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Luz Sá da Bandeira • Balada do encantamento

8 mars 2020

Je me souviens d’avoir vu Luz Sá da Bandeira dans une émission de la télévision française il y a une trentaine d’années, un reportage sur le fado où apparaissaient aussi Maria da Fé et un chanteur, pourtant connu, dont le nom ne me revient pas. Je l’ai sur le bout de la langue et il se refuse à se manifester, c’est exaspérant.

Née en 1937 (d’après la notice Wikipédia, mais j’ai un doute, ne serait-ce pas plutôt 1947 ?) dans une famille de l’aristocratie portugaise, Luz Sá da Bandeira n’a commencé une carrière de fadiste qu’en 1984. Elle s’est notamment illustrée en interprétant la Chanson de Coimbra, répertoire traditionnellement réservé aux hommes – à l’instar de Maria Teresa de Noronha, aristocrate elle aussi. La voici, dans la célèbre « casa de fados » A Nini de Lisbonne, captée en 2013 (c’est à dire que si la notice Wikipédia est exacte quant à sa date de naissance, elle aurait eu 75 ou 76 ans !).


Luz Sá da BandeiraBalada do encantamento. José Pais de Almeida e Silva, paroles & musique.
Luz Sá da Bandeira, chant ; Luís Ribeiro, guitare portugaise ; Jaime Martins, guitare ; Luís N´Gambi, basse acoustique. Captation : Lisbonne (Portugal), Restaurante A Nini, 9 mai 2013.
Vidéo : 4FadoLisbon. Portugal, 2013.

Dentro de ti, oh Leiria
Vive uma moira encantada
En ton sein, ô Leiria
Vit une maure enchantée
Não sabes, é minha amada
E tem por nome Maria
Tu ne le sais pas, c’est celle que j’aime
Son nom est Maria
Leiria, foste um ladrão
Leiria do Rio Liz
Leiria, tu es un voleur
Leiria, sur les rives du Liz
Roubaste-me um coração
E vê lá tu sou feliz
Tu m’as volé un cœur
Et tu vois, je suis heureux
José Fernando Pais da Graça de Almeida e Silva (1899-1968). Balada do encantamento (vers 1930). José Fernando Pais da Graça de Almeida e Silva (1899-1968). Balade du ravissement, trad. par L. & L. de Balada do encantamento (vers 1930).

La Balada do encantamento est une Chanson de Coimbra, dont on trouve plusieurs interprétations par des voix masculines, comme il se doit. Luz de Sá Bandeira en avait enregistré, en 1991, une version doublement transgressive, puisque sur un poème écrit par une femme, Rosa Lobato de Faria (1932-2010), intitulée Quando esta voz se levanta (« Quand cette voix s’élève »).

« Quand cette voix s’élève / Je suis comme peut être un fou : / De beaucoup aimer, il chante beaucoup / Et de chanter il meurt un peu. »


Luz Sá da BandeiraQuando esta voz se levanta. Rosa Lobato de Faria, paroles ; José Pais de Almeida e Silva, musique.
Luz Sá da Bandeira, chant ; João Torres do Vale, guitare portugaise ; Fernando Alvim, guitare ; Joni de Sousa Galvão, arrangements.
Enregistrement : Lisbonne (Portugal), Exit Estúdios, 11 au 18 février 1991.
Extrait de l’album : Quando esta voz se levanta / Luz Sá da Bandeira. Portugal, 1991.

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