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António Zambujo à Rennes, 10 juillet 2009

20 juillet 2009

Dans le train, entre Toulouse et Rennes, je commençais à faire des raisonnements, à penser que forcément je serais déçu, j’attendais tant de l’événement. Heureusement j’avais une voisine assez bavarde, une Canadienne à qui il fallait tenir la jambe en anglais, c’était assez prenant.

Je suis arrivé à Rennes en milieu d’après-midi (16h35 exactement). La ville était en effervescence en raison justement du festival des Tombées de la nuit, il y avait du monde partout ; la place de la Mairie notamment (sur laquelle donne l’opéra) était en proie à une grande agitation.

Ce jour-là j’étrennais mon appareil photo : ça me rendait nerveux.

Avant le concert, j’ai mangé des crêpes.

Ce théâtre j’y suis déjà venu une fois au moins, il y a longtemps (pour un opéra de Michael Tippett). Je m’installe au premier rang d’orchestre.

La scène avant le début du concert

Salle assez bien garnie, quelques Portugais et un public très mélangé. Le concert commence avec plus d’un quart d’heure de retard, António Zambujo au milieu, flanqué de Paulo Costa (guitare portugaise) et de  Ricardo Cruz (contrebasse).

Une voix et une présence réellement extra-ordinaires. Je ne sais pas si le public avait une attente particulière, était-il venu pour un spectacle de fado traditionnel, avait-il le souvenir, même vague, d’Amália, l’expérience de Mísia, de Cristina Branco ou d’autres ? Zambujo est déroutant pour ceux qui espèrent du fado classique. Quoi qu’il en soit la salle s’est laissée emporter, elle était conquise.

Il a commencé avec Pra onde quer que me volte, extrait de Por meu cante, et puis il y a eu plusieurs morceaux de Outro sentido (dont les merveilleux Amor de mel, amor de fel et Fado menor) — mais aussi Cucurrucucu Paloma, dans un style très voisin de ce que fait Caetano avec le même morceau, et O rapaz da camisola verde en guise de final.

En rappels : Foi Deus, Apelo (paroles de Vinicius de Moraes sur la mélodie du fado Perseguição) et une superbe berceuse de l’Alentejo dont je ne connais pas le titre. Le concert était fort court (1h20 à peu près, rappels compris), mais le public était debout (j’étais fier de ma Bretagne).

Quant à moi, aucune déception, au contraire. Il est venu signer des autographes après le spectacle, parlant très simplement avec chacun (dans un français très charmant). Dans ces cas-là, moi je perds mes moyens. Quelques minutes avant qu’il apparaisse dans le foyer du théâtre, j’étais capable de prendre des photos à peu près nettes, comme celle-ci :

Opéra de Rennes : en attendant la séance d'autographes d'António Zambujo

ou celle-là :

Opéra de Rennes : en attendant la séance d'autographes d'António Zambujo

Et puis le voilà qui descend, et là :

António Zambujo, par Lili et Lulu

Voilà donc António Zambujo par Lili & Lulu. Ou encore celle-ci, à peine mieux :

António Zambujo, par Lili et Lulu

Naturellement, j’ai été incapable de lui dire deux mots sensés. Juste que j’étais venu de Toulouse (tout le monde sait où c’est, Toulouse ?) et lui demander s’il comptait y venir, question particulièrement sotte vu que ça ne dépend pas de lui.

Bref, très grande émotion.

L. et L.

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