Fado Pintadinho. 1. Maria Teresa de Noronha
Ce fado a été composé pour Maria Teresa de Noronha, par son mari José António Sabrosa qui a su ici tirer profit de l’exceptionnelle agilité vocale de son épouse.
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Maria Teresa de Noronha (1918-1993) • Fado Pintadinho. José Mariano, paroles ; José António Sabrosa, musique ; Maria Teresa de Noronha, arrangement.
Maria Teresa de Noronha, chant ; Raul Nery, guitare portugaise ; Joaquim do Vale, guitare.
Enregistrement : Lisbonne, studio Valentim de Carvalho (Teatro Taborda), 1959.
Première publication : disque 45 t Pintadinho / Maria Teresa de Noronha. Portugal, Decca, ℗ 1959.
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Eu vi outrora o luar
À porta de Santa Cruz
Era o silêncio a rezar
Avé Marias de luz
J’ai vu le clair de lune un soir
À la porte de Santa Cruz
Le silence semblait réciter
Des ave Maria de lumière
Fiquei na sombra discreta
E murmurei: Que primor!
Não és apenas poeta
Ó luar tu és pintor
Discrète, je me tenais dans l’ombre
Et murmurai : quelle splendeur !
Tu n’es pas que poète
Clair de lune, tu es peintre !
Passou o tempo voltei
Vi a mesma claridade
E fui eu que então rezei
Padre-nossos de saudade
Le temps a passé, j’y suis retournée
C’était la même clarté
Et c’est moi qui ai récité
Des Notre Père de saudade
… … José Mariano. Fado pintadinho (vers 1959).
José Mariano. Fado pintadinho (vers 1959), traduction L. & L.
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Quelques fadistes après elle s’y sont aventurés, mais nul autre qu’elle n’a jamais réussi à interpréter ce fado ; certaines tentatives passent même la limite du ridicule.
C’est que le Pintadinho recèle, pour le ou la fadiste, une montée rapide vers l’aigu, d’abord par degrés conjoints pour finir par un saut de quarte, le tout sur un peu plus d’une octave, avant de redescendre vers la fin de la phrase musicale. Ce passage, qui se répète deux fois, Maria Teresa de Noronha l’effectue avec une grâce féline et une souveraine élégance.
Son art inégalable s’illustre particulièrement dans l’enregistrement que voici, réalisé en mai 1963 lors de la soirée d’adieu d’Alfredo Marceneiro organisée au théâtre São Luís à Lisbonne. Elle y tient chacune des notes aiguës sur une nuance piano qui va même diminuendo, avant de poursuivre, sans pause respiratoire, avec le plus grand naturel. Et cela, en public, hors de la sécurité du studio.
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Maria Teresa de Noronha (1918-1993) • Fado Pintadinho. José Mariano, paroles ; José António Sabrosa, musique ; Maria Teresa de Noronha, arrangement.
Maria Teresa de Noronha, chant ; Raul Nery & José Fontes Rocha, guitare portugaise ; Joaquim do Vale & Júlio Gomes, guitare ; Joel Pina, basse acoustique.
Enregistrement public : Lisbonne, théâtre São Luís, 25 mai 1963 (soirée d’adieu d’Alfredo Marceneiro).
Première publication : album Grande noite de fados / Alfredo Marceneiro, Maria Teresa de Noronha, Carlos Ramos, Hermínia Silva, … Portugal, Lisboa discos, ℗ 1998.
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Prodigieux.
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La chanson du dimanche [65]. Capri c’est fini
Quelquefois c’est au bord de la mer. Quand la plage se vide, à la tombée de la nuit. Après le départ des colonies d’enfants. Sur toute l’étendue des sables tout à coup, ça hurle que Capri c’est fini. Que C’ÉTAIT LA VILLE DE NOTRE PREMIER AMOUR mais que maintenant c’est fini. FINI.
