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Maria da Nazaré • Lenitivo

27 avril 2026

Ce qui fait l’originalité du fado Lenitivo, créé par Maria do Rosário Bettencourt (voir le billet Maria do Rosário Bettencourt • Lenitivo (1966)), c’est sa musique, composée par Helena Moreira Viana. Or ce sont ses paroles seules qui ont été retenues par Maria da Nazaré, une fadiste à la longue carrière qui s’est éteinte elle aussi il y a quelques mois, en juillet dernier. Elle a choisi de les combiner au célèbre fado Cravo d’Alfredo Marceneiro – une musique dramatique, sur laquelle Amália chantait son spectaculaire et magnifique Maldição (« Malédiction »).

Maria da Nazaré (1946-2025)Lenitivo. Fernanda Santos, paroles ; Alfredo Duarte Marceneiro, musique (fado Cravo).
Maria da Nazaré, chant ; Luís Ribeiro, guitare portugaise ; Jaime Martins, guitare ; Luís N´Gambi, basse acoustique.
Captation : Lisbonne, Restaurante A Nini, 27 juin 2013.
Vidéo : Portugal, 4FadoLisbon, 2013.

Desdenharam-me bem sei
Quando um dia comecei
A cantar dorida o fado
Não sabiam o motivo
É que o fado é lenitivo
Dum coração torturado

Je le sais, on m’a moquée
Lorsque j’ai commencé,
Meurtrie, à chanter le fado.
Si je l’ai fait, c’est
Que le fado est un baume
Pour les cœurs torturés.
Ao ver de todo perdidas
As minhas esperanças mais queridas
Senti que fui talvez pisada
E era doce companhia
Para a minha melancolia
O chorar de uma guitarra

En voyant s’anéantir
Tous mes plus chers espoirs
Je me suis sentie piétinée, peut-être.
Quelle douce compagnie
Était alors à ma mélancolie
Le pleur d’une guitare !
Amarguras e cansaços
Na minha dor em pedaços
Eu vou esquecendo a cantar
E nos queixumes do fado
Já nem sei se é um trinado
Se a minha alma a soluçar

Toute l’amertume, la lassitude
De ma douleur en morceaux
Lorsque je chante s’effacent
Dans la plainte du fado
Et je ne sais plus si ce sont les guitares
Ou si c’est mon âme qui pleure.
Sei que me ouves lamentando
As mágoas que eu vou cantando
Só tu podes entender
Vou o meu canto dedicar-te
Uma dor que se reparte
Não custa tanto a sofrer

Je sais que tu entends ma plainte.
Les peines que je chante,
Toi seul peux les comprendre.
Je te dédie mon chant :
Une douleur partagée
Est moins lourde à porter.
Fernanda Santos. Lenitivo (1966).
Fernanda Santos. Un baume, traduit de : Lenitivo (1966), par L. & L.

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