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Aldona — Sonnet 29 de Shakespeare

15 septembre 2012

Aldona Nowowiejska. Sonnet / poème de William Shakespeare ; Aldona Nowowiejska, adaptation polonaise, musique, chant ; images Ilone Gueugnon, Kevin Gueugnon, Cola ; montage Ilone Gueugnon, Philippe Gueugnon ; mixage et réalisation Philippe Gueugnon. — Captation : Satellit Café Roanne-Villerest, Villerest (Loire, France), 2010 ?. — Sonnet : adaptation du Sonnet 29 de William Shakespeare..

Kiedy w niełasce u ludzi i losu
Placzę od wszystkich nagle odtrącony
i dźwigam głos mój do głuchych niebiosów
i patrzę w siebie i klne zrozpaczony.
Chciałbym jak ów być w nadzieję bogaty.
Jak ów co wpośród przyjaciół króluje
Owe talenta, ów kunszt, owe szaty.
To co najmilsze, najmniej mnie raduje.
Lecz, kiedy w myśli wlasnym gardzę życiem
Wspominam Ciebie i z ziemi podnoszę
jako ptakowie zbudzeni o świcie,
głos mój, i hymnem radość niebios głoszę.

Twoja bo miłość przywodzi wspomnienia,
iżbym z królami losu nie zamieniał.

William Shakespeare (1564-1616). Sonnet 29. Polonais (adapt. Aldona Nowowiejska)

When, in disgrace with Fortune and men’s eyes,
I all alone beweep my outcast state
And trouble deaf heav’n with my bootless cries,
And look upon myself and curse my fate,
Wishing me like to one more rich in hope,
Featured like him, like him with friends possess’d,
Desiring this man’s art, and that man’s scope,
With what I most enjoy contented least;
Yet in these thoughts myself almost despising,
Haply I think on thee, and then my state,
(Like to the lark at break of day arising)
From sullen earth sings hymns at Heaven’s gate;

For thy sweet love rememb’red such wealth brings
That then I scorn to change my state with Kings.

William Shakespeare (1564-1616). Sonnet 29 (éd. Robert Ellrodt).

——

Lorsqu’en disgrâce auprès de Fortune et des hommes,
Solitaire, je pleure d’être ainsi rejeté,
Et de cris sans effet harcèle le ciel sourd ;
Que je vois mon état et maudis mon destin,
Souhaitant être semblable à l’un, riche d’espoir,
D’un tel avoir les traits ou les amis nombreux,
Désirant de l’un le talent, de l’autre les chances,
Moi, le moins satisfait de mes dons les meilleurs ;
Si pourtant, me méprisant presque en ces pensées,
Je pense à toi par chance, alors change mon sort,
Et comme l’alouette au point du jour s’élève
Loin du sol triste, je chante à la porte du ciel :

Ton cher amour remémoré me rend si riche
Qu’à l’état d’un monarque je préfère le mien.

William Shakespeare (1564-1616). Sonnet 29. Traduction française (Robert Ellrodt).

Honni de la Fortune, autant des hommes,
Je pleure, seul, mon destin de paria,
Le Ciel est sourd, en vain je l’importune
Je comprends qui je suis, je maudis mon sort

Et envie ceux qui ont quelque espérance
J’en voudrais les amis ou l’entregent,
J’en rêve le talent. Je ne dédaigne
Que ce qui est déjà de mon pouvoir.

Et pourtant ! L’alouette au point du jour
Dénie la terre sombre ; et même dans l’état
Où je suis, ce mépris, presque, que j’ai de moi,
Mon chant de toi monte aux portes du Ciel.

Si riche, à me savoir aimé de toi,
Que j’en mépriserais le sort même des rois.

William Shakespeare (1564-1616). Sonnet 29. Traduction française (Yves Bonnefoy).

Sur Yves Bonnefoy, traducteur des Sonnets de Shakespeare :
Michael Edwards « Yves Bonnefoy et les Sonnets de Shakespeare », Littérature 2/2008 (n° 150), p. 25-39.
URL : www.cairn.info/revue-litterature-2008-2-page-25.htm.
DOI : 10.3917/litt.150.0025.