Que c’est terrible tout à coup. Terrible. Chaque fois à pleurer, à fuir, à mourir parce que Capri a tourné avec la terre, vers l’oubli de l’amour.
Marguerite Duras (1914-1996). Yann Andréa Steiner (1992). Dans : Marguerite Duras, Œuvres complètes IV, Gallimard, impr. 2014 (Bibliothèque de la Pléiade ; 597), ISBN 978-2-07-012230-1, p. 798-799.
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Hervé Vilard (né en 1946) • Capri c’est fini. Hervé Vilard, paroles ; Hervé Vilard & Maurice Hurten, musique.
Hervé Vilard, chant ; avec Jacques Denjean et son orchestre.
Première publication : France, Mercury, ℗ 1965.
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Caetano Veloso • Sozinho
Cette chanson a fait de l’album dans lequel elle est apparue pour la première fois, Prenda minha (« Mon cadeau », 1998), enregistré en public, le plus grand succès discographique de Caetano Veloso. Elle n’est pas de lui, mais sa version n’a rien à voir avec celle de son auteur, Peninha (Aroldo Alves Sobrinho), qui la chante sur un arrangement pop assez banal. Ici une captation plus récente (2011), en public également, effectuée dans la même salle que celle de 1998, à Rio de Janeiro :
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Caetano Veloso (né en 1942) • Sozinho. Peninha (Aroldo Alves Sobrinho), paroles & musique.
Caetano Veloso, chant & guitare.
Enregistrement public : Rio de Janeiro (Brésil), Citibank Hall (ex-Metropolitan).
Bande-son extraite de l’album Multishow ao vivo / Caetano & Maria Gadú. Brésil, Multishow, ℗ 2011.
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Às vezes, no silêncio da noite
Eu fico imaginando nós dois
Eu fico ali sonhando acordado
Juntando o antes, o agora e o depois
Parfois, dans le silence de la nuit,
Je nous imagine tous les deux.
Je reste éveillé, je rêve,
Je pense à l’avant, au présent et à l’après.
Por que você me deixa tão solto?
Por que você não cola em mim?
Tô me sentindo muito sozinho
Pourquoi tu me laisses avec moi-même ?
Pourquoi tu n’es pas toujours avec moi ?
Je me sens vraiment tout seul.
Não sou nem quero ser o seu dono
É que um carinho, às vezes, cai bem
Eu tenho os meus desejos e planos secretos
Só abro pra você, mais ninguém
Je ne suis pas et ne veux pas être ton maître
Mais parfois un peu de tendresse ça fait du bien.
J’ai mes désirs et mes projets secrets
Que je ne dis qu’à toi seule.
Por que você me esquece e some?
E se eu me interessar por alguém?
E se ela, de repente, me ganha?
Pourquoi tu m’oublies et tu disparais ?
Et si je m’intéressais à quelqu’un d’autre ?
Et si je tombais amoureux ?
Quando a gente gosta
É claro que a gente cuida
Fala que me ama
Só que é da boca pra fora
Quand on aime quelqu’un
On en prend soin.
Tu dis que tu m’aimes
Mais c’est juste des paroles.
Ou você me engana
Ou não está madura
Onde está você agora?
Ou bien tu me trompes
Ou tu es immature.
Tu es où en ce moment ?
Quando a gente gosta
É claro que a gente cuida
Fala que me ama
Só que é da boca pra fora
Quand on aime quelqu’un
On en prend soin.
Tu dis que tu m’aimes
Mais c’est juste des paroles.
Ou você me engana
Ou não está madura
Onde está você agora?
Ou bien tu me trompes
Ou tu es immature.
Tu es où en ce moment ?
… … Peninha (Aroldo Alves Sobrinho, né en 1953). Sozinho (1996).
Peninha (Aroldo Alves Sobrinho, né en 1953). Tout seul, traduit de : Sozinho (1996), par L. & L.
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Et la version de Prenda minha (1998), bien meilleure – la voix avait treize ans de moins :
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Caetano Veloso (né en 1942) • Sozinho. Peninha (Aroldo Alves Sobrinho), paroles & musique.
