Skip to content

Celeste Rodrigues, un peu de mélancolie

16 novembre 2013

Montpellier (France). Esplanade du Peyrou, 16 novembre 2013

Un peu de mélancolie de saison, les feuilles qui se dessèchent, la lumière qui se fait parcimonieuse. La nuit qui vient… Le noir du labyrinthe. Un poème amer de David Mourão Ferreira chanté par la voix de Celeste encore jeune, sur une musique trompeusement allègre, comme souvent dans le fado, celle du Fado Pechincha.

Celeste Rodrigues. Flor na tua mão / David Mourão Ferreira, poème ; João Noronha, musique (Fado Pechincha) ; Celeste Rodrigues, chant ; António Chaínho, guitare portugaise ; José Maria Nóbrega, guitare classique ; Raúl Silva, basse acoustique. Sans date. Poème : Labirinto ou Não foi nada, de David Mourão Ferreira.

L’enregistrement figure sur une compilation de 1991, sans date. Années 1980 peut-être. Dans le fado, la deuxième strophe du poème est déplacée après la troisième, la quatrième est omise.

Talvez houvesse uma flor
aberta na tua mão.
Podia ter sido amor,
e foi apenas traição.
Il y eut peut-être une fleur
Épanouie dans ta main.
Une fleur qui pouvait être l’amour
Et qui ne fut que mensonge.
É tão negro o labirinto
que vai dar à tua rua…
Ai de mim, que nem pressinto
a cor dos ombros da Lua!
Il est obscur le labyrinthe
Qui conduit jusqu’à ta rue…
Je n’y distingue qu’à grand peine
La couleur des épaules de la Lune !
Talvez houvesse a passagem
de uma estrela no teu rosto.
Era quase uma viagem:
foi apenas um desgosto.
Il y eut peut-être le passage
D’une étoile sur ton visage.
Une promesse de voyage
Qui s’est résolue en chagrin.
É tão negro o labirinto
que vai dar à tua rua…
Só o fantasma do instinto
na cinza do céu flutua.
Il est obscur le labyrinthe
Qui conduit jusqu’à ta rue…
De l’instinct il reste le fantôme
Flottant contre la cendre du ciel.
Tens agora a mão fechada;
no rosto, nenhum fulgor.
Não foi nada, não foi nada:
podia ter sido amor.
Tu tiens à présent tes mains closes
Rien n’illumine ton visage.
J’avais cru y voir naître l’amour,
Ce n’était rien, il n’y avait rien.
David Mourão Ferreira (1927-1996). Labirinto ou Não foi nada. Dans : À Guitarra e à Viola (1954-1960)
David Mourão Ferreira (1927-1996). Labyrinthe, traduit de Labirinto ou Não foi nada par L. & L.
No comments yet

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :