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Ana Moura | Até ao Verão

13 novembre 2015

Ana Moura | Até ao Verão. Márcia Santos, paroles et musique ; Ana Moura, chant ; Ângelo Freire, guitare portugaise, Pedro Soares, guitare classique.
Vidéo : Studio TV, réalisation ; Benjamin Bazin, prise de son et mixage ; Olivier Nuc et François Aubel, coordination. Production : France, Société du Figaro, 2013.

Je ne lis pas Le Figaro et je ne suis pas non plus un grand admirateur d’Ana Moura, mais je reconnais volontiers à cette dernière un timbre de voix remarquable et un savoir-chanter, employé malheureusement le plus souvent dans une sorte de pop légère tirée à quatre épingles qu’elle s’est mise en tête, depuis son album Desfado (2012), d’aller enregistrer à Los Angeles. (Le nouvel album, à paraître ce mois-ci, vient pareillement de Los Angeles. À en juger par le morceau [Dia de folga] que l’éditeur a déjà lâché sur le Web, il est du même tonneau que le précédent.)

Desfado n’en comptait pas moins quelques jolies chansons. Até ao Verão (« Jusqu’à l’été »), paroles et musique de Márcia Santos – Márcia de son nom de scène –, jeune autrice-compositrice-interprète portugaise, avait fait l’objet d’un clip officiel à l’appui de la sortie de l’album. Les paroles en sont assez mystérieuses. On pourrait croire à l’évocation d’un accès de lucidité frappant une jeune femme au moment même où elle s’apprête à prononcer le oui fatidique, de sorte qu’elle plante là le fiancé, le maire et toute la noce. À moins qu’il ne s’agisse d’une autre révolte.

Ana Moura sera en concert à l’Olympia (Paris) le 19 février 2016 et au Théâtre du Léman (Genève) le 25 mai 2016.

Deixei
na Primavera o cheiro a cravo
rosa e quimera que me encravam na memória que inventei.
E andei,
como quem espera plo fracasso,
contra mazela em corpo de aço
nas ruelas do desdém.

E a mim
que importa
se é bem ou mal,
se me falha a cor da chama a vida toda
é-me igual.
Vim
sem volta
queira eu ou não
que me calhe a vida insana e vá sem boda
até ao Verão.

Deixei
na Primavera o som do encanto
risa, promessa e sono santo
Já não sei o que é dormir bem.
E andei pelas favelas do que eu faço
Ora tropeço em erros crassos
ora esqueço onde errei.
Márcia Santos. Até ao Verão.

………

Au printemps
J’ai quitté les parfums d’œillet
De rose et de chimère qui m’enferment dans la mémoire que je m’étais inventée.
Je suis partie
Comme qui s’attend au désastre
Cuirassée contre toute douleur
À travers les ruelles du mépris.

Alors
Que m’importe
Que ce soit bien ou mal,
Que de toute ma vie je ne voie pas la couleur de la flamme
Ça m’est égal
J’étais venue
Pour rester.
Quoi qu’il arrive,
Pas de noce, et ma vie sera ce qu’elle sera,
Jusqu’à l’été.

Au printemps
J’ai quitté les sons du bonheur,
Les rires, les promesses, et un sommeil tranquille.
Je ne sais même plus ce que c’est que bien dormir.
J’avance dans les rues lépreuses de ma vie
Tantôt trébuchant sur des erreurs grossières
Tantôt oubliant ces erreurs.
Márcia Santos. Jusqu’à l’été, traduit de Até ao Verão par L. & L..

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