Caetano Veloso, chant & guitare.
Enregistrement public : Rio de Janeiro (Brésil), Metropolitan), 10-13 septembre 1998.
Extrait de l’album Prenda minha / Caetano. Brésil, PolyGram do Brasil, ℗ 1998.
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Les manteaux jaunes
Dans la salle d’attente de l’ophtalmo toutes les personnes – moi compris – portent des lunettes. Et toutes – moi de même – ont passé la soixantaine, parfois largement. Cela, à une exception près : une femme, quarante-huit, cinquante ans, qui aussitôt assise s’absorbe dans son travail de correction de copies (et certains misérables allèguent que les profs n’ont rien à faire).
Attendre, attendre. On attend. Telles personnes sont appelées à comparaître, d’autres les remplacent. Les sièges restent peu de temps inoccupés, certains annexés pour un manteau et un sac. Voici qu’apparaît une nouvelle patiente : dans les trente ans, en outre dépourvue de lunettes. Que fait ici cette femme ?
Elle a sans doute à se plaindre de sa vue, on ne vient pas ici passer le temps. Et peut-être est-elle armée de lentilles de contact. Elle s’avance dans un jean ajusté à l’extrême, largement évidé aux genoux (de sorte que lorsqu’elle s’assoit les deux échancrures sont telles qu’on croirait qu’elle porte un bermuda et des jambières assorties).
On l’a su plus tard, son nom est de type anglo-saxon, dans le genre de « Morgan » : car au bout d’un temps une voix de femme a commandé depuis la coulisse « Madame Morgan ! », en disant le nom à la française, « gan » énoncé comme « gant », aussitôt reprise par l’interpelée : « Morgane ».
Dans le tram du retour, les personnes les plus proches de moi portent toutes des manteaux jaunes, de nuances et longueurs diverses, du caban moutarde d’un large barbu hirsute et grisonnant à la redingote safran qui descend à mi-mollet d’une jeune femme chargée d’un volumineux sac à dos. Moi qui suis en vert cyprès, j’ai l’air d’un artichaut fiché dans une foison de pissenlits.
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Hélène Delavault • Les pissenlits. Maurice Boukay, paroles ; Marcel Legay, musique.
Hélène Delavault, chant ; Jeff Cohen, piano et claviers ; Vincent Leterme, claviers ; Jean-Louis Matinier, accordéon ; Yves Prin, arrangements et orchestration ; assisté de Jean-Louis Matinier.
Enregistrement : Paris, Studio Acousti, septembre 1988.
Extrait de l’album La républicaine / Hélène Delavault. France, 1988.
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La chanson du dimanche [64]. The magpie
Une pie tant pis !
Deux pies tant mieux !
Dicton français.
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Donovan (né en 1946) • The magpie. Donovan, paroles & musique.
Donovan, chant, guitare.
Extrait de l’album A gift from a flower to a garden / Donovan. Royaume-Uni, Pye Records, ℗ 1967.
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The magpie is a most illustrious bird
Dwells in a diamond tree
One brings sorrow and one brings joy
Sorry and joy for me
La pie est un très illustre oiseau
Sa demeure est un arbre de diamant.
Une pie apporte le chagrin, la seconde la joie
Chagrin et joie pour moi.
The magpie is a most royal bird
Black and blue as night
I would that I had feathers three
Black and blue and white
La pie est un très noble oiseau
Noir et bleu comme la nuit
Je voudrais avoir trois plumes
Une noire, une blanche, une bleue
I saw the gentle magpie birds
In dusky yester-eve
One brought sorrow and one brought joy
And sooner than soon did leave
J’ai vu les aimables pies
Hier au crépuscule
L’une apporta le chagrin, la seconde la joie
Et aussitôt s’enfuirent
The magpie is a most illustrious bird
Dwells in a diamond tree
One brings sorrow and one brings joy
Sorry and joy for me
La pie est un très illustre oiseau
Sa demeure est un arbre de diamant.
Une pie apporte le chagrin, la seconde la joie
Chagrin et joie pour moi.
… … Donovan (né en 1946). The magpie (1967).
Donovan (né en 1946). La pie, traduit de : The magpie (1967), par L. & L.
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Nostalgias • Sílvia Pérez Cruz, Mayte Martín, …
Sílvia Pérez Cruz vient de publier un nouvel album en duo avec le guitariste et compositeur argentin Juan Falú. Lentamente (tel en est le titre), présenté la semaine dernière au Théâtre de la Ville à Paris en prélude à une tournée en Espagne et en Amérique du Sud, est constitué d’œuvres latino-américaines de grands maîtres tels que Atahualpa Yupanqui ou Caetano Veloso. Parmi ces œuvres : Nostalgias, un tango.
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Sílvia Pérez Cruz (née en 1983) & Juan Falú (né en 1948) • Nostalgias. Enrique Cadícamo, paroles ; Juan Carlos Cobián, musique.
Sílvia Pérez Cruz, chant ; Juan Falú, guitare.
Extrait de l’album Lentamente / Sílvia Pérez Cruz ; Juan Falú. Europe, Sony – BMG Ariola, ℗ 2024.
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N.B. : Sílvia Pérez Cruz prend parfois quelques libertés avec les paroles et ne chante pas le dernier couplet.
Quiero emborrachar mi corazón
para apagar un loco amor
que más que amor es un sufrir…
Y aquí vengo para eso,
a borrar antiguos besos
en los besos de otras bocas…
Si su amor fue « flor de un día »
¿porqué causa es siempre mía
esa cruel preocupación?
Quiero por los dos mi copa alzar
para olvidar mi obstinación
y más la vuelvo a recordar.
Je veux enivrer mon cœur
Pour oublier un amour fou
Qui, plus qu’amour, est souffrance…
Voilà pourquoi je viens ici,
Effacer d’anciens baisers
Dans les baisers d’autres lèvres.
Si ton amour fut « fleur d’un jour »
Pourquoi me cause-t-il encore
Ce tourment si cruel ?
Je lève mon verre à nous deux
Pour oublier mon obstination,
Mais raviver encore mon souvenir.
Nostalgias
de escuchar su risa loca
y sentir junto a mi boca
como un fuego su respiración.
Angustia
de sentirme abandonado
y pensar que otro a su lado
pronto… pronto le hablará de amor…
¡Hermano!
Yo no quiero rebajarme,
ni pedirle, ni llorarle,
ni decirle que no puedo más vivir…
Desde mi triste soledad veré caer
las rosas muertas de mi juventud.
Nostalgie
D’entendre son rire fou,
De sentir près de mes lèvres
Son souffle comme un feu !
Angoisse
De me sentir abandonné,
De penser qu’un autre, tout près d’elle
Va, là tout de suite, lui parler d’amour !
Mon ami,
Je ne veux pas m’humilier
Ni la supplier, ni pleurer sur elle,
Ni lui dire que je ne peux plus vivre.
Dans ma triste solitude je verrai tomber
Les roses mortes de ma jeunesse.
Gime, bandoneón, tu tango gris,
quizá a ti te hiera igual
algún amor sentimental…
Llora mi alma de fantoche
sola y triste en esta noche,
noche negra y sin estrellas…
Si las copas traen consuelo
aquí estoy con mi desvelo
para ahogarlos de una vez…
Quiero emborrachar mi corazón
para después poder brindar
« por los fracasos del amor »…
Bandonéon, fais gémir ton tango gris !
Peut-être qu’en toi aussi brûle encore
La blessure d’un ancien amour…
Pleure mon âme de pantin
Seule et triste dans la nuit,
Nuit noire et sans étoiles…
S’il est vrai que l’alcool console,
Je suis là avec mon tourment
Pour le noyer, pour en finir.
Je veux enivrer mon cœur
Pour pouvoir trinquer ensuite
À la faillite de l’amour.
… … Enrique Cadícamo (1900-1999). Nostalgias (1936).
Enrique Cadícamo (1900-1999). Nostalgie, traduit de : Nostalgias (1936), par L. & L.
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Le premier enregistrement de Nostalgias, une composition de Juan Carlos Cobián (1896-1953), paroles de Enrique Cadícamo (1900-1999), a été réalisé en 1936 par Carlos José Pérez, dit « Charlo » (1906-1990) — Carlos Gardel étant mort accidentellement l’année précédente.
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Charlo (Carlos José Pérez, 1906-1990) • Nostalgias. Enrique Cadícamo, paroles ; Juan Carlos Cobián, musique.
Charlo, chant ; con acomp. de guitarras.
Première publication : disque 78 t Nostalgias ; El cantar de los reseros / Charlo. Argentine, Odeon, 1936.
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Innombrables sont les reprises de Nostalgias. En voici deux autres, qui ont précédé de quelques années ou davantage celle de Sílvia Pérez Cruz et de Juan Falú. En premier lieu celle d’une autre Catalane, l’extraordinaire Mayte Martín en duo avec le pianiste de jazz, catalan lui aussi, Tete Montoliu. L’enregistrement a été réalisé en public dans le cadre du Festival d’estiu de Barcelona (ou « Festival Grec ») de 1996. Elle non plus ne chante pas le dernier couplet.
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Mayte Martín (née en 1965) & Tete Montoliu (1933-1997) • Nostalgia [sic]. Enrique Cadícamo, paroles ; Juan Carlos Cobián, musique.
Mayte Martín, chant ; Tete Montoliu, piano ; Horacio Fumero, contrebasse ; Nan Mercader, percussion.
Enregistrement public : Barcelone, Convent de Sant Agustí, 1er, 2 & 3 juillet 1996, dans le cadre du Festival d’estiu de Barcelona Grec 96.
Extrait de l’album Free boleros / Mayte Martín ; Tete Montoliu. Espagne, K Industria, ℗ 1996.
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Retour à l’Amérique latine, à l’Argentine même, à Buenos Aires, au cœur du tango avec l’un de ses maîtres : Astor Piazolla. L’enregistrement date du début des années 1960, il a été réalisé par la formation désignée sous le nom de « Astor Piazzolla y su Quinteto ». Le chant, très classique, est assuré par Héctor De Rosas dont on retrouvera la belle voix de ténor dans le premier enregistrement de « l’opéra-tango » María de Buenos Aires, l’un des chefs-d’œuvre de Piazzolla (1968).
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Astor Piazzolla y su Quinteto & Héctor De Rosas (1931-2015) • Nostalgias. Enrique Cadícamo, paroles ; Juan Carlos Cobián, musique.
Héctor De Rosas, chant ; Astor Piazzolla y su Quinteto, ensemble instrumental.
Première publication : Argentine, 1962 ou 1964 selon les sources.
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Mísia • Canto (2003). Sem saber
Fait suite à :
Voir aussi :
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Sem saber (« Sans savoir ») a, plus peut-être que les autres morceaux de Canto, une saveur de fado.
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Mísia (1955-2024) • Sem saber. Vasco Graça Moura, paroles ; Carlos Paredes, musique. Titre de la pièce originale de Carlos Paredes : Mudar de vida : tema.
Mísia, chant ; José Manuel Neto, guitare portugaise ; Carlos Manuel Proença, guitare ; Manuel Rocha, violon ; Quintette à cordes issu de la Camerata de Bourgogne (Jean-François Corvaisier, violon ; Laurent Lagarde, violoncelle ; Alain Pélissier & Valérie Pélissier, alto ; Pierre Sylvan, contrebasse) ; Henri Agnel, arrangement et direction.
Enregistrement : Waimes (Belgique), studio GAM, juin 2003.
