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Maria do Rosário Bettencourt — Verdes campos, verde vida

27 juillet 2011

Sa voix a quelque chose de particulier, de très personnel qu’on reconnaît instantanément. Un peu comme une voix d’enfant tourmenté. Sa discographie est assez limitée, et presque rien n’est disponible. C’est dans les compilations qu’on a le plus de chances de la rencontrer.

Cette vidéo date probablement de la fin des années 60 ou du début des années 70. Quelques figures remarquables dans le public. Le jeune bassiste semble à la fois victime d’un grave torticolis et comme absent — encore que vers la quarante-cinquième seconde son visage s’éclaire d’un mystérieux sourire tourné vers le dedans, qu’il ne parvient pas à dissimuler. Tombé amoureux de fraîche date probablement (une hypothèse qui vaut aussi pour le torticolis).

La mélodie évoque celle du fado Persiguição.

Ça me plaît beaucoup.

Verdes campos, verde vida / Maria do Rosário Bettencourt, chant ; Maria Manuel Cid, paroles ; Fernando P. Coelho, musique ; José Pracana et José Luís Nobre Costa, guitares portugaises ; guitare classique non identifiée ; José Carlos da Maia, guitare basse acoustique. Vers 1970.

Verdes campos, verde vida

Verdes campos, verde vida
Toda a campina florida
De repente escureceu
Fez-se noite em toda a parte
E porque o sonho não parte
Fiquei só, apenas eu

Uma certeza me deste
E nela o sabor agreste
Da sina que [me] foi traçada
A parra [vaga] do azevinho
Já nasce trazendo espinho
E morre quando pisada

E morre porque não sabe
Que alguma parte lhe cabe
De tanta coisa perdida
Algo mais amargo e doce
E sempre se mais não fosse
Verdes campos, verde vida

Nada tenho, resta apenas
Esta roupagem de penas
Mas pobre que um pobrezinho
Mas quando a morte chegar
Eu sei que posso voltar
Ao verde do meu caminho

Maria Manuel Cid (19..-2006). Verdes campos, verde vida.

[…]

Tu m’as laissé une certitude
Et en elle la saveur agreste
Du destin qui fut tracé.
La feuille du houx
Qui porte en naissant ses épines
Meurt aussitôt qu’on la piétine

Et elle meurt parce qu’elle ignore
Qu’il lui revient une part
De tout ce qui disparaît
Quelque chose de plus amer et plus doux
Et toujours, à tout le moins,
Le vert des prés, le vert de la vie.

[…]
Maria Manuel Cid (19..-2006). Verdes campos, verde vida. Traduction Lili & Lulu.

L. & L.

Maria do Rosário Bettencourt sur le site du Museu do fado (en portugais)

3 commentaires leave one →
  1. 28 juillet 2011 03:28

    Merci de cette merveilleuse vidéo. Suggestion concernant la seconde guitarra portuguesa: o José Luís Nobre Costa?

    • lili-et-lulu permalink*
      28 juillet 2011 10:08

      C’est vrai, moi non plus je ne m’en lasse pas de cette vidéo. Quant au second guitariste, oui c’est très certainement José Luís Nobre Costa ! Merci beaucoup de cette indication.

Trackbacks

  1. Maria do Rosário Bettencourt — Canção do velho poeta « Je pleure sans raison que je pourrais vous dire

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