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Où suis-je ?

20 septembre 2011
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Berlin (Allemagne), la Philharmonie. 20 septembre 2011 Berlin (Allemagne), la Philharmonie vue de la Staatsbibliothek zu Berlin. 20 septembre 2011. Photo prise au téléphone.

Je suis à Berlin, il s’agit de réunions internationales avec des collègues allemands et néerlandais ; il faut parler anglais tout le temps, se taper la corvée des petits déjeuners, déjeuners, dîners, « social events » comme on dit dans ce monde-là, avec obligation de parler, de se montrer aimable, en anglais. Tout le monde loge dans le même hôtel apparemment.

Un supplice.

Je suis venu en train hier, seul, mes collègues français ayant pris l’avion. Montpellier 7h19, Berlin 20h12. Se lever à 5 heures et demie, j’ai horreur de ça, je te l’ai dit déjà je crois. J’étais réveillé à 4h46.

Déjeuné rapidement gare du Nord à Paris, faute de mieux à une table exiguë d’une sorte de restaurant rapide. Le personnel, exclusivement masculin, faisait penser à ceux que dans les administrations municipales on affecte aux espaces verts en désespoir de cause tu vois ?

Il n’y avait pourtant pas lieu de désespérer absolument de leur cas. Car ils avaient acquis et exerçaient avec brio ce savoir-faire typiquement parisien qui consiste à esquiver les sollicitations d’autrui – leurs clients en l’occurrence –, à faire même en sorte que toute sollicitation soit impossible. Les yeux fixés – je dis bien – sur un point de l’espace choisi avec art de manière que leur regard ne puisse en aucun cas croiser ceux des clients, d’aucun client. C’est une compétence balistique, qui semble avoir été octroyée aux Parisiens. Cela réclame une habileté de joueur de tennis et non des moindres : sur un court ces gens-là déferaient Djoković lui-même. Pour obtenir de commander ou de payer il faut refuser le jeu car nul n’est à leur hauteur : il faut donc soit les interpeller avec force, soit (plus efficace) se placer sur leur passage et donc les obliger à stopper. Et peu aimables en plus. Sous ce rapport Paris a deux concurrentes : Budapest et Buenos Aires.

Berlin je ne sais pas. J’y suis déjà venu deux fois pourtant, mais tout y change tellement. Première impression : la nuit il y fait noir. Très peu d’éclairage public. Je n’étais guère rassuré sur le trajet entre le S-Bahn (Anhalter Bahnhof) et l’hôtel. Deuxièmement : je ne comprends rien à leur anglais c’est affreux, j’ai l’impression d’être en Ouzbékistan. Or mon allemand n’est que piètre, rien à espérer de ce côté. Comment survivre ?

L. & L.

2 commentaires leave one →
  1. olivier bernard permalink
    20 septembre 2011 18:54

    Je vous plains très sincérement. Rentrez chez vous!

    • lili-et-lulu permalink*
      21 septembre 2011 09:35

      Jamais de la vie, quelle idée !

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