Extrait de l’album Canto / Mísia. France, Warner Jazz France, ℗ 2003.
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sem saber
porque te amei assim,
porque chorei por mim,
sans savoir
pourquoi je t’ai tant aimé,
pourquoi j’ai pleuré sur moi,
sem saber
com que punhais tu feres,
magoas mais e queres,
sans savoir
de quels poignards tu blesses,
et tu frappes à en jouir,
sem saber
onde é que estás, nem como,
o que te traz sem rumo,
sans savoir
où tu te tiens, ni comment,
ni ce qui te mène, ni où tu vas,
sem saber
se tanto amor devora
mais do que a dor que chora,
sans savoir
si tant d’amour dévore
plus que la douleur qui pleure.
sem saber
se vais mudar, se então
podes voltar ou não,
sans savoir
si tu vas changer, et alors
si tu peux revenir ou non,
sem saber
se em mim mudou a vida,
se em ti ficou perdida.
sans savoir
si la vie a changé en moi,
si elle s’est perdue en toi.
sem saber
da solidão depois
no coração dos dois,
sans savoir
quelle solitude habitera
dans chacun de nos cœurs,
sem saber
quanto me dóis na voz,
ou se há heróis em nós.
sans savoir
combien ma voix porte le mal de toi,
ou s’il y a de l’héroïsme en nous.
… … Vasco Graça Moura (1942-2014). Sem saber (2003).
Vasco Graça Moura (1942-2014). Sans savoir, traduit de : Sem saber (2003), par L. & L.
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Dans Mudar de vida (« Changer de vie »), la composition de Carlos Paredes qui sert de socle à Sem saber, une flûte met en évidence la mélodie, rendant le travail du poète moins ardu que pour d’autres titres. C’est peut-être pourquoi Vasco Graça Moura a corsé l’exercice en s’imposant des rimes internes dans les 2e et 3e vers de chacun de ses huit tercets. Il s’est en outre efforcé d’évoquer le titre de la pièce originale de Paredes au sein du poème : « sem saber / se em mim mudou a vida » (« sans savoir / si la vie a changé en moi »).
Mudar de vida est extrait du deuxième album de Carlos Paredes, Movimento perpétuo (« Mouvement perpétuel »), enregistré et publié en 1971.
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Carlos Paredes (1925-2004) • Mudar de vida : tema. Carlos Paredes, musique.
Carlos Paredes, guitare portugaise ; Fernando Alvim, guitare ; Tiago Velez, flûte.
Enregistrement : Paço de Arcos (Portugal), studios Valentim de Carvalho, août 1971.
Extrait de l’album Movimento perpétuo / Carlos Paredes. Portugal, Columbia, ℗ 1971.
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Dix ans après l’album Canto, Sem saber, dans une nouvelle interprétation de Mísia, était au programme d’un projet de Christina Pluhar et de son ensemble de musique ancienne L’Arpeggiata intitulé Mediterraneo, auquel figuraient des chants, traditionnels ou non, de territoires bordant les rivages septentrionaux de la Méditerranée (Italie, Espagne, Grèce, Turquie) et du Portugal. Mísia y apparaissait cinq fois, Sem saber étant le seul de ces cinq morceaux qu’elle enregistrait pour la seconde fois.
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Mísia (1956-2024) ; Christina Pluhar & L’Arpeggiata • Sem saber. Vasco Graça Moura, paroles ; Carlos Paredes, musique. Titre de la pièce originale de Carlos Paredes : Mudar de vida : tema.
Mísia, chant ; Daniel Pinto, guitare portugaise ; Sandro Daniel, guitare classique ; L’Arpeggiata, ensemble instrumental ; Christina Pluhar, arrangement et direction.
Enregistrement : Paris, Institut culturel roumain, salle Byzantine, octobre 2012.
Bande-son extraite de l’album Mediterraneo / L’Arpeggiata, Cristina Pluhar. Europe, Warner Classics, ℗ 2013.