L. & L.

——

Aldona
Sonnet (2011)

Aldona -- Sonnet (2011)Sonnet / Aldona Nowowiejska, chant, guitare, percussions ; Raphael Dumas, mandoline, banjo, mandole, guitare ; Stephen Harrison, contrebasse ; Michel Schick, clarinette basse, saxophone soprano, ukulele, harmonica ; Sylvain Meillan, violoncelle ; [etc.]. — Bremen : Jaro Medien ; [France] ; L’autre distribution, distrib., 2011. — 1 CD.

Jaro 4305-2. — EAN 4006180430527

Aldona sur Myspace

——

Shakespeare, William (1564-1616)
Sonnets. Traduction française (Ellrodt)

Shakespeare. Sonnets (traduction Robert Ellrodt). BabelSonnets / Shakespeare ; texte établi, traduit de l’anglais et présenté par Robert Ellrodt. – Éd. bilingue. – Arles : Actes Sud ; [Montréal] : Leméac, impr. 2007. – 1 vol. (444 p.) ; 18 cm. – (Babel ; 847).

Texte anglais et traduction française en regard. – Bibliogr., 5 p.

ISBN 978-2-7427-6938-4 (Actes Sud). – ISBN 978-2-7609-2711-7 (Leméac). – EAN 9782742769384

Shakespeare, William (1564-1616)
Sonnets. Traduction française (Bonnefoy)

Shakespeare. Sonnets (traduction Yves Bonnefoy). Gallimard PoésieLes sonnets ; précédés de Vénus et Adonis ; Le viol de Lucrèce ; Phénix et Colombe / William Shakespeare ; présentation et traduction d’Yves Bonnefoy. – [Paris] : Gallimard, impr. 2007. – 1 vol. (333 p.) ; 18 cm. – (Collection Poésie ; 437).

Bibliogr., 2 p.

ISBN 978-2-07034242-6. – EAN 9782070342426

8 commentaires leave one →
  1. 13 novembre 2012 16:34

    merci beaucoup pour votre site, je vous envoie quelques corrections de la traduction polonaise

    amicalement

    Aldona Nowowiejska

    Kiedy w niełasce u ludzi i losu
    Placzę od wszystkich nagle odtrącony
    i dźwigam głos mój do głuchych niebiosów
    i patrzę w siebie i klne zrozpaczony.
    Chciałbym jak ów być w nadzieję bogaty.
    Jak ów co wpośród przyjaciół króluje
    Owe talenta, ów kunszt, owe szaty.
    To co najmilsze, najmniej mnie raduje.
    Lecz, kiedy w myśli wlasnym gardzę życiem
    Wspominam Ciebie i z ziemi podnoszę
    jako ptakowie zbudzeni o świcie,
    głos mój, i hymnem radość niebios głoszę.

    Twoja bo miłość przywodzi wspomnienia,
    iżbym z królami losu nie zamieniał.

    • 13 novembre 2012 19:06

      Oh merci beaucoup, je rectifie tout de suite.
      Et félicitations pour cet album Sonnet, que je trouve remarquable 🙂

      L. & L.

      • 24 mai 2016 16:23

        Remarquable, voilà le mot pour dire de manière concise comme la beauté ne peut se mesurer qu’en silence et non en « levé-debout pitoyable sur ordre du prompteur de nos lamentables pantomimes de spectacle ».
        Merci.

  2. 17 avril 2013 20:29

    c’est très bien, merci encore

  3. éléonore permalink
    14 mars 2015 16:34

    je trouve ces poémes génial !! sa me laisse bouche béé avec la structure et l’emplacement des mots tout sa est vraiment spectaculaires !! je crois biens que je suis fan!! lol

  4. 25 décembre 2016 06:00

    Au où vous n’avez pas encore vu cette version: https://www.youtube.com/watch?v=ngk4sRQ2C-Y

    • 28 décembre 2016 10:28

      Ah Rufus… Non je ne la connaissais pas cette version. Merci !

Trackbacks

  1. “j’ai tenté de traduire au plus simple, presque drastiquement Shakespeare”. Sur la traduction des sonnets de Shakespeare par Frédéric Boyer | Langues de feu

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