Aller au contenu principal

Por la mar chica del puerto • Ricardo Ribeiro, Mayte Martín

17 mai 2020

Depuis le début de sa carrière, on connaît à Ricardo Ribeiro un tropisme espagnol et tout spécialement andalou. On n’est donc pas étonné de le voir aborder le répertoire de Mayte Martín, la protéenne artiste catalane qui s’est avant tout illustrée – et de quelle manière ! – dans le flamenco, sans jamais s’y laisser enfermer.

Cette vidéo est extraite d’une série d’émissions produites ces jours-ci par la télévision publique portugaise, réunissant chacune quelques chanteurs et musiciens dans la maison d’Amália Rodrigues, aujourd’hui musée. C’est peut-être en raison de cet environnement particulier que l’interprétation, d’ailleurs partielle, semble un peu empruntée, pas tout à fait accomplie. (Et il ressemble de plus en plus à Francis Blanche, non ? N’est-ce pas troublant ?)

Ricardo RibeiroPor la mar chica del puerto. Poème de Manuel Alcántara ; Mayte Martín, musique.
Ricardo Ribeiro, chant & guitare.
Captation : Lisbonne (Portugal), Casa-museu de Amália Rodrigues, avril 2020.
Extrait de l’émission Em Casa d´Amália : apresentação. Patrícia Cordeiro, réalisation. Diffusion : Portugal, 10 avril 2020, RTP1. Production : Rádio e Televisão de Portugal (RTP). Portugal, 2020.

Pour mémoire, voici le même morceau interprété en 2009 par son ardente compositrice et créatrice, au moment de la publication de l’album Al Cantar a Manuel dont il est extrait. Magnétique. Le poème, comme tous ceux de l’album, est l’œuvre de l’écrivain andalou Manuel Alcántara (1928-2019).

Mayte MartínPor la mar chica del puerto. Poème de Manuel Alcántara ; Mayte Martín, musique.
Mayte Martín, chant & guitare ; José Luis Montón, guitare ; Olvido Lanza, violon ; Chico Fargas, percussions.
Captation : Madrid (Espagne), Teatro Español, 2009.
Vidéo : pas d’informations.


Por la mar chica del puerto
andan buscando los buzos
la llave de mis recuerdos.

Dans la baie que forme le port
Les plongeurs
Recherchent la clé de mes souvenirs.

(Se le ha borrado a la arena
la huella del pie descalzo
pero le queda la pena.

(Sur le sable a disparu la trace
Du pied nu
Mais il y reste la peine,

Y eso no puede borrarlo.)

Impossible à détruire.)

Por la mar chica del puerto
el agua que era antes clara
se está cansando de serlo.

Dans la baie que forme le port
L’eau qui était claire
Se lasse de sa clarté.

(A la sombra de una barca
me quiero tumbar un día;
echarme todo a la espalda
y soñar con la alegría.)

(À l’ombre d’une barque
Je voudrais me coucher un jour ;
Et tout abandonner
Et rêver de bonheur.)

Por la mar chica del puerto
el agua se pone triste
con mi naufragio por dentro.

Dans la baie que forme le port
L’eau devenue triste
Se ferme sur mon naufrage.
Manuel Alcántara (1928-2019). Por la mar chica del puerto, dans : La misma canción (1992). Source : Fundación Manuel Alcántara. Manuel Alcántara (1928-2019). Dans la baie du port, trad. par L. & L. de Por la mar chica del puerto, dans : La misma canción (1992).

No comments yet

Votre commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l’aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion /  Changer )

Photo Google

Vous commentez à l’aide de votre compte Google. Déconnexion /  Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l’aide de votre compte Twitter. Déconnexion /  Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l’aide de votre compte Facebook. Déconnexion /  Changer )

Connexion à %s

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur la façon dont les données de vos commentaires sont traitées.

%d blogueurs aiment cette page :