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Os Deolinda em Paris !

4 février 2010

Les Deolinda / Os Deolinda
Ó vizinho, ora bom dia!
Como vai a saudinha?
(Eu não sei falar de amor…)

Eu não sei falar de amor / Deolinda ; Pedro da Silva Martins, paroles et musique.

La chanteuse des Deolinda — comme on parle des Rita Mitsouko — se nomme Ana Bacalhau (Anne Morue, quoi). Son groupe précédent s’appelait Lupanar. À part ça, elle est archiviste de formation et de métier — une collègue pour ainsi dire. Et Lisboète, une vraie de vraie, comme l’est « Deolinda » elle-même, personnage autour duquel est construit le projet artistique du groupe.

Il s’agirait d’une jeune fille un peu naïve encore, vivant seule dans une banlieue de Lisbonne, décidée à devenir chanteuse comme tout le monde, et qui comme Mme Smith (dans La cantatrice chauve d’Ionesco) estimerait que « dans la vie il faut regarder par la fenêtre », que de là vient l’inspiration, du moins en partie puisqu’il y a aussi les vieux 33 tours de la mémé.  Naïve mais réaliste, déjà au fait des difficultés et des pièges de la vie.

Les Deolinda sont quatre : Ana est flanquée de trois musiciens dont Pedro da Silva Martins, l’auteur-compositeur du groupe. Ils annoncent  Amália Rodrigues et Alfredo Marceneiro parmi leurs références artistiques principales, plus António Variações, auquel il faudra que je consacre un billet un de ces jours. Dit rapidement et à très gros traits, António Variações (1944-1984) est si on veut le premier chanteur pop issu du fado, vénérant Amália, mort jeune, probablement du sida, et vénéré à son tour par plusieurs. Pour en revenir aux Deolinda, leur style est une forme de chanson contemporaine pétulante, fraîche et digeste, leur propos une observation lucide de la société portugaise d’aujourd’hui, leur ton celui de la dérision tendre.

Exemple :

Fado Toninho / Deolinda ; Pedro da Silva Martins, paroles et musique.

Ils appellent ça du fado.

Si on veut. On peut aussi penser qu’il n’y a pour eux aucune nécessité à le faire.

Autre exemple, en concert :

É ou não é / Deolinda ; Alberto Janes, paroles et musique.

É ou não é, cette chanson du répertoire d’Amália, qui avait elle aussi parfois ce côté popu, bal du samedi soir, leur va comme un gant. Ces barrettes dans les cheveux, quelle classe !

L. & L.

Deolinda avec Sara Tavares
5 février 2010, 20 h 30
Festival Au fil des voix à Paris
Paris (75) – L’Alhambra
21 rue Yves Toudic
75010 Paris
Tél : 01.40.20.40.25
29 €
Voir ce concert sur le site du théâtre

Deolinda. Canção ao ladoCanção ao lado / Deolinda, groupe instrumental et vocal. — [Portugal] : Iplay, 2008 ; distr. World Connection, P 2009. — World Connection WC 43084.

Disponible en France.

Deolinda — Site officiel
Deolinda sur MySpace
Lupanar sur MySpace

3 commentaires leave one →
  1. 4 février 2010 23:04

    J’adore votre site et vous suis trés religieusement ! Merci pour tout et bravo, bravo

  2. lili-et-lulu permalink*
    5 février 2010 04:04

    Merci à vous, je suis flatté (mais quand même un peu alarmé à l’idée d’être suivi religieusement : il y a bien longtemps que je ne suis plus un enfant de chœur !)

    Merci encore.

  3. 6 mars 2010 00:18

    j’ai eu le plaisir de les voir en concert la semaine dernière…le dernier de cette tournée…j’attends maintenant le nouvel album avec impatience…encore un bon mois à attendre!

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