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Alors c’était comment Palerme ?

19 mai 2012

Palerme (Sicile). L'église San Cataldo, 7 mai 2012
Palerme (Sicile). L’église San Cataldo, 7 mai 2012

Vous connaissez Palerme bien sûr. Ah non ? Ah je croyais.

Vous savez je ne peux pas vous en dire grand chose, seulement quelques impressions : une semaine en tout pour la Sicile, dont trois jours à Palerme, une misère. Mais c’est suffisant pour le constater : Palerme est une ville somptueuse, gorgée d’une vie abondante, comme mangée par elle, disparaissant sous ses scories ; ensevelie. Voilà ce que je peux vous dire.

On croirait une ancienne capitale d’un pays autrefois puissant, richement bâtie et décorée par les plus grands artistes du monde au cours des millénaires d’une histoire qui aurait pris fin.

Un jour la ville aurait été abandonnée, laissée là. Ses rues, ses jardins et ses places, les portes et les fenêtres de ses maisons : ouverts à tout ce qui cherche un lieu où s’établir. Plantes, animaux, personnes l’auraient investie, seraient entrés jusque dans tous ses interstices. Ouverte aux cris, à tous les bruits de la vie. Hurlements des mouettes, klaxons, interpellations sur les marchés, vrombissements des deux-roues, bagnoles partout.

Ses anciens princes — tous ceux qui se sont succédés ici, Grecs, Romains, Byzantins, Arabes, Normands, Angevins, Aragonais et j’en oublie –, en la quittant l’auraient laissée sans administration, sans charte, sans rien. D’où cette absence d’indications, cette circulation inextricable, ces ordures partout, cette gangue de crasse qui adhère à la ville ancienne. Sans doute aussi d’autres désordres invisibles. Mais au moins ici la splendeur n’est pas signalée, c’est à chacun de la regarder. Elle est partout. C’est une ville stupéfiante. S’il faut en visiter une au cours d »une vie, c’est celle-ci, Palerme, qui est un monde.

Palerme (Sicile). L’église San Cataldo, 7 mai 2012 Palerme (Sicile). Piazza della Kalsa, 7 mai 2012

Palerme (Sicile), « Quattro canti », 7 mai 2012 Palerme (Sicile). « Quattro canti », 7 mai 2012

Palerme (Sicile). L'immeuble de la Banca Carige, Piazza del Monte di Pietà, 8 mai 2012 Palerme (Sicile). Une autre idée de la banque : l’immeuble de la Banca Carige, Piazza del Monte di Pietà, 8 mai 2012

Palerme (Sicile). La bottine abandonnée (celle de Pasquale ?). 8 mai 2012 Palerme (Sicile). La bottine abandonnée (celle de Pasquale ?). 8 mai 2012

Palerme (Sicile). L'entrée du marché Ballaró, 7 mai 2012 Palerme (Sicile). L’entrée du marché Ballaró, 7 mai 2012

Palerme (Sicile). Oratorio di Santa Cita (décoration baroque de Giacomo Serpotta), 8 mai 2012 Palerme (Sicile). Oratorio di Santa Cita : décoration baroque de Giacomo Serpotta (au centre, représentation de la bataille de Lépante), 8 mai 2012

Palerme (Sicile). Calcio sur la Piazza Pretoria. 7 mai 2012   Palerme (Sicile). Église de l'Immacolata Concezione al Capo, 9 mai 2012
Palerme (Sicile). Calcio sur la Piazza Pretoria. 7 mai 2012.       Église de l’Immacolata Concezione al Capo, 9 mai 2012

Palerme (Sicile). « Paolo vive pour toujours ». 8 mai 2012 Palerme (Sicile). « Paolo vive. Pour toujours ». 8 mai 2012

Palerme (Sicile). Église de l'Immacolata Concezione, 9 mai 2012 Palerme (Sicile). Église de l’Immacolata Concezione al Capo, 9 mai 2012

Palerme (Sicile). Marché du Capo. 9 mai 2012 Palerme (Sicile). Marché du Capo, 9 mai 2012

Palerme (Sicile). Marché du Capo, 9 mai 2012 Palerme (Sicile). Marché du Capo, 9 mai 2012

Palerme (Sicile). Porta Felice, 7 mai 2012 Palerme (Sicile). Porta Felice, 7 mai 2012

Palerme (Sicile). Foyer du Teatro Massimo, l'opéra de Palerme. 9 mai 2012 Palerme (Sicile). Foyer du Teatro Massimo, l’opéra de Palerme. 9 mai 2012. Visite décevante : on n’accède qu’à une partie des espaces publics. Mieux vaut assister à un spectacle ou à un concert.

Palerme pourrait être la Calcutta du Vice-consul (une certaine obsession oui, que voulez-vous ; ce pourrait être le gâtisme qui vient). Mais là voyez, l’ambassade de France :

Palerme (Sicile), Mura delle cattive, 7 mai 2012 Palerme (Sicile). Mura delle cattive, 7 mai 2012

À Calcutta, ce matin, dans la lumière crépusculaire, Anne-Marie Stretter traverse justement ce parc qui entoure l’ambassade et il la voit.
Marguerite Duras (1914-1996). Le vice-consul (1966).

Et vous, votre séjour aux Indes ? Avez-vous pu pousser jusqu’au Laos, Savannakhet ?

L. & L.

One Comment leave one →
  1. 21 mai 2012 18:22

    Au moins à Palerme , la vie n’est pas confinée entre les murs des maisons. La vie transpire et vibre et crie et exulte . Baroque! Le passé surgit sous le présent tout aussi vivant.
    La banque me parait bien plus propre ,plus blanche que la politique ambassade! douteux !

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