sinon chanter ?
Le fado et moi on veut pleurer.
Je fuis, je ne sais pas bien quoi,
le monde, ou personne, ou peut-être moi,
D’après ce qu’on me dit.
João Nobre & César de Oliveira. Saudades de Júlia Mendes.
João Nobre & César de Oliveira. , traduit de Saudades de Júlia Mendes par L. & L.

 

 

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