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Maria do Céu Crispim | O peixe que a gente come

21 décembre 2019

Les compilations telles que Fado Capital, publiée par la maison Ovação, ont l’avantage de raviver le souvenir d’interprètes à peu près oubliés, dont les enregistrements, parfois peu nombreux, ont été produits autrefois par des maisons de disque aujourd’hui disparues. Des « petits maîtres », comme on dirait pour la musique classique, qui n’ont rien du sublime d’Amália Rodrigues ni du grand style d’Alfredo Marceneiro ou de Maria Teresa de Noronha, et qui attestent de la diversité du fado.

On ne sait presque rien de Maria do Céu Crispim, sinon qu’elle a exercé son métier de fadiste dans les années 1960, 1970, laissant quelques disques 45 tours. Sa courte carrière semble avoir pris fin avec son mariage, encore qu’elle se soit produite en public assez récemment en compagnie de sa fille, la fadiste Tânia Oleiro (née en 1979).

O peixe que a gente come (« Le poisson que l’on mange ») évoque la dureté du métier de pêcheur. Chanté sur la musique très enlevée du Fado pechincha, il met en valeur le caractère très populaire de la voix et du style de Maria do Céu Crispim.

Un fado de saison, puisque le monde occidental s’apprête à engloutir toute sorte de nourriture par quantités énormes.

Maria do Céu Crispim | O peixe que a gente come. José Crispim, paroles ; João do Carmo Noronha, musique (Fado Pechincha).
Francisco Carvalhinho, António Chaínho & Raul Nery, guitares portugaises ; José Maria Nóbrega, guitare classique ; Raul Silva, basse acoustique.
Extrait de l’album Duo Crispim e Maria do Céu Crispim. Portugal, sans date [début des années 1970 ?]. Republié dans la compilation Fado Capital : A Essência do Fado de A a Z. Portugal : Ovação, 2008.


O peixe que a gente come
com tanto gosto e sabor
chega a ser a amargura
da vida do pescador

Le poisson que l’on mange,
Si bon, si savoureux
Est aussi l’amertume
De la vie du pêcheur

Um come com tanto gosto
O outro sofre com fome
Dá alegria e desgosto
O peixe que a gente come

L’un mange avec appétit
L’autre endure la faim.
Il procure joie et peine
Le poisson que l’on mange

À noites d’invernia
O homem pesca com dor
P’ra a peixe nos dar de dia
Com tanto gosto e sabor

Les dures nuits d’hiver
L’homme pêche dans la douleur
Pour nous donner le jour
Le poisson plein de saveur

O pescador deita ao mar
a rede na ventura
P’ra nós é bom mas p’ra ele
Chega a ser amargura

le pêcheur jette à la mer
Son filet, vaille que vaille
Nous aurons le poisson
Il lui reste l’amertume.

Para nos dar de comer
O homem pesca com dor
Mas o mar não quer saber
Da vida do pescador

Pour nous nourrir
L’homme pêche dans la douleur
La mer ne veut rien savoir
De la vie du pêcheur.
José Crispim. O peixe que a gente come.
.
José Crispim. Le poisson que l’on mange, traduit de : O peixe que a gente come par L & L.

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