La chanson du dimanche [131]. Catherine Ringer • Il patinait merveilleusement
«Je me souviens d’une fois où on marchait tous les deux dans la nuit. Un policier montait la garde devant un monument ou une ambassade, je ne sais plus. Elle s’est arrêtée et elle lui a chanté, de façon très rapprochée à l’oreille, “non je ne regrette rien”. L’homme était sidéré d’un bout à l’autre.
Propos d’Alfredo Arias sur Catherine Ringer dans : Clémentine Mercier, Catherine Ringer par Alfredo Arias : «Elle avait un pouvoir unique sur les mots», dans Libération [en ligne], 15 septembre 2026.
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Il patinait merveilleusement est l’un des 25 poèmes de Verlaine dédiés à son ami de cœur Lucien Létinois (1860-1883), emporté brutalement par la fièvre typhoïde ; trois d’entre eux ont été mis en musique par Léo Ferré.
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Les Rita Mitsouko • Il patinait merveilleusement. Poème de Paul Verlaine ; Léo Ferré, musique.
Catherine Ringer, chant ; Orchestre des concerts Lamoureux ; Bruno Fontaine, direction.
Enregistré en direct à Paris, théâtre des Champs-Élysées.
Extrait de l’album Les Rita Mitsouko en concert avec l’Orchestre Lamoureux. France, Virgin, ℗ 2004. Voir dans Discogs.
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Il patinait merveilleusement,
S’élançant, qu’impétueusement !
R’arrivant si joliment vraiment.Fin comme une grande jeune fille.
Brillant, vif et fort, telle une aiguille,
La souplesse, l’élan d’une anguille.Des jeux d’optique prestigieux,
Un tourment délicieux des yeux,
Un éclair qui serait gracieux.Parfois il restait comme invisible.
Vitesse en route vers une cible
Si lointaine, elle-même invisible…Invisible de même aujourd’hui.
Que sera-t-il advenu de lui ?
Que sera-t-il advenu de lui ?Paul Verlaine (1844-1896). Il patinait merveilleusement (Amour. Lucien Létinois. X ; 1888, 1ère publication).
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