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Manquaient les reposoirs

13 juillet 2011

Jamais encore un retour aussi dur au quotidien. C’était cette fois comme une suffocation, comme la respiration coupée en conséquence d’un choc violent, l’impossibilité d’inspirer, d’expirer, de parler même, ne serait-ce que pour dire qu’on est encore vivant, qu’il n’y a pas à s’inquiéter.

Il y a à s’inquiéter pourtant, c’est flagrant. Parce que cette intolérance à la vie ordinaire : elle est mortelle non ? On en meurt de ça, de ne pas supporter la routine. Si on n’en meurt pas on en est malade, tu peux m’en croire.

Reprendre cet itinéraire matinal, comme traîné par une chaîne, comme si on était un bac ou un funiculaire. L’épuisement immédiat — un réflexe. À croire qu’il n’y a pas eu de vacances, ou qu’elles n’ont servi à rien.

Aucune clémence à attendre de Montpellier. Lundi la chaleur y était aussi dure qu’à Modène l’autre semaine. Elle s’apaisait, heureuse surprise, le temps d’une rue ombrée d’acacias dont les pétales des fleurs jonchaient le trottoir en un tapis clair et odorant, comme pour la Fête-Dieu autrefois.

Manquaient les reposoirs. Aucune clémence à attendre.

Modène (Émilie-Romagne, Italie). 29 juin 2011 Modène (Émilie-Romagne, Italie). 29 juin 2011..

L. & L.

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