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Argentina Santos | Naquela noite em Janeiro

6 février 2018

Aujourd’hui, 6 février, Argentina Santos a 92 ans.

Elle n’est plus en activité.

L’une des plus grandes voix du fado n’aura laissé que peu d’enregistrements sonores — et quelques témoignages vidéo, captés sur le tard. Elle déploie dans ce Fado Acácio (du nom de son compositeur Acácio Gomes) sa science incomparable, stupéfiante, de l’ornementation, comme si l’agilité de son chant jouait avec la virtuosité des guitares portugaises qui l’accompagnent.

Argentina Santos | Naquela noite em Janeiro. Francisco Ribeirinho, paroles ; Acácio Gomes, musique (Fado Acácio).
Argentina Santos, chant ; Armandino Maia, João Alberto, guitares portugaises ; José Maria de Carvalho, guitare ; Pedro Machado, basse acoustique.
Portugal, 1978.

Naquela noite em Janeiro
A subirmos a minha escada
Quando desceste era dia
Bem sabes, foste o primeiro
Que aquela porta fechada
Abriu à minha alegria
Ce soir-là de janvier
Nous avons gravi mon escalier
Tu ne l’as descendu qu’au matin
Tu le sais, tu étais le premier
À ouvrir à mon bonheur
Cette porte toujours fermée
Passavam meses, depois
Com medo que te prendesses
Quiseste sair à rua
Mas nós subimos os dois
E eu roguei que não descesses
A escada que era só tua
Mais le temps passant,
Tu avais peur de t’attacher
Si tu ne sortais pas de chez moi
Mais nous sommes montés ensemble
Et je t’ai supplié de ne pas descendre
Cet escalier que tu es seul à connaître

Passei um tempo sem lume
Com sede dos teus abraços
E fome do teu carinho
Entrava em casa o ciúme
Quando na escada os teus passos
Subiam devagarinho

Puis tu m’as privée de ta chaleur
J’avais soif de tes bras
Et faim de ta tendresse
La jalousie entrait chez moi
Lorsque tes pas dans l’escalier
Montaient trop lentement

Numa noite à tua espera
Não dormi acompanhada
E o tempo cruel passou
Se te lembrares quem eu era
Não subas a minha escada
Que a porta já se fechou

Une nuit je t’ai attendu
Mais tu n’es pas venu
Et le temps cruel a passé
Si un jour tu te souviens de moi
Ne monte pas mon escalier
Car ma porte s’est refermée
Francisco Ribeirinho.
Naquela noite em Janeiro
.
Francisco Ribeirinho.
Ce soir-là de janvier
, traduit de : Naquela noite em Janeiro par L. & L.

3 commentaires leave one →
  1. 6 février 2018 19:02

    A reblogué ceci sur Niala-Loisobleuet a ajouté:
    Quand tu t’attrapes les murs d’une voix qui a plusieurs 6 cordes à la guitare, tu t’appuies à la porte, reprends ton souffle et repars aux conneries. L’amour en quête comme la seule éternité qui soit…

  2. Francesca permalink
    6 février 2018 22:42

    J ai vu Argentina chanter dans son restaurant de l Alfama…il y a déjà bien longtemps.
    Ce fut un moment de grâce. De la dentelle vocale comme celle du tablier blanc qu’ elle portait.
    Merci de nous la faire resurgir dans nos vies si frileuses.

    • 6 février 2018 23:00

      Je l’y ai vue moi aussi, il y a quelques années. Mais elle était déjà malade, elle ne chantait déjà plus. Je n’ai pas eu la chance de l’entendre et de la voir « pour de vrai ». Heureusement il reste quelques disques…

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