Φλέρυ Νταντωνάκη [Fléry Dandonáki] | Η πέτρα [I pétra]
Pour bien commencer la journée.
Une journée délicieusement désespérée, dans la délectation de la singulière et poignante voix grecque de Fléry Dandonáki.
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Φλέρυ Νταντωνάκη [Fléry Dandonáki] (1937-1998). Η πέτρα [I pétra] / Μάνος Χατζιδάκις [Mános Hadjidákis], paroles et musique ; Φλέρυ Νταντωνάκη [Fléry Dandonáki], chant. Extrait de la musique de scène composée par Mános Hadjidákis pour la pièce Ce soir on improvise (Questa sera si recita a soggetto, 1930) de Luigi Pirandello, dans la production de la compagnie Μυράτ-Ζουμπουλάκη [Myrát-Zoumbouláki] (Athènes, 1962). Titre grec : Απόψε αυτοσχεδιάζουμε [Apópse avtoschediázoume]
| Η πέτρα [I pétra] | La pierre |
| Η πέτρα είν’ ο θάνατος η πέτρα η ζωή μου φυτρώσαν άσπρα γιασεμιά μες στην αναπνοή μου. |
La pierre c’est la mort La pierre c’est ma vie Du jasmin blanc Germe de mon souffle. |
| Είμ’ ένα δέντρο έρημο στην πέτρα σπάει η φωνή μου, δεν μπαίνει αγέρας μήτε φως στεγνώνει το κορμί μου. |
Je suis un arbre déserté Ma voix se brise dans la pierre Où ne pénètrent ni air ni jour Et mon corps se dessèche. |
| Η πίκρα αυτή της μάνας μου είν’ η πηγή του κόσμου, φέρτε κρασί φέρτε φωτιά να κάψω τον καημό μου. |
C’est le cri de ma mère C’est la blessure du monde Qu’on me donne du vin, qu’on me donne du feu Pour brûler ma douleur. |
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Μάνος Χατζιδάκις [Mános Hadjidákis] (1925-1994). Η πέτρα [I pétra] (1961).
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Μάνος Χατζιδάκις [Mános Hadjidákis] (1925-1994). La pierre, traduit de : Η πέτρα [I pétra] par L. & L., d’après une traduction automatique de l’original grec. |
Parleurs
Métro (l’exigu métro de Toulouse).
Jeune homme parlant, jeune femme écoutant ou non. « T’étais où hier matin quimdit, jtai pas vu quimdit. Ben moi non plus jtai pas vu juidis. Jtai pas vu hier matin, jtai pas vu hier après-midi non plus juidis. Jtai pas vu à huit heures, jtai pas vu à neuf heures non plus juidis. Jte vois mainant juidis. Et là tu fais quoi quimdit. J’attends ma femme juidis. Imdit Ah bon ? Ben oui juidis, ça t’étonne ? »
Rue Gambetta, marchant vers Ombres blanches.
Je croise un homme et une femme dans leur soixantaine. Juste le temps d’entendre cette bribe de leur conversation : l’homme répondant « C’est loin l’Italie » à un propos de la femme que je n’avais pas entendu.
Non, quand on est à Toulouse elle n’est pas si loin l’Italie jmedis. C’est quand on est à Montpellier qu’elle est inaccessible.
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Com que voz
Ne vous laissez pas envahir par ces pleurs, par cette peine.
Non.
Continuez à oublier, à ignorer et le devenir de tout ceci et celui de vous-même.
Marguerite Duras (1914-1996). L’homme atlantique (1982).
Éd. de Minuit, impr. 2008, page 16.
Amália Rodrigues (1920-1999) | Com que voz / Luís Vaz de Camões (?), poème ; Alain Oulman, musique ; Amália Rodrigues, chant ; José Fontes Rocha, guitare portugaise ; Pedro Leal, guitare classique.
Extrait de l’album Com que voz (1970). Enregistrement : Lisbonne, studios de Paço d’Arcos, janvier 1969.
| Com que voz chorarei meu triste fado, que em tão dura paixão me sepultou, que mór não seja a dor que me deixou o tempo, de meu bem desenganado? |
De quelle voix pleurerai-je mon triste sort, Qui en si dure passion m’a enseveli, Car plus grande ne saurait être la douleur Que m’a laissée le temps, désabusé de mon amour ? |
| Mas chorar não se estima neste estado, aonde suspirar nunca aproveitou; triste quero viver, pois se mudou em tristeza a alegria do passado. |
Mais les pleurs sont sans effet sur cet état, Que jamais les soupirs n’ont su guérir; Je veux vivre triste, car la joie d’autrefois S’est changée en tristesse. |
| [Assi a vida passo descontente, ao som — nesta prisão — do grilhão duro que lastima o pé que o sofre e sente!] |
Ainsi se passe ma vie sans contentement, Au son, dans cette prison, des fers cruels Qui blessent le pied qu’ils enserrent et qui les endure ! |
| De tanto mal, a causa é amor puro, devido a quem de mi tenho ausente por quem a vida, e bens dela, aventuro. |
D’un mal si grand la cause est pur amour Pour qui me prive de sa présence, Pour qui je compromets ma vie, et ses plaisirs. |
| Luís Vaz de Camões (1524?-1580) [attribué à]. Com que voz chorarei meu triste fado. – |
Luís Vaz de Camões (1524?-1580) ?. De quelle voix pleurerai-je mon triste sort, traduit de Com que voz chorarei meu triste fado par L. & L. |
Mehr Licht
Pour bien commencer la journée. Se forcer à l’optimisme en dépit de l’évidence.
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École française XVIIème | Fraises dans un saladier. Musée des beaux-arts de Quimper.
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D’une subite lumière ne rien savoir.
Robert Pinget (1919-1997). Théo ou le temps neuf (1991).
Minuit, impr. 1991, ISBN 2-7073-1388-2. Page 63.
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Selfies
Ce qu’on voit, c’est ça : des couples de jeunes gens, assis en vis-à-vis, au restaurant par exemple, se photographiant non pas mutuellement, mais chacun soi-même.
On n’ose pas leur apporter leur nourriture, de peur de les déranger.
Ils repartent se photographier ailleurs, sans manger.
Ça ne fait pas l’affaire des restaurateurs, qui s’en plaignent au gouvernement.
Le gouvernement entreprend de mesurer l’intérêt qu’il y aurait à faire plaisir aux restaurateurs, en promulguant une loi interdisant de s’autophotographier dans les restaurants. En attendant, il annonce qu’il étudie la question.
Jeanne Moreau | Quelle histoire
Pour bien commencer la journée. Une journée Nouvelle vague.
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Jeanne Moreau | Quelle histoire. Jeanne Moreau, paroles ; Antoine Duhamel, musique ; Jeanne Moreau, chant. 1970.
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Équinøxe

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Hier était le dernier jour de l’été. Désormais la nuit s’installe.
Elle est partout déjà, répandue sur le pays.
Les gens dans les musées

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