Skip to content

Joan Manuel Serrat & Sílvia Pérez Cruz | Plany al mar

22 septembre 2015

Joan Manuel Serrat & Sílvia Pérez Cruz | Plany al mar. Joan Manuel Serrat, paroles et musique ; Joan Manuel Serrat & Sílvia Pérez Cruz, chant ; accompagnement instrumental. Captation : Barcelone (Catalogne), Teatre Grec, 5 juillet 2015 (concert « Antologia desordenada » de Joan Manuel Serrat).
Vidéo : Josep María Carafí.

Une nouvelle manifestation du charme implacable de Sílvia Pérez Cruz, auquel succombe à l’évidence Joan Manuel Serrat, embarrassé de ses 71 ans. Mais qui l’invite, « l’ibis aux belles manières », sinon lui-même ?

C’était à l’occasion d’un concert commémorant ses 50 ans de carrière, au Théâtre grec de Barcelone, en juillet dernier. Un concert intitulé « Antologia desordenada » ponctué de quelques duos, dont celui-ci pour une chanson écologiste, écrite et composée par lui-même. Une mélodie de celles qui prennent tout de suite.

Le premier enregistrement publié de cette chanson remonte à 1984 (album Fa 20 anys que tinc 20 anys [Ça fait vingt ans que j’ai vingt ans]).

Bressol de vida,
camins de somnis,
pont de cultures
(ai, qui ho diria…!)
ha estat el mar.
Mireu-lo fet una claveguera.
Mireu-lo anar i venir sense parar.
Berceau de vie
Chemins de rêves,
Pont de cultures
(Ah qui le croirait !)
Telle était la mer.
Regardez-la, devenue cloaque.
Regardez-la, qui va et vient sans trêve.
Sembla mentida
que en el seu ventre
es fes la vida.
Ai, qui ho diria
sense rubor!
Mireu-lo fet una claveguera,
ferit de mort.
Qui pourrait croire
Que dans son ventre
Ait pu naître la vie.
Ah qui dirait cela
Sans honte !
Regardez-la, devenue cloaque,
Blessée à mort.
De la manera
que el desvalisen
i l’enverinen,
ai, qui ho diria,
que ens dóna el pa!
Mireu-lo fet una claveguera.
Mireu-lo anar i venir sense parar.
Et à la voir
Ainsi pillée,
Empoisonnée,
Ah qui la dirait
Mère nourricière !
Regardez-la, devenue cloaque.
Regardez-la, qui va et vient sans trêve.
¿On són els savis
i els poderosos
que s’anomenen
(ai, qui ho diria!)
conservadors?
Mireu-lo fet una claveguera,
ferit de mort.
Où sont les sages
Et les puissants
Qui se prétendent
(Ah qui le croirait !)
« Conservateurs » ?
Regardez-la, devenue cloaque,
Blessée à mort.
Quanta abundància,
quanta bellesa,
quanta energia
(ai, qui ho diria!)
feta malbé!
Per ignorància, per imprudència,
per inconsciència i per mala llet*.
Une telle abondance,
Une telle beauté,
Une telle énergie
(Ah qui le croirait !)
Gaspillée !
Par ignorance, par imprudence,
Par inconscience et par mauvais vouloir.
Jo que volia
que m’enterressin
entre la platja
(ai, qui ho diria!)
i el firmament!
Moi qui voulais
Que l’on m’enterre
Entre la plage
(Ah qui le croirait !)
Et le firmament…
I serem nosaltres
(ai, qui ho diria!)
els qui t’enterrem.
Et c’est nous
(Ah qui l’aurait cru !)
Qui t’enterrerons.
* Chanté : mala fé (mauvaise foi)
Joan Manuel Serrat. Plany al mar (1984).
Joan Manuel Serrat. Complainte sur la mer, traduit de Plany al mar (1984) par L. & L.
No comments yet

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :