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Zorongo gitano — Carmen Linares ; Patrizia Liquidara

19 décembre 2012

C’est une chanson traditionnelle, que Federico García Lorca en personne avait harmonisée pour le piano, et pour laquelle il avait écrit des paroles originales, ou plus probablement adapté, voire simplement transcrit, des vers existants. Elle appartient à un recueil de 10 chansons populaires, Colección de canciones populares españolas, enregistré en 1931 par Lorca lui-même au piano, et une chanteuse (et danseuse) de flamenco connue sous le surnom de La Argentinita (car elle était née à Buenos Aires).

Cet enregistrement, on peut l’entendre par exemple ici.

Tengo los ojos azules,
Tengo los ojos azules,
y el corazoncito igual
que la cresta de la lumbre.
Mes yeux sont bleus,
Mes yeux sont bleus,
Et mon cœur est comme
La crête de la flamme.
De noche me salgo al patio
y me harto de llorar
de ver que te quiero tanto
y tú no me quieres ná.
La nuit je sors dans la cour
Et je pleure toutes mes larmes
Parce que je t’aime
Et que tu ne m’aimes pas.
Esta gitana está loca,
loca que la van a atar;
que lo que sueña de noche
quiere que sea verdad.
Cette gitane est folle
Elle est folle à lier
Elle voudrait que ses rêves
Soient la réalité.
Federico García Lorca (1598-1936). Zorongo gitano (1931).
Federico García Lorca (1898-1936). Zorongo gitano (1931). Traduction L. & L.

Comme les autres chansons du recueil, Zorongo gitano a été l’objet d’innombrables reprises, par des spécialistes du flamenco ou d’autres, dans toutes sortes de styles. En voici deux, l’une et l’autre avec un texte augmenté de strophes supplémentaires non retenues par Lorca ; l’une dans un style flamenco (Carmen Linares), l’autre plus insolite, par la chanteuse italienne Patrizia Liquidara.

Carmen Linares. Zorongo gitano / Federico García Lorca, paroles ; musique traditionnelle ; Carmen Linares, chant ; Paco Cortés y Miguel Ángel Cortés, guitare ; Fede Baeza, Ana María González, palmas. Captation : Festival d’art flamenco de Mont-de-Marsan (Landes), années 1990 ?

Patrizia Laquidara. Zorongo gitano / Federico García Lorca, paroles ; musique traditionnelle. 2012.

Las manos de mi cariño
te están bordando una capa
con agremán de alhelies
y con esclavinas de agua.

Cuando fuiste novio mío
por la primavera blanca,
los cascos de tu caballo
cuatro sollozos de plata.

La luna es un pozo chico
las flores no valen nada;
lo que valen son tus brazos
cuando de noche me abrazas.

Tengo los ojos azules,
y el corazoncito igual
que la cresta de la lumbre.

De noche me salgo al campo
y me harto de llorar
de ver que te quiero tanto
y tú no me quieres ná.

La luna es un pozo chico
las flores no valen nada;
lo que valen son tus brazos
cuando de noche me abrazas.

Veinticuatro horas del día,
veinticuatro horas que tiene;
si tuviera veintisiete,
tres horas más te querria.

Este gitano está loco,
loco que le van a atar;
que lo que sueña de noche
quiere que sea verdad.

La luna es un pozo chico
las flores no valen nada;
lo que valen son tus brazos
cuando de noche me abrazas.

———

Voir :

Carmen Linares — Site officiel
Patrizia Laquidara — Site officiel
Patrizia Laquidara sur Myspace

3 commentaires leave one →
  1. Charlotte permalink
    19 décembre 2012 22:46

    Bonjour,

    Je suis ton blog avec interet et je voudrais te remercier pour tous ces articles merveilleux, souvent droles et poetiques (la rue de la Lune, c’etait superbe!) que je prends plaisir a lire des qu’ils sont publies.

    Ce blog m’a aussi fait decouvrir de tres beaux textes, de magnifiques chansons et tout particulierement Pentti Holappa!

    Bonne continuation
    Charlotte

    PS: si je puis me permettre une question: que dit la chanson d’A. Zambujo « queria conhecer-te un dia »? je comprends le titre mais, ne parlant pas portugais, le detail des paroles m’echappe… merci!

    • 20 décembre 2012 22:16

      Ah merci, ça me fait très plaisir !!
      Pour Queria conhecer-te um dia, qui fait allusion à la vie avec et sur l’Internet, réseaux sociaux, moteurs de recherche etc., voilà une traduction rapide (il y a un vers qui reste un peu obscur pour moi, cette « source d’un désir délicat ») :

      J’ai voulu en savoir plus sur l’amour
      Et sur ses essences complexes
      J’ai donc cherché ce mot « amour »
      Et j’ai trouvé des millions d’occurrences

      J’ai voulu en savoir un peu plus sur toi
      Sur ce corps qui se cache sous ton profil
      J’ai lancé une belle recherche, et j’ai vite compris
      Qu’il y a énormément de Marie sur terre

      Marie, c’est comme ça que je recevais
      En prose ou en vers
      Mille déclarations d’amour

      « marie » — voilà ce que je répondais –,
      « je voudrais te connaître un jour »
      Et ce jour n’est jamais venu.

      Triste j’ai cherché des renseignements sur nous
      Auprès d’une source d’un désir délicat
      Et là j’ai eu pour toute réponse
      « votre recherche n’a donné AUCUN résultat »

      Le problème ne pouvait venir que de moi
      Je me suis cherché moi-même dans un moteur de recherche
      Et là j’ai compris tout de suite pourquoi tu avais disparu :
      Il y a un type au Brésil qui s’appelle comme moi

      Marie, c’est comme ça que je recevais
      En prose ou en vers
      Mille déclarations d’amour

      « marie » — voilà ce que je répondais –,
      « je voudrais te connaître un jour »
      Et ce jour n’est jamais venu.

      « marie », voilà ce que je répondais,
      « je voudrais te connaître un jour »
      Mais notre amour… a crashé

      • Charlotte permalink
        20 décembre 2012 23:00

        Obrigada…!

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