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Berthe Delny • Zaza (1923)

14 décembre 2021

Berthe Delny (1875-1963)Zaza : fox-trot chanté. Suzanne Quentin, paroles ; René de Buxeuil, musique.
Berthe Delny, chant ; accompagnement d’orchestre.
Extrait du disque 78 tours Zaza ; C’est l’amour / Mme Berthe Delny, de la Gaîté Lyrique, Gramophone K 2214. France, ℗ 1923.

Les renseignements disponibles sur Madame Berthe Delny, « de la Gaîté Lyrique » ainsi qu’il est spécifié sur l’étiquette de chacun de ses enregistrements parus sur disques 78 tours, sont parcimonieux. Elle est née à Angers le 18 juin 1875, morte à Paris le 8 février 1963. Entre ces deux dates elle a mené, en province jusqu’en 1908, puis dans la capitale, une carrière de chanteuse de music-hall et de revue. Voilà ce que l’on sait de cette femme.

Source : Du temps des cerises aux feuilles mortes (site Internet), consulté le 13 décembre 2021.

Quant à René de Buxeuil (1881-1959), le compositeur de Zaza, de son nom d’état civil Jean-Baptiste Chevrier, il était aveugle. En 1924 ou 1925, il a accueilli le tout jeune Jean Genet (1910-1986), placé chez lui comme secrétaire par l’Assistance publique (dont il était une pupille). Genet n’y est resté que quelques mois, s’étant rendu coupable d’abus de confiance aux dépens de son hôte et employeur, ce qui le mena à l’hôpital Sainte-Anne dans un service de psychiatrie enfantine.

Intéressant, n’est-ce pas ?

Au restaurant certain soir
Charmé par ses grands yeux noirs
Il se dit : Qui est-elle ?
Et voulut savoir
Or, un vieillard près de lui
Souriant avec mépris
En lui montrant la belle
Tout bas répondit :
Jeune homme, éloignez-vous
Oubliez ces yeux qui rendent fou.
Zaza, c’est une femme
Pour qui les hommes sont des joujoux, des pantins
On dit qu’elle est infâme
Malheur à qui la rencontre sur son chemin
Zaza, c’est l’enjôleuse
Qui vend son corps et que l’amour ne peut charmer
Zaza, c’est une gueuse !
Une menteuse
Qui fait pleurer.
Profitant de la leçon
Le jeune et riche garçon
S’amusa de la belle
Toute une saison
Je t’aime, dit-elle un jour
Mais lui, riant à son tour
Tout en se moquant d’elle
Lui dit sans détour :
Allons, pas de chichis
De toi tu sais bien ce que l’on dit !

L’amour est un chant vainqueur
Qui chante dans tous les cœurs
Et Zaza, la cruelle
Connut la douleur
Mais quand l’amant fut parti
Fuyant le passé maudit
Je suis punie, dit-elle
Mon rêve est fini
Et toujours maintenant
Elle souffre en songeant à l’absent.

Zaza n’est plus la femme
Pour qui les hommes sont des joujoux, des pantins
On dit que dans son âme
Est née la fleur du repentir et du chagrin
Zaza n’est plus la gueuse
Et sa honte lui fait pardonner son passé !
Zaza, l’ensorceleuse
C’est l’amoureuse
Au cœur brisé…
Qui sait aimer.
Suzanne Quentin (188?-1969). Zaza (1923).

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