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Tyrone Power est mort

24 décembre 2020

Tyrone Power (1914-1958)

Je lis : « Rika Zaraï est morte. »

La veille j’avais lu : « Claude Brasseur est mort », mais rien ne s’était produit. Au contraire, à l’instant même où je lisais cette formule : « Rika Zaraï est morte » j’en ai entendu résonner une autre, presque identique, prononcée par mon cousin Jean-Jacques (on ne l’a jamais appelé, jusqu’à aujourd’hui, que Jakez, la forme bretonne de son prénom, et c’est à vrai dire un cousin de ma mère) : « Tyrone Power est mort. »

Pourquoi est-ce la mort de Rika Zaraï qui a déclenché la remontée de ce souvenir, plutôt que celle de Claude Brasseur ? Mystère. Peut-être parce que la distance à parcourir était si grande qu’il lui a fallu deux événements consécutifs de même nature pour l’accompagner jusqu’à la surface ? Car je me rends compte que c’est l’un des premiers souvenirs de ma vie. Je viens de le vérifier, Tyrone Power est mort le 15 novembre 1958.

Au fond, est-ce vraiment Jakez répétant obstinément « Tyrone Power est mort » que je me rappelle ? Le souvenir qui affleure, n’est-ce pas plutôt celui de ma mère se remémorant, avec un peu d’amusement, Jakez à ce point frappé par cet événement qu’il semblait ne plus avoir conscience de rien d’autre que de cette mort que, tragiquement, il ressassait ? « Tyrone Power est mort, Tyrone Power est mort… »

Ni ma mère, ni Jakez, ni personne de mon entourage à cette époque, ne savait prononcer l’anglais. On disait : Tironne Pohouère. Oui, c’est bien la voix de ma mère qui me revient, répétant en riant, singeant le cousin Jakez : « Tironne Pohouère est mort, Tironne Pohouère est mort, Tironne Pohouère est mort… ». C’est bien ça. Elle me tenait par la main dans la rue, je revois laquelle, c’est celle de la maison ; nous arrivions à l’endroit où, sur la droite, les maisons cèdent et où la rue côtoie un étroit bras de mer qui entaille profondément la terre comme partout sur les rivages de Bretagne ; nous nous éloignions de la maison, peut-être pour aller au marché. C’était donc un mercredi.

The mark of Zorro (1940). Extrait. Titre français : Le signe de Zorro. Rouben Mamoulian, réalisation ; John Taintor Foote, scénario ; d’après le roman The mark of Zorro de Johnston McCulley ; Darryl F. Zanuck, producteur exécutif. Distribution : Tyrone Power (Don Diego de La Vega) ; Linda Darnell (Lolita Quintero) ; Basil Rathbone (le capitaine Esteban Pasquale), …. Production : États-Unis : Twentieth Century Fox Film Corporation. Sortie : États-Unis, 1940 ; France, 1946.

One Comment leave one →
  1. 27 décembre 2020 17:28

    Ah, Tyrone Power, Un Casanova d’Hollywood. Je me doute que cela dût faire quelque chose. 44 ans seulement. Et quelques superbes westerns : il reste pour moi un des plus beaux Jesse James.

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