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Ici Groningue

22 janvier 2012

Je ne sais pas si tu as remarqué ce petit cartouche en bas de la page, tout en bas, une minuscule mappemonde mangée par des points rouges, sous le titre VISITEURS (DEPUIS LE 22 / 12/ 2009). En cliquant dessus on sait d’où se sont connectés les derniers visiteurs. On voit ceci :

Visites 22 janvier 2012

J’aime bien savoir d’où viennent les gens qui arrivent ici. Une fois il y a eu Imatra, SF. J’ai regardé sur G*** maps où se trouve Imatra, Finlande. C’est tout près de la frontière russe. Je me suis un peu promené virtuellement dans les rues de cette bourgade grâce à la street view. J’ai même parcouru toute la route jusqu’à la frontière. Après : plus de street view. La Russie reste un peu secrète, elle a son quant-à-soi.

Très souvent dans la liste des derniers visiteurs il y a : Groningen, NL. Mais très souvent. Il y a quelqu’un là-bas, à Groningen, NL, qui garde un œil ici. Aujourd’hui, c’était à 16 heures 12.

En français on dit Groningue, rimant avec wassingue (il faut dire ouassingue, tu le sais). Le nom français sonne ancien, XVIIe, du temps des guerres de Hollande, tu sais la paix de Nimègue, Louis XIV, le roi d’Espagne et tout le tremblement.

Je ne sais pas ce qui attire ici quelqu’un de Groningue. Quelqu’un qui aime le fado peut-être, et qui lit le français.

J’ai aussi exploré Groningue par G*** street view. C’est une très jolie ville à ce qu’il en semble.

En retour voici quelque chose de hollandais. De néerlandais devrais-je dire. Je l’ai trouvé par accident, alors que j’étais à la recherche de vidéos sur Cathy Berberian. Aucun rapport entre Cathy Berberian et cette chanson, sinon le côté un peu kitsch de l’une et de l’autre, et le fait que ceci se trouvait sur un site consacré à une certaine Jasperina De Jong (dont j’ignore tout, je n’ai pas cherché à approfondir) : http://jasperina.net/ fournissant également des documents audio et vidéo sur Cathy Berberian.

Malheureusement je n’ai pas étudié le néerlandais. J’ai donc sollicité le service de traduction automatique de G***, qui cette fois encore s’est tenu à la hauteur de sa réputation ; tu pourras savourer son œuvre, transcrite après le texte original ci-dessous. On y rencontre cette singulière aubépine éperlan : une variété frisonne fleurissant en poissons probablement ; et cette formulation des plus originales — quoique imprécise — pour indiquer l’heure : Il était environ une blonde avec un trou dans la joue. À moins bien sûr qu’aux Pays-Bas l’apparition d’une telle blonde se produise à une certaine heure, connue de tous. Enfin une chose est certaine : le goudron frais joue un rôle de premier plan dans l’histoire, de même qu’une avenue nommée d’après Alexander de Savornin Lohman, homme politique natif de… Groningue (m’apprend Wikipedia).

Pas geteerd / Joost Prinsen, chant ; Hans Dorrestijn, paroles, Harry Bannink ; John Knap, vidéo. Pas geteerd : extrait de l’album Aan Lager Wal (1979).

Pas geteerd
Begin van de lente, schitterend weer
De vogels, die gingen als gekken tekeer
De wereld in bloei, ‘t was lente en hoe
Ik reed niets vermoedend op de fiets naar haar toe
De meidoorn geurde, ik neuriede zacht
Ik glimlachte telkens als ik aan haar dacht
Wie zou er niet lachen, een prachtige dag
Hij zou er wel gek zijn, die de zon zij niet zag

De Savornin Lohman, zo heette die laan
Daar zag ik een wals en een teerwagen staan
De wegwerkers zwoegden en zongen hun lied
Wat er stond te gebeuren, dat wisten ze niet
Ze liet me niet binnen, ik stond verstomd
Toen ze zei:  » ‘t Is beter als jij nooit meer komt »
De asfaltlaag walmde in ‘t scherpe licht
En ze deed voor altijd de deur voor me dicht
De Savornin Lohman, zo heette die laan