Vidéo : Lise Lemeunier & Damien Duflos de Saint-Amand, réalisation ; Anna Deniaud & Julien Ravoux, caméras. Production : France, Calicot productions, 2013.
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La chanson du dimanche [62]. Suzanne
Françoise Hardy (1944-2024) • Suzanne. Graeme Allright, paroles françaises ; Leonard Cohen, musique. Adaptation française de Suzanne. Leonard Cohen, paroles originales anglaises.
Françoise Hardy, chant ; accompagnement d’orchestre ; John Cameron, direction.
Première publication : disque 45 t Comment te dire adieu ; Il vaut mieux une petite maison dans la main qu’un grand château dans les nuages ; L’anamour ; Suzanne / Françoise Hardy. France, Vogue, ℗ 1968.
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Mísia • Canto (2003). Horas de breu
Fait suite à :
Voir aussi :
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« Breu » (qui ne se prononce ni à la française, comme « feu », ni à l’allemande, comme « treu ») veut dire goudron, et s’emploie aussi métaphoriquement pour évoquer un noir épais, insondable, absolu, un noir des plus noirs. Pour Horas de breu, disons par exemple : « Heures sombres ».
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Mísia (1955-2024) • Horas de breu. Vasco Graça Moura, paroles ; Carlos Paredes, musique. Titre de la pièce originale de Carlos Paredes : Melodia nº 2.
Mísia, chant ; José Manuel Neto, guitare portugaise ; Carlos Manuel Proença, guitare ; Manuel Rocha, violon ; Quintette à cordes issu de la Camerata de Bourgogne (Jean-François Corvaisier, violon ; Laurent Lagarde, violoncelle ; Alain Pélissier & Valérie Pélissier, alto ; Pierre Sylvan, contrebasse) ; Henri Agnel, arrangement et direction.
Enregistrement : Waimes (Belgique), studio GAM, juin 2003.
Extrait de l’album Canto / Mísia. France, Warner Jazz France, ℗ 2003.
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no dia
de eu me ir embora
não sei se chora
quem me prendeu
le jour
où je m’en irai,
j’ignore s’il pleurera
celui qui m’a ravie
na hora
da despedida
a minha vida
quase morreu
à l’heure
de l’adieu
ma vie
s’est presque éteinte
agora
só corre a água
da mágoa
que amor me deu
à présent
seule coule l’eau
du chagrin,
cadeau de l’amour
e mora
no coração
um vão
só de breu
et demeure
dans mon cœur
un vide
enténébré
na rua
de madrugada
esta balada
triste gemeu
dans la rue
au petit matin
cette ballade
triste pleurait
e a lua
quando tentava
ver quem cantava,
viu que era eu
et la Lune
qui voulait
voir qui chantait
vit que c’était moi
agora
só corre a água
da mágoa
que amor me deu
à présent
seule coule l’eau
du chagrin,
cadeau de l’amour
e mora
no coração
um vão
só de breu
et demeure
dans mon cœur
un vide
enténébré
… … Vasco Graça Moura (1942-2014). Horas de breu (2003).
Vasco Graça Moura (1942-2014). Heures sombres, traduit de : Horas de breu (2003), par L. & L.
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Cette traduction ne respecte aucunement le schéma, très contraint, des rimes du poème original.
La musique de Horas de breu est adaptée d’une composition originale de Carlos Paredes, Melodia nº 2, que voici interprétée par lui-même à la guitare portugaise, avec par Fernando Alvim à la guitare. L’enregistrement est extrait de Guitarra portuguesa (1967), son premier album.
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Carlos Paredes (1925-2004) • Melodia nº 2. Carlos Paredes, musique.
Carlos Paredes, guitare portugaise ; Fernando Alvim, guitare.
Enregistrement : Paço de Arcos (Portugal), studios Valentim de Carvalho.
Extrait de l’album Guitarra portuguesa / Carlos Paredes. Portugal, ℗ 1967.
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