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Amália Rodrigues • Sombra

27 juillet 2021

És a noite que à noite me procura.
David Mourão-Ferreira (1927-1996). Sombra (1964).

Tu es la nuit qui la nuit me cherche.

Amália Rodrigues (1920-1999)Sombra. David Mourão-Ferreira, paroles ; Alain Oulman, musique.
Amália Rodrigues, chant ; Domingos Camarinha, guitare portugaise ; Castro Mota, guitare classique. Enregistrement : Paço de Arcos (Portugal), studios Valentim de Carvalho, 1964.
Extrait de l’album Fado português / Amália Rodrigues. Portugal, Edições Valentim de Carvalho, ℗ 1965.

Contrairement à Água e mel, Sombra (« Ombre »), issu des mêmes sessions d’enregistrement, fait partie du programme de l’album Fado português d’Amália Rodrigues, tel qu’il a été publié en 1965. David Mourão-Ferreira en a composé le poème tout spécialement pour Amália, en reprenant toutefois, légèrement réécrits, deux quatrains provenant respectivement de deux sonnets préexistants, Casa (« Maison ») et Paraíso (« Paradis »), publiés en 1962 dans son recueil Infinito pessoal ou A arte de amar. La musique, très éloignée du style du Fado traditionnel, est d’Alain Oulman.


*Bebi por tuas mãos esta loucura
De não poder viver longe de ti
És a noite que à noite me procura
És a sombra da casa onde nasci.

Tu m’as fait boire dans tes mains
Cette impossibilité de vivre loin de toi.
Tu es la nuit qui la nuit me cherche,
Tu es l’ombre de la maison où je suis née.

**Deixa ficar comigo a madrugada
Para que a luz do Sol me não constranja
Numa taça de sombra estilhaçada
Deita sumo de lua e de laranja.

Je voudrais que tu retiennes l’aube
Pour me garder de la lumière du soleil.
Dans une coupe lacérée d’ombre
Verse-moi un jus d’orange et de lune.

Só os frutos do céu que não existe
Só os frutos da terra que me deste
Hão-de fazer-te a ausência menos triste
Tornar-me a solidão menos agreste.

Seuls les fruits du ciel qui n’existe pas
Seuls les fruits de la terre que tu me donnes
Te feront l’absence moins triste,
Me rendront la solitude moins dure.

Vou recolher à casa onde nasci
Por teus dedos de sombra edificada
Nunca mais, nunca mais longe de ti
Se comigo ficar a madrugada.

Je vais rentrer dans la maison où je suis née,
Celle que tes doigts d’ombre ont bâtie.
Plus jamais, plus jamais loin de toi,
Si pour moi toujours l’aube demeure.
David Mourão-Ferreira (1927-1996). Sombra (1964).
.
David Mourão-Ferreira (1927-1996). Ombre, trad. par L. & L. de Sombra (1964).
*Ce quatrain est repris par D. Mourão-Ferreira, avec quelques modifications mineures, de son sonnet Casa (« Maison »), publié dans son recueil Infinito pessoal ou A arte de amar (1962).
**Ce quatrain est repris par D. Mourão-Ferreira, presque à l’identique, de son sonnet Paraíso (« Paradis »), publié dans son recueil Infinito pessoal ou A arte de amar (1962).
 

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