Ik liep over ‘t tuinpad, nog steeds klonk gezang
‘t Ging over een blondje met een kuil in haar wang
De Savornin Lohman, met ‘t bord: ‘Pas geteerd’
Die dag, jaren geleden, ging alles verkeerd
In enk’le seconden was alles voorbij
De lente, de liefde bestond niet voor mij
Ik stond verslagen in ‘n walm van teer
De vogels, die gingen als gekken tekeer

Nog altijd, als ergens de weg wordt geteerd
Is ‘t of m’n hart in m’n lichaam omkeert
Hans Dorrestijn. Pas geteerd.

Seuls goudronneuses
Début du printemps, le beau temps
Les oiseaux, qui étaient battant comme un fou
Le monde en fleurs, c’était le printemps, et comment
J’ai roulé sans se douter d’elle sur un vélo
L’aubépine éperlan, je fredonnais doucement
J’ai souri chaque fois que je pensais à elle
Qui ne serait pas rire, une belle journée
Il serait fou qu’elle ne voit pas le soleil

Le Lohman Savornin, qui était l’avenue
J’ai vu une valse délicate et un chariot
Les travailleurs de la route peiné et chanté leur chanson
Qu’est-ce qui allait arriver, qu’ils n’ont pas
Elle m’a laissé entrer, j’ai été étonné
Puis elle dit : « C’est mieux si vous ne venez jamais »
Flottait dans la lumière de l’asphalte ‘s forte
Et elle était à jamais fermé la porte pour moi
Le Lohman Savornin, qui était l’avenue

J’ai couru à travers la trajectoire de jardin il, toujours chantant sonné
Il était environ une blonde avec un trou dans la joue
Le Lohman Savornin, avec ‘t signe: « Méfiez-vous goudronneuses »
Ce jour-là, il ya longtemps, tout a mal tourné
En quelques secondes il était plus enk’le
Printemps, l’amour n’était pas pour moi
Je jouais «goudron de la fumée n
Les oiseaux, qui étaient battant comme un fou

Pourtant, si la route est goudronnée, quelque part
Est-ce mon corps ou mon cœur à l’envers
Hans Dorrestijn. Pas geteerd. Traduction Google (22 janvier 2012).

Charmant, vind je niet?

L. & L.

2 commentaires leave one →
  1. Anne-Marie permalink
    26 janvier 2012 15:10

    Si, je l’avais remarquée ta mappemonde, mais en examinant le nombre de visiteurs par pays, j’en suis tombée sur le c…, comme disait un ancien premier ministre ! Parce que, que la GB soit dernière avec 113 visiteurs, alors que je pensais, par une généralisation bien sûr abusive, depuis une petite scène à laquelle j’avais assistée dans une casa de fado où un anglais s’était fâché avec sa petite amie qui ne goûtait pas comme lui les charmes du fado, qu’amateurs de porto ils ne pouvaient qu’aimer le fado, vraiment la seule explication est qu’ils ne parlent pas..le français ! Idem avec le Luxembourg, où la communauté portugaise est pourtant importante -et où un dénommé Paulo photographe de son état écrit très bien sur le fado-, quelle surprise qu’il soit avant-dernier ! Quant aux USA en 3ème position, c’est tout aussi étonnant, eux qui préfèrent sélectionner des musiques américaines de dessins animés pour l’oscar de la meilleure chanson plutôt que « ja naô estar », le beau fado chanté par Camané dans « José et Pilar »… Bref, tout ça est aussi étrange que l’heure de la blonde avec un trou sur la joue !

  2. 28 janvier 2012 00:10

    Tu nous la joue surréaliste, avec les poissons fleurs et tout ;ça fait du bien..hors des routes goudronnées!

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